Naufrage programmé de la nouvelle loi LEne

Communiqué à la Presse

Il y a eu plusieurs versions de ce communiqué. Il a été publié le mercredi 26 avril 2017 en première version dans Le Temps, en page 11 de l’imprimé, dans la rubrique Débat, avec en exergue par la Rédaction « La stratégie énergétique suisse contient une forte dépendance vis-à-vis de nos voisins » ; il a aussi été publié sur internet, avec des intertitres de la Rédaction, de lien

https://www.letemps.ch/opinions/2017/04/25/naufrage-programme-nouvelle-loi-federale-lenergie

La version définitive du communiqué se trouve dans   2017-04-18-naufrage  . Il a été cité en intégralité dans le blog scientifique suisse indépendant   www.clubenergie2051.ch

L’éditeur, Colombier, le 27 avril 2017

Article original (publié 13 mars 2017)

Dans les préparatifs de la loi fédérale suisse sur l’énergie LEne, est déjà apparue en novembre 2013 la menace de naufrage, qui hélas se confirme; relire l’article                                  illustré par l’exemple:

2013.11-18 costa concordia

Source de l’image:   http://www.telegraph.co.uk/travel/cruises/9017912/Costa-Concordia-will-it-sink-the-cruise-industry.html

  *   *   *

La légèreté des préparatifs concoctés par l’administration (dûe à des impossibilités de nature physique, révélées par des travaux scientifiques indépendants), ressort du message du Conseil fédéral au Parlement lui-même, citation:

« Le potentiel des énergies renouvelables utilisable durablement est estimé à 24,2 TWh d’ici à 2050, dont 11,1 TWh pour le photovoltaïque, 4,3 TWh pour l’énergie éolienne, 1,2 TWh pour la biomasse, 4,4 TWh pour la géothermie et 3,2 TWh pour les STEP (stations d’épuration des eaux usées), les UIOM (usines d’incinération des ordures ménagères) et le biogaz. »  

Quand on sait que, dans le domaine de l’électricité, remplacer en Suisse le nucléaire (puissance 3’300 MW à plein tubes) nécessiterait de produire en ruban 25 TWh, en 8’000 heures par an au moins, dont 14 TWh en hiver, que la géothermie profonde pour des raisons de principe promet 0 TWh, que les éoliennes devront être prohibées, on a froid dans le dos: ce n’est pas le photovoltaïque – facteur de charge d’environ 1’100 heures/an au plus, qu’on ne sait pas accumuler en quantités – qui pourra sauver ce projet bancal … On trouve des politiciens pour dire qu’on arrivera à se débrouiller avec l’hydraulique et les énergies renouvelables: mais hélas, l’eau ne peut pas être utilisée deux fois, comme le soleil, elle manque justement en hiver

Il y a pire: l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) à cette date n’a pas pu produire de simulations convaincantes de cette transition énergétique (qui correspond pour l’électricité à ce qui se passe en Allemagne, mais le charbon en moins; c’est plus proche de ce qui se passe dans un autre climat, en Australie du Sud); la correspondance ci-jointe montre que le Pr. Gunzinger, de l’ETHZ, mandaté par l’OFEN pour me répondre sur ce chapitre des simulations, mais pas pour faire le travail (?!), compte sur des accumulateurs électrochimiques pour boucher les trous du photovoltaïque – en même temps qu’il ne s’est pas aperçu que les éoliennes allaient finir de perturber le climat des stations de ski – des simulations invalides.

Publication de l’OFEN concernée, d’octobre 2016, pages 26 et 27:                                      2016-10-suisse-energie-édition spéciale pour propriétaires fonciers [.pdf], env. 38 MB

Echange de courriels:                                                                                                                        2017-03-12-no-simulations-ofen  [.pdf], env. 111 KB

Relire l’article sur les accumulateurs électrochimiques:                                              

L’éthique de l’ingénieur (qui consiste à s’assurer de proposer des choses qui fonctionnent vraiment et ne nuisent pas) est violée par la LEne, les coûts de l’aventure restent indéterminés (des dizaines de milliards, selon les économistes); cela dépasse l’imagination: quelle pagaille !

Quant à utiliser une base de données documentant les consommations chez les usagers, procédés connus sous le nom de smart grid (en France des appareils Linky en feront officeimplantés plus ou moins de force chez les clients), relire comment un rationnement d’électricité risque bien d’arriver tôt ou tard en Suisse:

 

André Bovay-Rohr, 1114 Colombier-sur-Morges, les 13 et 14 mars 2017

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Elections de magistrats

Au cours de la rédaction du présent blog, de sujets scientifiques ou techniques concernant l’énergie en Suisse, je suis tombé sur des comportements peu raisonnables de magistrats occupant des fonctions importantes; or on les retrouve quelques années plus tard en train de briguer un siège (ou son renouvellement) dans une fonction de gouvernement.

Les électeurs ont le droit d’être renseignés sur des défaillances de comportement, une étonnante inaction, par exemple devant un flagrant  défaut de préparation technique, ou de modifications inappropriées de la loi fédérale sur l’énergie LEne; il y a menace sur l’approvisionnement de la Suisse. A cause de la volonté de multiplier les fermes d’éoliennes, il y a aussi menace sur le climat de la région; la multiplication des surfaces de captage solaire photovoltaïque est inopportune: c’est un formidable gaspillage.  

Concernant de prochaines élections au Conseil d’Etat (gouvernement), on trouvera les faits, illustrés dans des articles anciens et parfois dans des échanges de courriels.

§ Canton de Vaud: Mme Isabelle Chevalley, Mme Jacqueline de Quattro

Documentation Potentiel théorique éolien   

  

 

 

§ Canton du Valais: M. Séphane Rossini

Documentation Décadence

André Bovay-Rohr, Colombier-sur-Morges, le 7 mars 2017

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CO2: une chimère climatique ?

 Il arrive parfois qu’on doive se reposer une question fondamentale en sciences, à propos d’un sujet devenu à la mode, aux répercussions techniques et financières pharaoniques.  Le Prof. de physique honoraire (de l’EPFL) Franz-Karl Reinhart soulève ici un doute sur l’intensité de l’effet de serre du CO2 et donc sur la responsabilité de l’homme dans l’évolution du climat.

 Ci-jointe l’étude révisée ces jours, déjà publiée en automne 2014 et que la communauté scientifique a jusqu’ici ignorée …

2017-01-20-fkr-sur-co2.pdf

L’éditeur, Colombier-sur-Morges, le 5 janvier 2017, rév.le 21.1.2017

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Le terrible smog en Chine – éoliennes aussi coupables ?

A l’émission 19:30 de la TV suisse romande RTS (www.rts.ch) de ce soir, on trouve deux sujets concernant les sciences, traités de manière fort différente:

  • Le sujet 1: substances dénoncées pour leurs effets pseudo-endocriniens, vers 21 min, illustre le fait qu’on n’écoute pas les scientifiques, même dans des cas graves. C’est bien que la RTS en fasse état et que le Pr. André-Pascal Sappino ait reçu la parole – mais c’est bien tard; il a dénoncé les conflits d’intérêts économie contre santé, qui ont amené plus de 500 substances à ne pas être prohibées pour l’usage courant (!)
  • Le sujet 2: le smog en Chine, vers 24 min, documente le smog le plus sévère, concernant environ 500 millions d’habitants; mais le journaliste ne dit mot de l’étonnante corrélation de ce fléau avec la plus forte dotation au monde en éoliennes 🙁  Relire Suppressio veri, suggestio falsi. Cette corrélation ne sera pas une surprise pour ceux qui reliront Pas de neige à Noël: éoliennes coupables ?  Le point d’interrogation se révèle donc manifestement superflu.

Le fait que des scientifiques reçoivent de temps en temps la parole est naturellement très réjouissant; on peut espérer que dans le cas des énergies renouvelables, de la sortie à la légère du nucléaire en Suisse et de la stratégie énergétique de la Confédération, on entendra très bientôt à la RTS des scientifiques dénoncer les erreurs de conception – en particulier l’impréparation dans le domaine des éoliennes, relire Potentiel théorique éolienAVANT de légiférer et de dépenser des milliards plutôt qu’après … Il n’y aura d’ailleurs pas seulement des conséquences financières à ces égarements, sous formes de taxes et de renchérissements du kWh, mais surtout un déluge de prescriptions et de conséquences techniques fâcheuses, telles par exemple que la dépendance accrue aux importations et l’instabilité du réseau électrique suisse.

Ironie de cette histoire de censure, effet boomerang: les médias électroniques (comme la TV) seront au premier rang des victimes d’un réseau électrique de basse qualité !

Il reste à signer le referendum contre la nouvelle loi sur l’énergie, relire:

En Suisse, même les scientifiques votent ! 

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 21.12.2016

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Les radars de l’armée suisse

[Ce matin au courriel la note, en provenance du quotidien de Lausanne 24 Heures:  «En raison d’une abondance de lettres de lecteurs, de la période des Fêtes à venir et du fait que vous vous êtes déjà exprimé le 2 novembre sur le sujet du nucléaire et des éoliennes, votre lettre n’a pas été retenue pour parution.»  Il faut remarquer que les articles dans la Presse et les émissions à la RTS se succèdent, sur les avis des autorités occupées à promouvoir une transition énergétique promise pourtant à un cuisant échec, sans qu’il y ait la moindre référence à nos oeuvres. Exemple de ce martelage: «Les raisons de la colère contre l’armée» du 17.12.2016, du même journaliste Patrick Chuard; sur le site et sur ce dernier article, on trouve 8 commentaires, dont je produis les miens:

  • André Bovay-Rohr
17.12.2016, 15:34 Heures

Il y a bien pire que les restrictions de l’armée, en ce qui concerne non seulement les éoliennes, mais aussi les panneaux photovoltaïques: ces sources d’électricité intermittentes (avec les barrages hydrauliques) seront bien incapables de remplacer les sources nucléaires. L’avoir démontré scientifiquement n’a pourtant pas tant excité le DETEC, l’OFEN, les Cantons et autres Autorités ! Etrange … 

  • André Bovay-Rohr
17.12.2016, 15:44 Heures

Dans une étude publiée il y a une année dans le blog scientifique suisse indépendant « Toutes les énergies », l’article « Pas de neige à Noël: éoliennes coupables?» on a vu qu’il va falloir renoncer à prélever cette énergie dans la Nature … Préserver la Planète va imposer d’écouter ENFIN les scientifiques soucieux d’évaluer avec soin l’impact réel de nos industries « vertes » …

 L’éditeur, le 20.12.2016]

Lettre de lecteur du 16.12.2016

La présente fait suite à l’article du vendredi 9 décembre 2016, dont le titre sur la version imprimée était  « L’armée parachute une étude contre les éoliennes ». 

Eoliennes contre nucléaire en Suisse 

De tous les motifs qui existent de douter de l’opportunité de construire des fermes d’éoliennes en Suisse, les perturbations prévisibles du climat local sont encore les pires. Dans une étude publiée il y a une année dans le blog scientifique suisse indépendant « Toutes les énergies », Pas de neige à Noël: éoliennes coupables?  on pouvait prévoir à cause d’elles: 

  • L’allongement probable de périodes de la même météo.
  • La diminution progressive des précipitations. 
  • L’aggravation des épisodes de smog régional (par exemple à Paris). 
  • Une contribution mesurable au réchauffement climatique continental. 

On doit admettre que la corrélation en Suisse de tous ces indices à la fois est troublante. En outre, il est scientifiquement établi que des sources d’électricité intermittentes comme des éoliennes ne font pas l’affaire pour remplacer nos centrales nucléaires; à la place, on va pourtant construire à coups de nos milliards de francs nombre de ces électrosaures ! 

Idées novatrices: 

  • Quelles raisons urgentes y aura-t-il de démanteler une centrale nucléaire mise à la retraite ? Mettre la clé sous le paillasson semblerait plus simple, plus sûr et nettement moins cher: c’est ce qui a été fait avec les châteaux du Moyen-âge 🙂 
  • En détruisant les déchets nucléaires, on peut en tirer un déluge d’énergie; pourquoi ces développements ont-ils été négligés par nos Autorités ? 

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 20.12.2016

Commentaire

Il est évident pour n’importe quel physicien ayant eu affaire aux ondes décimétriques, centimétriques ou millimétriques, que des pales d’éoliennes, construites en fibres de carbone (conducteur électrique), sont des réflecteurs pour les ondes des radars; on comprend donc sans peine qu’avec des pales en mouvement, elles puissent représenter à la fois un danger de collision permanent, pour les avions civils ou militaires, et des obstacles gênants, pour la détection de ce qui se trouve derrière …

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 20.12.2016

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Suppressio Veri, Suggestio Falsi

Sur les écrits ou lors des émissions concernant les sources d’énergie, innombrables sont les cas où les journalistes ou leurs interrogés se sont permis d’ignorer les faits physiques – et d’en tirer des conclusions fantaisistes, comme lors de la votation du 27 novembre 2016 au soir – depuis de longues années: je suggère de leur administrer à tous médecine !

Des circonstances particulièrement favorables se présentent parfois, pour administrer un traitement approprié aux responsables: c’est quand on peut couper les vivres au journaliste ou menacer l’élection du politicien ! En ce qui concerne la radio et la TV suisse, l’initiative populaire « No Billag » a abouti et se trouve au menu du Parlement depuis le 19.10.2016; ne voulant pas la mort des pécheurs, on a le temps de leur demander de s’amender. Mes revendications pour Presse et médias – dire la vérité et aussi contredire immédiatement ceux qui l’offensent

1. Exposer pourquoi la radioactivité de bas niveau est inoffensive, et donc pourquoi le nucléaire civil en Suisse est un danger très modeste. Relater la fraude scientifique de H-J Muller (Nobel 1946) et ses conséquences sur la peur infondée du nucléaire en général. Relater comment peut se pratiquer la destruction des déchets nucléaires et le brillant futur de l’énergie durable qu’on peut en tirer. 

2. Relater pourquoi la transition énergétique envisagée en Suisse est physiquement impossible et donc qu’il faut au plus vite remplacer les usines électronucléaires, pour n’avoir pas à importer en masses électricité, ou plus de gaz, ou plus de pétrole ou du charbon. 

3. Expliquer qu’il faut renoncer à l’usage de l’énergie géothermique profonde, à l’usage à échelle individuelle largement répandue de l’hydrogène, à l’usage de l’énergie éolienne: ce sont de fausses pistes, avec des effets secondaires dangereux.

A défaut, je me transformerai dès 2017 en prosélyte de « No Billag » ! 

Bibliographie

André Bovay-Rohr, Colombier, le 29 novembre 2016

Commentaire 

Ce soir, à l’émission 19:30 de la TV romande RTS (aussi nommée téléjournal), on trouve l’extrait: http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/ludc-se-dechire-sur-la-strategie-energetique?id=8261633 ; il y a eu violation de mes revendications, spécifiquement la 2ème, en ne contredisant pas l’affirmation de MM. les Conseillers nationaux Bourgeois et Nordmann (une « transition » ou le remplacement de l’électricité par des renouvelables est une impossibilité physique à l’échelle nationale et les journalistes au micro n’en ont rien dit).

André Bovay-Rohr, Colombier, le 22 décembre 2016

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Ne mettons pas la Suisse à l’écart

[Lettre de lecteur au quotidien 24heures, publiée le 22 novembre 2016 page 29; il s’agit de la votation fédérale du 27 novembre 2016]

L’initiative pour sortir du nucléaire propose un article constitutionnel obscurantiste, voire moyenâgeux. La Constitution définit notre politique et nos lois et elle est une sorte de carte de visite de notre pays. Se fermer catégoriquement à une technologie importante ne sert qu’à mettre la Suisse à l’écart, la faisant passer pour rétrograde. Alors, je voterai NON!

Le nucléaire a permis de protéger nos paysages et notre biodiversité aquatique et, en tandem avec l’hydraulique, de nous approvisionner en énergie électrique propre, fiable et économique. Mettre en question notre système unique au monde et le remplacer par un système mal défini, instable et imprévisible, qui n’existe que dans les rêves des écologistes, serait une folie impardonnable qui mettra à mal notre compétitivité internationale et notre standard de vie.

C’est en contraste avec les assertions d’un professeur honoraire de l’EPFL qui vient de publier dans 24 Heures les phrases suivantes: «Ce nucléaire n’est ni sûr ni payant. On court un risque lourd sans même en bénéficier.» Ces deux phrases sont mensongères et indignes d’un homme qui se vante d’être un homme de science et de politique. Ce qui est le plus troublant est le fait qu’il répète les mensonges émis par la propagande étatique supportée par la plupart des médias.

Aucun groupe antinucléaire, le professeur en question inclus, n’a proposé de système électrique de remplacement stable, fiable et économique. Je voterai Non! C’est mon devoir envers les générations futures.

Franz-Karl Reinhart, Lausanne, le 17 novembre 2016

*   *   *

[Lettre de lecteur au quotidien Le Temps, publiée le 26 avril en page 11, avec le titre modifié par la Rédaction: Energie: il faut que la Suisse soit indépendanteLa Rédaction a fait aussi plusieurs coupures, qui ne sont naturellement pas reprise ici]

Sociétés électriques en faillite: inacceptable !

Concerne: Article de débats « Une compagnie d’électricité devrait aussi pouvoir faire faillite« , auteur: M. Patrick Dümmler, page 10 de Le Temps de ce jour

« L’auteur a une visible méconnaissance du domaine de l’électricité en Suisse: on ne saurait être moins intégré au réseau européen; ce n’est pas une protection, mais ces temps un gros risque d’inondation ! 

L’Etat fédéral et les Cantons « s’emploient à promouvoir » un approvisionnement sûr de l’énergie et donc de l’électricité (Cst. art.89): comment serait-ce pensable, avec des producteurs fragiles, sociétés électriques suisses en faillite ? 

L’électricité de l’UE est un domaine pétri de croyances plutôt débiles, qui ont entraîné par ex. l’Allemagne à  une surproduction structurelle: un échec technique et financier cuisant, un désordre durable. Documentation: article ultra-court   » L’expérience électrique de l’Allemagne « .  

Croire que le marché européen va représenter pour la Suisse un avenir, au milieu de cette tempête, est au mieux de la naïveté, au pire une grande incompétence politique: vous supposez sérieusement que l’UE va se soucier de notre sécurité d’approvisionnement ? 

En réalité, il va falloir cesser de suivre les mauvais exemples des pays voisins – faire une pause des investissements actuellement gaspilleux en énergies dites renouvelables – reprendre une réflexion de stratégie énergétique réaliste, en vue d’une indépendance suisse techniquement plausible.  

A défaut, nous risquons un effondrement de la Société suisse, le jour où la conjoncture européenne aura tourné aux pénuries d’énergie. »

André Bovay-Rohr, Colombier, le 19.4.2016

Commentaire 

Sur la même page 11 , M. Patrick Dümmler (Avenir Suisse, Zürich) a pu répliquer par une autre lettre de lecteur sous le titre « L’autarcie énergétique n’est pas souhaitable »; il y a affirmé que l’approvisionnement du pays serait maintenu par d’hypothétiques nouveaux propriétaires plus efficaces. Cela montre qu’il n’a pas compris ou pas voulu admettre la violation, par l’intermédiaire d’une bourse en perpétuelles soldes de surplus, de notre législation contre la concurrence déloyale, et donc l’impossibilité technique de concurrencer pareil dumping … Voir ma proposition pour y faire face, dans l’article

COPNATEN – Coopérative nationale de l’énergie

André Bovay-Rohr, Colombier, le 25.11.2016

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Sortir du nucléaire?

[Lettre de lecteur, publiée dans le Quotidien Le Temps (LT) du 14.11.2016, sous le titre modifié par la rédaction en « Une source d’énergie qui disparaîtrait »   –  L’éditeur, le 15.11.2016]

En cas de sortie du nucléaire, il y a pire que les 4,1 milliards d’Axpo et les 2,5 milliards d’Alpiq qui seraient réclamés comme indemnisations (LT des 31 octobre, 1er et 7 novembre). Ce seraient 3,3 milliards de watts (gigawatts ou GW) de puissance électrique qui disparaîtraient, eux qui nous assurent non seulement une énergie de 24 milliards de kWh (térawattheures ou TWh), dont 14 TWh en hiver, mais surtout une garantie indispensable de puissance soutenue.

En effet, la consommation brute d’électricité en Suisse n’est pas seulement un chiffre de quelque 62 TWh simplement comptabilisés chaque 31 décembre, mais cette demande est soutenue par une puissance continue qui est en moyenne de 7 GW. On oublie en général de mentionner qu’elle ne descend jamais en dessous de 5 GW, même au cœur de la nuit, dont 2 GW sont assurés par les centrales hydrauliques au fil de l’eau et 3 GW par les centrales nucléaires. Si celles-ci venaient à manquer – demain ou après demain cela ne fait pas de différence –, il faudrait assurer d’une façon ou d’une autre cette part de 3 GW dans la puissance de base incompressible et continue de 5 GW que demande le pays.

On devrait soit importer d’avantage, à condition qu’on puisse toujours le faire de façon garantie et au bon moment, soit construire d’autres centrales thermiques à agents fossiles, génératrices, elles, de gaz à effet de serre. Les nouvelles énergies renouvelables, même si elles arrivaient à produire l’équivalent des 24 TWh du nucléaire au 31 décembre de chaque année, ne peuvent physiquement pas assurer ce ruban continu nécessaire, car elles sont aléatoires et intermittentes. En cela la «Stratégie énergétique 2050» n’est pas plus raisonnable ni mieux réfléchie que l’initiative des Verts.

Christophe de Reyff, Pensier (FR), le 7 novembre 2016

Commentaire 

M. De Reyff a complété cet article sur cette publication par une remarque:

Voir: https://clubenergie2051.ch/2016/11/18/sortir-du-nucleaire/

à propos de la négligence du facteur temps …

*  *   *

[Lettre de lecteur, à ma connaissance pas publiée dans le Quotidien Le Temps (LT) à ce jour   –  L’éditeur, le 18.11.2016]

Objet: Sortie volontariste du nucléaire: entreprise téméraire !

À: lt_lecteurs@ringier.ch, SBG@letemps.ch

Copie: jacques.neirynck@epfl.ch

Monsieur le Rédacteur en Chef, 

Dans l’éditorial de ce 7 novembre 2016, M. Wuthrich présente l’évolution du dossier de l’énergie, comme si la Stratégie énergétique 2050 était autre chose qu’une entreprise téméraire, promise à un cuisant échec. 

Pourtant, quand on vérifie par simulations et calculs son contenu, on s’aperçoit très vite de ce désastreux fait scientifique …  C’est ce que le Parlement fédéral a cette année, par ses commissions CEATE, refusé de faire. 

Les effets financiers de la surproduction structurelle d’électricité (résultant en Allemagne de l’abus des sources d’énergies renouvelables) permettent pourtant aussi de vérifier l’aberration technique de la transition projetée.  On peut subodorer le triste sort qui nous attend, en examinant d’un oeil critique ce qui se passe, chez nos voisins du Nord ou en Australie du Sud: par exemple le brutal black-out électrique du 28.9.2016 à Adelaïde – pour deux jours – en donne une assez bonne idée. 

Quand à la lettre de lecteur du Pr. Neirynck, on n’y comprend pas pourquoi une industrie à « stratégie rémunératrice » aurait ces jours les plus graves difficultés financières … Tempi passati. D’autre part, on ne saurait mieux  confirmer l’avènement d’une dépendance énergétique massive et téméraire envers les pays voisins. 

André Bovay-Rohr, Physicien, Colombier, le 7 novembre 2016

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Nucléaire / Mille sottises ! 

Ce jour mercredi 2 novembre 2016, a été publiée à ma grande satisfaction, au courrier des lecteurs du quotidien lausannois 24Heures en page 31 ma lettre de lecteur, résumé des thèmes à évoquer à propos de l’énergie nucléaire et des usines électro-nucléaires.

  *   *   * 

[a été supprimé par la Rédaction: La présente fait suite aux lettres de lecteur du 26 octobre 2016 de Mme Isabelle Chevalley (Nucléaire ou charbon?) et de M. Hans-Ulrich Trachsel (Vous avez dit pénurie d’électricité ?). ]

« L’habitude a été prise durablement, au sujet de l’électricité, de tromper le public: 

– La radioactivité serait dangereuse à toute dose, même petite – c’est une fraude scientifique (hélas découverte seulement en 2010) qui l’a fait accroire !

– On ne saurait que faire des déchets nucléaires – alors que leur destruction (et exploitation en électricité) est faisable et très lucrative. 

– Son exploitation serait à perte – alors qu’en Suisse toutes les productions électriques sont victimes de dumping (violation impunie de notre législation contre la concurrence déloyale et de celle de l’OMC). 

– En cas d’accident, il faudrait soi-disant évacuer en Suisse un million de gens – alors que le faible niveau d’irradiation à Fukushima par exemple n’exigeait point de traumatique évacuation durable . 

– La soi-disant transition énergétique en Suisse ne prévoit de remplacement ni pour le charbon, ni pour le pétrole, ni pour le gaz – le jour où il faudra le faire, sans nucléaire on sera fort dépourvu quand l’hiver sera venu.   

– L’entreprise téméraire « Stratégie énergétique 2050(!) » planifie l’usage d’énergies renouvelables – aux effets secondaires négligés (par exemple par Suisse-Eole) – incapables techniquement de remplacer le nucléaire, cela se voit dès les premières simulations.  

– Dès les centrales nucléaires suisses arrêtées et non remplacées, nous serons stratégiquement dans le creux de la main de l’Europe …

[a été changé par la Rédaction: Donc pour les votations à venir à propos de nucléaire: NON et NON. ] Donc, pour la votation à venir, je dirai non et non!

[a été supprimé par la Rédaction: A signer: le referendum en cours contre la loi sur l’énergie  »

André Bovay-Rohr, Physicien, Colombier (VD), le 26 octobre 2016

Bibliographie

Tous les sujets abordés dans cette lettre ont fait l’objet d’études soignées, pour certaines publiées dans ce blog depuis des années; ci-dessous, un échantillon.

§ La radioactivité de bas niveau est inoffensive    

   Détruire sans peur les déchets nucléaires !

   L’opposition au nucléaire est devenue infondée

   Electricité en Suisse: roulés dans la farine !

§ COPNATEN – Coopérative nationale de l’énergie

§ Potentiel théorique éolien

   La vengeance d’Eole    

   Pas de neige à Noël: éoliennes coupables ?

§ Fukushima, le bilan de l’irradiation

§ Remplacer Mühleberg nucléaire ? Exclu !

   Pénuries de 70% !

§ Une adhésion forcée à l’UE ?

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 2 novembre 2016

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Epée de Damoclès sur l’électricité suisse

Communiqué de Presse

Monsieur le Rédacteur en Chef,

Le 28 septembre 2016, l’Australie du Sud (région d’Adélaïde, 1’600’000 habitants) a été victime d’un arrêt total et brutal (black-out en 12 secondes) de son alimentation électrique. La documentation (en anglais) présente à la fois en détails l’ampleur d’un désastre, susceptible de répétitions,  et l’incurie des responsables:

    http://joannenova.com.au/2016/10/sa-blackout-three-towers-six-windfarms-and-12-seconds/

§ Pour les Suisses, l’intéressant de l’affaire est que la structure des parcs éoliens et autres sources d’énergies renouvelables, ajoutées à l’absence de sources nucléaires, ressemble beaucoup à ce que proposent les législations fédérale suisse et cantonales dans ce domaine: la stratégie énergétique 2050 (SE2050).

§  Il faut souligner la témérité, qui consiste à faire mettre en oeuvre à coups de milliards SE2050, sans avertir ses futures victimes des risques encourus, illustrés concrètement en Australie.

§ Comme la Confédération et les Cantons ont fait la sourde oreille aux avertissements de mes collègues et de moi-même sur ce genre de risques, je suggère d’informer le public sur l’étonnante persistance des Autorités fédérales à transformer la douteuse SE2050 en législation …

§ Il sera aussi permis de renseigner sur la gravité des mensonges, régnant à propos de radioactivité et qui sont à la source de toute cette agitation; en effet, la découverte et la publication, en 2010, de la fraude scientifique qui la concerne – et qui dédramatise ses effets sur la santé – sont largement passées inaperçues. Or dans cette occurrence, l’idée saugrenue de ne pas remplacer les centrales nucléaires, de se mettre donc en forte dépendance de l’étranger – devant les faiblesses des solutions proposées par SE2050 – est également manifestement téméraire …

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 19 septembre 2016

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