Mühleberg, un remplacement difficile

Note de la rédaction du 15.3.2013

Le titre de la lettre de lecteur est un euphémisme: chaque mise hors service d’une centrale nucléaire européenne devra impérativement être remplacée par une puissance d’origine thermique équivalente ou supérieure. Comme la Suisse et certains puissants voisins s’interdisent de recourir au nucléaire moderne, la croissance massive de la pollution au CO2 est inéluctable.

Lettre de lecteur 

Le concert de bravos annonçant la fin de la centrale nucléaire de Mühleberg (Le Temps du 8 mars 2012) paraît prématuré, car le TAF s’est érigé en juge de la sûreté nucléaire, ce qu’il n’est ni sur le fond ni sur la forme, puisque selon la loi seule l’IFSN a cette compétence. Voici quelques chiffres à retenir : depuis sa mise en service en 1972, la centrale a produit à ce jour plus de 100 TWh (100 milliards de kWh), soit en moyenne 2,5 TWh par an, par exemple, 2,6 TWh en 2011 et même 3,1 TWh en 2010. Ce chiffre représente 5% de la consommation nationale d’électricité ; est-ce négligeable, comme on l’entend ou le lit ici et là ?

Mais il est une comparaison bien plus édifiante à faire dans le contexte du futur remplacement de cette production manquante. Utilisons l’éolien et le photovoltaïque (PV) pris ensemble : leur production totale, cumulée depuis les années 80 à ce jour, s’élève à 0,7 TWh. Ce chiffre, un cumul sur 30 ans, est au total près de quatre fois moins qu’une seule production annuelle de Mühleberg ! Ce n’est pas demain qu’on arrivera à cette substitution, car remplacer Mühleberg demanderait d’installer une puissance PV d’au moins 2,7 GW (gigawatts ou milliards de watts), soit 540’000 installations PV domestiques de 5 kW chacune, ou bien 280 turbines éoliennes d’une puissance de 5 MW (mégawatts ou millions de watts) chacune. Ce sont là des réalisations de vaste ampleur, guère faisables dans un proche avenir. L’article (Le Temps du 21 mars), consacré à la course au solaire, annonce une nouvelle installation de 1,1 MW ; on doit s’en réjouir, mais c’est 2454 fois cela qu’il faudra réaliser ! L’Agence des énergies renouvelables demande (le 20 mars) 3 m2 de PV par habitant, soit près de 24 km2. Swissolar estime (le 27 mars) que 20% de l’électricité (soit 12 TWh) seront produits par du PV en 2025. Sur les 13 années à venir, cela fait, en moyenne, 710 installations de 5 kW à installer chaque jour ouvrable !

Christophe de Reyff

Pensier (FR), le 4 avril 2012

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Nucléaire au Parlement suisse: incohérences …

Lettre de lecteur (14 juin 2011)

Les récentes discussions et votations du Parlement ont démontré qu’il y a deux poids deux mesures. On a parlé abondamment d’un risque résiduel que la population ne serait plus prête à accepter avec de nouvelles centrales nucléaires. Pourtant, Peuple et Autorités ont accepté jusqu’à ce jour un tel risque résiduel, et cela depuis 1969. Ce qui, soit dit en passant, nous a permis de bénéficier de plus de 800 milliards de kWh d’électricité produits heureusement sans catastrophe et d’éviter par là des émissions de plus de 600 millions de tonnes de CO2. Paradoxalement, Conseil fédéral et Parlement sont prêts à concéder une production nucléaire jusqu’en 2034, donc acceptent implicitement ce même risque résiduel pour plus de 20 ans. Au nom de quoi serait-il soudain devenu inacceptable avec de nouvelles centrales? Des constructions neuves ne sont-elles pas plus sûres?

Enfin, il ne faut pas oublier qu’il y a toujours des risques résiduels, et cela pour toute technologie. Ces risques peuvent être d’ordre sécuritaire, sanitaire, économique. Par exemple, un parc éolien a une durée de vie de 20 à 25 ans après laquelle il faudra réinvestir énormément pour le remplacer entièrement. Il en est de même avec un parc photovoltaïque pour lequel s’ajoute encore le fait que les modules bon marché importés actuellement de Chine sont entachés d’un lourd bilan écologique en CO2 et gaz à effet de serre que l’on importe aussi allègrement en Suisse.

Il n’est pas inutile de rappeler qu’en Europe plus de 250’000 décès par an sont dus directement à l’inhalation de particules fines, aux oxydes d’azote et à la production photochimique d’ozone résultant de la combustion du pétrole, du gaz et du charbon.

Pour être cohérent avec cette acceptation d’un risque résiduel, il eût fallu étudier une quatrième variante, l’arrêt des plus anciens réacteurs et leur remplacement le plus rapidement possible par de nouvelles machines modernes.

Christophe de Reyff

Pensier (FR), le 14 juin 2011

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Débat nucléaire : ne pas négliger la puissance …

Note de la rédaction du 15.3.2013

Nous sommes, avec cette lettre de lecteur, au coeur d’une des violations des lois de la physique, très courante dans le dossier de l’énergie en Suisse: on se contente d’étudier les énergies (en TWH souvent), en négligeant les dérivées selon le temps, par exemple les puissances en jeu (en MW).

Lettre de lecteur

Dans une pleine page (Le Temps 14.4.2011) E. Dubuis présente des éléments de réponse à la question «Et si la Suisse sortait du nucléaire? Tout de suite  Dans une génération». On y cherche en vain l’analyse d’une notion capitale, celle de puissance; car il faut assurer jour et nuit un minimum de puissance qui est couvert aux 3/5 par nos centrales nucléaires.

En effet la problématique de l’approvisionnement électrique d’un pays ne se ramène pas seulement à l’aspect «énergie» (en kWh, en milliards de kWh ou en TWh), mais aussi, et de façon éminemment cruciale, à l’aspect «puissance» (en watts, en milliards de watts ou en GW). Quelques rappels: la consommation brute du pays a atteint en 2010 un sommet de 64,3 TWh et a crû de 4% par rapport à celle de 2009, à un niveau, encore jamais vu en Suisse. En regard, la production nationale nette a été de 63,8 TWh. La différence de 0,5 TWh provient du solde importateur des échanges avec l’Europe. Il ressort de ces deux chiffres, à hauteur de quelque 64 TWh, qu’est impliquée une puissance moyenne de 7,3 GW. Mais il faut procéder à une analyse plus fine, au jour le jour, et observer que la puissance demandée ne tombe jamais en dessous de 5 GW, de 0 h à minuit, tous les jours; durant la journée, la puissance demandée monte jusqu’à 10 à 12 GW.

La question précise réside ici : comment assurer ces deux niveaux de puissance, le ruban de 5 GW et les crêtes au-delà? Actuellement, nous avons 2 GW couverts par les centrales hydrauliques au fil de l’eau et 3 GW par nos 5 centrales nucléaires. Les importations à partir du marché européen ne contribuent pas à ce ruban, car chaque pays doit assurer cette partie, les échanges internationaux contribuant au reste, à côté des centrales hydroélectriques à accumulation. La question n’est pas de produire autrement l’équivalent de ce que produisent nos centrales nucléaires (soit 26 TWh), mais d’assurer cette puissance de 3 GW.

Christophe de Reyff

Pensier (FR), le 3 mai 2011

 

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Une spécialité anti-nucléaire: les données farfelues

Note de la rédaction du 15.3.2013

Les données obstinément fausses et alarmantes, sur les dangers de la radioactivité, répandues par des anti-nucléaires, après les accidents de Tchernobyl et de Fukushima, ont beaucoup contribué à paniquer la population, et par la suite à fourvoyer entre autres les autorités allemandes et suisses; une soi-disant sortie du nucléaire, décidée dans chaque pays par le Gouvernement, en a résulté dans la précipitation. Ces décisions sont en train de nous mener dans le mur: techniquement une impasse énergétique, accompagnée d’un formidable gaspillage financier et de pollutions massives au CO2. Les conséquences: un réchauffement climatique incontrôlable.

Lettre de lecteur

Une ère nucléaire renouvelée

M. van Singer (Le Temps du 25 mars 2011) croit pouvoir s’autoriser à prophétiser une prochaine ère post-nucléaire ! Pour conforter sa vindicte envers l’énergie nucléaire, il s’appuie sur des données proprement extravagantes chiffrant les conséquences de Tchernobyl, selon un rapport « dissident » unique en son genre que contredisent les toutes dernières conclusions (1) du Forum Chernobyl (formé des États russe, ukrainien et biélorusse, avec leurs Académies des sciences, et de six Agences de l’ONU). Le conseiller national Vert n’est pas avare de chiffres arrondis à hauteur de plusieurs centaines de mille, n’osant juste pas insinuer un bilan d’un million de morts.

Mais il suffit de regarder de plus près quelques autres données de ce rapport – qui ne semble pas avoir été relu par des pairs –, pour s’apercevoir qu’on y trouve des chiffres complètement fantaisistes. Par exemple, l’ampleur des retombées radioactives de Tchernobyl aurait été de 10 GCi (10 milliards de curies), soit 370 EBq (370 milliards de milliards de becquerels), un chiffre colporté par tous les mouvements antinucléaires peu regardants quant au bienfondé de ce qu’il signifie ! Or l’activité totale du cœur d’un réacteur de 3’240 MW thermiques est de l’ordre de 100 EBq, soit 3 GCi. Par contre, on sait officiellement, à partir des rapports du Forum Chernobyl (2), appuyés sur des centaines de publications scientifiques à comité de lecture, que la totalité des relâchements de substances radioactives entre avril et septembre 1986 a été de quelque 14 EBq, soit 0,4 GCi (donc 14% du contenu en radioactivité du réacteur), dont la  moitié issue de quatre isotopes volatiles et à courtes demi-vies. Le chiffre énorme (25 fois plus !) de 10 GCi = 370 EBq, avancé dans ce rapport provocant, aurait été le relâchement de tout le contenu en radioactivité de près de 4 réacteurs ! Il faut cesser de publier des fariboles pour créer la peur et déstabiliser un public qui n’est pas encore assez informé, ni prémuni contre des affirmations éhontées.

Quant aux conséquences de la tragédie japonaise sur la politique énergétique suisse, il est évident que l’avenir sera autre que le passé, l’ère nucléaire sera renouvelée ; mais, avant de jouer les prophètes d’une ère helvétique post-nucléaire, s’il vous plaît, attendons de connaître exactement les résultats de l’examen des dysfonctionnements locaux et l’analyse des radioactivités effectivement relâchées et des atteintes sanitaires au personnel de la centrale et aux populations voisines de Fukushima !

Christophe de Reyff

Pensier (FR), le 28 mars 2011

Sources officielles (ONU et IAEA):

(1)  http://www.unscear.org/docs/reports/2008/11-80076_Report_2008_Annex_D.pdf

(2)  http://www.iaea.org/Publications/Booklets/Chernobyl/chernobyl.pdf

 

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IL FAUT accepter TOUTES les énergies

L’annonce qu’il fallait renouveler les centrales nucléaires suisses a engendré une grande agitation chez ceux qui voudraient bien pouvoir se débarrasser du nucléaire: au vu de ses grandes qualités, on se demande bien POURQUOI, dans l’intérêt de QUI ?

L’échec de la Suisse à diminuer ses émissions de CO2 devrait pourtant donner à réfléchir: nous allons avoir besoin de TOUTES les sources d’énergie capables de concurrencer celles qui émettent massivement du CO2.

Or donc on sort la Xème pseudo-étude sur le voisinage des centrales (cette fois-ci, elle vient de l’institut allemand Helmoltz), on l’utilise de manière à semer l’alarme dans le pays! Le physicien Van Singer ou l’historien Hans-Jürg Fehr parlent d’avortements ou de « nucléaire qui tue les filles »: dans le domaine médical, l’alarmisme injustifié tombe sous le coup de l’art.258 du code pénal suisse …

Le plus gênant de l’histoire: l’analyse Helmoltz NE PEUT PHYSIQUEMENT PAS porter sur une éventuelle radioactivité; car le moindre voyage en avion, le moindre scanner ou la moindre course dans les Alpes procure une douche radioactive très supérieure à la minuscule émission accidentelle des centrales électro-nucléaires européennes. Or il existe l’effet d’hormèse de la radioactivité, à savoir qu’une radioactivité supérieure à la moyenne naturelle (de plaine) protège contre le cancer :-)) et là, ce sont des médecins américains et français qui l’ont publié (Maurice TUBIANA et André AURENGO).

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Ceci était le tout premier article de l’ancien blog; il a été modifié le 15.3.2013 pour y adjoindre la référence précise aux médecins français. Le titre et la présentation du blog étaient:

Eloge du nucléaire durable

L’énergie du futur sera aussi nucléaire – selon une approche en physique et en politique – ou ne sera pas 

À propos

Un peu provocateur, « Eloge du nucléaire durable » va tenter de faire de la physique d’abord. Mais il s’agit aussi de politique: il faut bien défendre nos véritables intérêts – et ceux de nos successeurs – sous peine de catastrophe économique. Des civilisations anciennes se sont effondrées et ont disparu pour moins que ça … 

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Un savant met en garde la Confédération et des élus bâlois

Dans cet article, ont été regroupées les interventions du Pr. Franz-Karl Reinhart, savant ayant longtemps travaillé aux USA (Bell Labs), puis à l’EPFL – lettres et articles des années 2010, 2011 et 2013 (consultation sur la stratégie énergétique 2050). La Confédération suisse a eu une chance inouïe, qu’un scientifique de ce niveau ait eu la conscience civique d’avertir les Autorités, du marécage dans lequel elles étaient en train de s’engager … L’histoire montre qu’elle n’en a hélas guère tiré profit.

L’éditeur, le 31.10.2014

*   *   *

Lettre de Franz-Karl Reinhart, Prof. hon. EPFL

adressée à la Confédération suisse, au Conseil fédéral, à une Conseillère fédérale germanophone; comme nous sommes en Suisse, il est indispensable de comprendre des textes en allemand.

L’éditeur, 16.102014

*   *   *

Frau Bundespräsidentin

Doris Leuthard

Vorsteherin des Dept. UVEK

Bundeshaus Nord

3003 Bern

Betrifft : Erneuerbare Energien und Kernenergie

27. November 2010

Sehr geehrte Frau Bundespräsidentin,

A) Die Informationen der Kraftwerkbetreiber (inkl. Kernenergie) sind im allgemeinen korrekt und stichhaltig. Sie unterlassen es aber, genaue Projektionen anzugeben, wie weit unsere Wasserkraft noch ausbaubar ist ohne grosse, neue Gebiete unter Wasser zu setzen. Wie hoch sind die Gefahren von Dammbrüchen der Stauseen oder Brüchen von Hochdruckleitungen einzuschätzen? Diese haben ja zum Teil ein recht beachtliches Alter erreicht. Dies muss insbesonders vis à vis der Risiken der Kernkraft gegenübergestellt werden. Kostenschätzungen des Abbruchs von veralteten Kernkraftwerken und Entsorgung dieser und der aus dem Betrieb anfallenden radioaktiven Abfälle fehlen. Die Kernkraftwerkbetreiber behaupten grosse Rückstellungen gemacht zu haben. Sind sie gross genug oder besteht die Gefahr, dass am Ende doch der Steuerzahler einspringen muss? Persönlich habe ich die Fortschritte der Nagra verfolgt und bin von der Zuverlässigkeit ihrer Untersuchungen und Empfehlungen überzeugt. Wieso geht nichts mit der Endlagerung? Hier sollte doch vor allem das UVEK informieren.

B) Im Gegensatz zu A) sind die Informationen betreffend der erneuerbaren Energien gefühlsbetont und zum Teil völlig falsch, widersprüchlich und von Wunschdenken und Wunschvorstellungen erfüllt. Ich möchte nur zwei, poteniell sehr gefährliche Propagandaaktionen erwähnen.

I) Der Service Industriel Lausanne hat Ende September 2010 eine Kampagne, „nativa“, eröffnet und sagt wörtlich „nativa fait passer toutes les prises au renouvelable“. In der dazugehörigen Broschüre wird der Eindruck erweckt, dass mit den erneuerbaren Energien keine zusätzliche elektrische Energieerzeugung gebraucht wird. Dies ist schlicht und einfach eine Irreführung des Konsumenten. Ob dies politisch, idealistisch oder aus Dummheit motiviert ist, möchte ich im jetzigen Zeitpunkt dahingestellt lassen.

II) Am Sonntag, 14. November 2010, wurden in verschiedenen Zeitungen der Deutschschweiz und der Romandie eine neue Zeitschrift beigelegt, in der Herr Rudolf Rechsteiner, Alt-Nationalrat BS, verdeckt unter wissenschaftlicher Mitarbeit aufgeführt wird und von fünf bekannten Baslerpolitikern mitgetragen wird: Anita Fetz, Ständerätin; Beat Jans, Nationalrat; Anita Lachenmeier, Nationalrätin; Peter Malama, Nationalrat; und Silvia Schenker, Nationalrätin. Diese zweifellos politisch motivierte Zeitschrift gibt vor, Lösungen anzubieten, die leider zurzeit weder reif noch machbar sind. Ueber allfällige Konsequenzen wird keine Rechenschaft abgelegt. Ich erlaube mir deshalb Ihnen, sehr geschätzte Frau Bundespräsidentin, meine Antwort zu den widersprüchlichen und zum Teil völlig falschen Thesen zu geben, womit ich Sie in Ihrer neuen, wichtigen Aufgabe hoffentlich etwas unterstützen kann.

Die Informationen die wir als Unterlagen für eine vernünftige Diskussion brauchen gehen weit über rein technische oder sicherheitsbedingte Fragen hinaus, da wir im elektrischen Netzverbund Europas eingeschlossen sind. Die damit verknüpften ausserpolitischen Elemente müssen mit unsern innenpolitischen in Einklang gebracht werden. Am Beispiel der Windkraft aus der Nordsee oder der Solarenergie aus Spanien ist leicht zu ersehen, dass wir im politischen Alleingang nichts erreichen können. Es muss jedem Bürger klar gemacht werden, dass wir in der Schweiz keine „brown outs“ und „black outs“ haben wollen, wie dies in den USA besonders im Sommer der Fall ist dank ihrer geringen Reservekapazität. Wir müssen weiterhin in der Schweiz ein stabiles elektrisches Netz gewährleisten können. Sonst geht uns ein sehr wichtiger Standortvorteil verloren. Unsere Forschung und Entwicklung muss stärker gefördert werden, so dass wir im erneuerbaren Energiebereich international konkurrenzfähig bleiben, auch wenn die Lösungen Schweiz intern marginal dafür aber im Ausland umso brauchbarer sind. Hier denke ich besonders an Solarzellen, Windturbinen, Umformer und Netzsteuerungssysteme.

Ich wünsche Ihnen und Ihrem neuen Departement recht viel Erfolg und Dynamik vor allem für eine fruchtbare Energiepolitik zum Wohle unserer Schweiz und grüsse Sie

Hochachtungsvoll

F. K. Reinhart

Beilage:

Nutzung erneuerbaren Energien oder „wenn das Wörtchen wenn nicht wäre“. Ich habe diesen Artikel zur Publikation im Tagesanzeiger eingereicht.

Franz-Karl Reinhart, Lausanne, le 27.11.2010

Réponse de la Présidente de la Confédération le 23 décembre 2010: BundespräsAntwort.pdf

L’éditeur, le 17.10.2014

*   *   * 

Lettre de Franz-Karl Reinhart, Prof. hon. EPFL, Dr. sc. tech. ETHZ

adressée à des élus bâlois, mentionnés dans la lettre à la Confédération ci-dessus. Là également, les destinataires sont germanophones.

L’éditeur, 16.10.2014

*   *   *

                                                                      Frau Anita Fetz, Ständerätin BS

Herr Beat Jans, Nationalrat BS

Frau Anita Lachenmeier, Nationalrätin BS

Herr Peter Malama, Nationalrat BS

Frau Silvia Schenker, Nationalrätin BS

Betr.: Erneuerbare Energien / Kernenergie

 

Sehr verehrte Frau Ständerätin,

sehr verehrte Nationalrätinnen,

sehr verehrte Nationalräte,

Als völlig unabhängiger Wissenschaftler, der sich der Bedeutung der erneuerbaren Energien bewusst ist und die Probleme der Energieerzeugung, Speicherung, Verteilung und Technologie kennt, habe ich mit Bedauern Kenntnis genommen, dass zurzeit keine sachliche Diskussion über Energiefragen möglich ist. (Siehe dazu die Arena vom 19.11.2010) Dies ist um so bedauerlicher, da eine Weichenstellung heute gemacht werden muss, damit wir in 10 bis 15 Jahren die Stellung des Industrie- und Forschungsstandorts Schweiz nicht nur erhalten sondern auch ausbauen können. Eine Diskussion hat aber dann und nur dann einen Sinn, wenn alle Beteiligten sich an objektive und stichhaltige Argumente halten. Risikoabwägungen dürfen nicht mit Angstmacherei verbunden werden. Moderne Technik ist leider stets mit Risiko verbunden, sei es in der Herstellung, Betrieb und Verschrottung. Dies gilt auch für irgend ein Verbrauchsgut wie z.B. elektrische Energie, TV, Kühlschrank, Auto etc.

Wie Sie wissen: Gouverner c’est prévoir. Als gewählte Politikerinnen und Politiker sind Sie ganz besonders gefordert uns einfachen Stimmbürgern objektive und stichhaltige Argumente für mögliche Szenarien und deren Konsequenzen zu liefern. Mit der von Ihnen unterstützten Zeitschrift „Nouvelle énergie pour la Suisse“ (ich kenne nur die französische Version) bewirken Sie aber genau das Gegenteil, weil Sie nur mit Gefühl, Angst und mit zum Teil völlig widersprüchlichen und unvollständigen Argumenten Ihre Vision anpreisen. Sie setzen sich über die Tatsache hinweg, dass wir in einem System leben, das durch physikalische, technische, ökologische, ökonomische, innen- und aussenpolitische Gesichtspunkte begrenzt ist. (Die Aufzählung der Randbedingungen ist beileibe nicht vollständig.) Diese Unterlassung führt zu einer Irreführung der Bürger und hat leider demagogische Züge. Die Randbedingungen einbezeihen heisst in der Sprache der Politik, gangbare Kompromisse zu suchen. Deshalb fordere ich von Ihnen, diese Randbedingungen in Ihren Betrachtungen und Aeusserungen einzubeziehen. In der Schweiz gibt es genügend Köpfe, die Ihnen dabei helfen können und auch dazu bereit sein werden.

Mit dem beigefügten Artikel hoffe ich, Ihnen wenigstens einige objektive Tatsachen zu eröffnen, die Ihnen helfen können, die Energiefragen sachlich und objektiv zu behandeln. Die darin angesprochenen Probleme können leider nicht kurzfristig gelöst werden. Aus eigener Erfahrung weiss ich, dass funktionierende Laborlösungen in der Regel über 20 Jahre brauchen bis sie industriell für zuverlässige Grossanwendungen eingesetzt werden können. Daher möchte ich Sie insbesonders ermuntern, die Forschung und Entwicklung so zu fördern, dass auch Lösungen, die für die Schweiz marginal erscheinen, aber anderswo grosses Potential haben, unserer Exportindustrie einen Schub geben können. In diesem Zusammenhang denke ich vor allem an kleine Start-up Firmen, deren Know How oft Weltspitze repräsentiert, aber dank Mangel an schweizerischer Nachfrage und Förderung darben und in Kürze ihren Vorsprung verlieren. Hier sehe ich vor allem Ihre Herausforderung, wie Sie diese Unterstützung ordnungspolitisch sauber lösen. Ein Apostolat gegen Kernenergie und Propaganda für erneuerbare Energien mit zurzeit nicht einlösbaren Versprechungen bringt leider langfristig nichts ausser Standortsverlust.

Mit freundlichen Grüssen

F. K. Reinhart

Beilage erwähnt

Franz-Karl Reinhart, Lausanne, le 5.12.2010

*   *   * 

Ci-dessous la suite de l’article, par addition d’autre lettres et articles de presse.

L’éditeur, le 31.10.2014

*   *   * 

Réponse des députés bâlois le 10.1.2011:

   2011.01-10 Antwort_BS_Politiker

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F. K. Reinhart, Prof. hon. EPFL, Dr. sc. tech. ETHZ

    Frau Anita Fetz, Ständerätin BS

    Herr Beat Jans, Nationalrat BS

    Frau Anita Lachenmeier, Nationalrätin BS

    Herr Peter Malama, Nationalrat BS

    Frau Silvia Schenker, Nationalrätin BS

 

Betr.: Erneuerbare Energien / Kernenergie

 

Sehr verehrte Frau Ständerätin,

sehr verehrte Nationalrätinnen,

sehr verehrte Nationalräte,

Ich möchte Ihre ausführliche Antwort verdanken und gleichzeitig mein Erstaunen ausdrücken, dass Sie offensichtlich meine einfachen Argumente nicht verstanden haben, oder was ich vermute, nicht verstehen wollen. Sie schreiben nämlich: „ Die heutige maximale Erzeugungsleistung in der Schweiz übersteigt den einheimischen Verbrauch bereits um 65%. In der Schweiz besteht somit weder eine Knappheit an elektrischer Erzeugungsleistung noch eine Knappheit an Stromerzeugung, …“. Damit ignorieren Sie das in meiner Beilage klar angesprochene physikalische Gesetz: Die Grösse der Energieproduktion muss zu jedem Zeitpunkt mit der Grösse des Energieverbrauchs übereinstimmen. Jede Verletzung dieses Gesetzes führt zu Netzinstabilität. Es kommt also nicht darauf an, dass es im Durchnitt genügend Erzeugungskapazität gibt. Auch zuviel momentane Energieproduktion ist schädlich. Dies ist insbesonders der Fall bei Windkraft in Sturmsituationen, wenn die überschüssige Energieproduktion nicht gespeichert werden kann.

Abschliessend möchte ich nochmals festhalten, dass ein von erneuerbaren Energien dominiertes Netz nur mit einer grossen zusätzlichen Speicherkapzität und einer hochentwickelten, intelligenten Netzsteuerung zuverlässig sein kann. Als Politiker sind Sie gefordert, die technischen und politischen Voraussetzungen zu schaffen, dass diese Notwendigkeiten erfüllt werden können. Ihre Abkehr von der Kernenergie ist in der jetzigen Zeit irrealistisch wegen „faute de mieux“.

Mit freundlichen Grüssen

Pr. Franz-Karl Reinhart, Lausanne, 10.1.2011

*   *   * 

Quelques mois plus tard, publication dans le journal bâlois BAZ:

   2011.06-23 DasBaslerMärchen_BAZ

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Suite à la décision du Conseil fédéral de sortie du nucléaire, un échange de lettres avec le dit Conseil fédéral:

   2011.06-03 Bundesratsbeschluss

   2011.07-15 AntwortBR

… et une lettre au Président du Conseil des EPF (restée sans réponse !!!)

   2011.09-14 ETH_Rat

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Consultation officielle du 28.1.2013 à propos de la stratégie énergétique de la Confédération.

Bundesamt für Energie

Sektion BP

3003 Bern

Betrifft: Energiestrategie 2050

  Vernehmlassungsverfahren 

Sehr geehrte Damen und Herren,

Die vorliegende Energiestrategie 2050 weißt gravierende Mängel auf, die im Fragebogen des Vernehmlassungsverfahren nicht ersichtlich sind, weil sie auf der Vernachlässigung systemischer Fragen beruhen. Die erst kürzlich formierte Unabhängige Expertengruppe versucht mit ihrem Beitrag EINE UMWELTVERTRÄGLICHE FAST UNERSCHÖPFLICHE ENERGIEQUELLE : FLÜSSIG-SALZ KERN-REAKTORENzu zeigen, dass der beschlosse-ne Atomausstieg eine Dummheit ist, weil es längst existierende Reaktorkonzepte gibt, die intrinsisch sicher sind (Unmöglichkeit eines GAU) und die Beseitigung des Grossteils des Atommülls ermöglichen. Der eingereichte Beitrag  der unabhängigen Expertengrup-pe verlangt deshalb eine Sistierung des Atomausstiegs. Atommüll, so wie er in den Zwi-schenlagern aufbewahrt wird, könnte eine wertvolle Energiequelle sein, deren Ergiebig-keit auf Dekaden hinaus, die Beiträge der WKK bei Grössenordnungen übersteigen wird.

Mit freundlichen Grüssen 

F. K. Reinhart

Beilage: Beitrag „EINE UMWELTVERTRÄGLICHE FAST UNERSCHÖPFLICHE  ENERGIEQUELLE : FLÜSSIG-SALZ KERN-REAKTOREN“

2013.01-28 EINE UMWELTVERTRÄGLICHE FAST UNERSCHÖPFLICHE ENERGIEQUELLE

Fragebogen DE ausgefüllt von F. K. Reinhart, Prof. hon. EPFL, Dr. es. techn., dipl.el. ing. ETHZ, 28.1.2013

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Eoliennes – Echange de correspondance avec la Confédération (DETEC, OFEN)

[Expéditeur:

Association Les Travers du Vent 

Pour la protection des crêtes et hauts plateaux du Val de Travers

Le Coude 3

2116 Montagne de Buttes (NE)

Tél. 032 861 15 35  

Site   http://www.pro-cretes.ch

Destinataire: M. le Conseiller fédéral Moritz Leuenberger, chef du Département DETEC]

*   *   *

Date: Fri, 21 May 2010 19:02:42 +0200

Monsieur le Conseiller Fédéral,

Nous nous permettons de vous contacter pour attirer votre attention sur l’anarchie et les abus qui règnent aujourd’hui en Suisse quant à l’implantation de parcs d’éoliennes industrielles sur les crêtes du Jura.

Nous avons acquis la certitude que vous n’êtes pas au courant de ce qui se passe vraiment : la manière quasi malhonnête avec laquelle les sociétés de promoteurs se disputent les endroits, à coups de billets de banque, achetant les agriculteurs aux prises avec la baisse des prix agricoles, les municipalités désargentées et les citoyens avec de mensongères promesses de création d’emploi, d’abolition de l’énergie nucléaire et de désinformation sur les inconvénients générés par les éoliennes au regard de la très faible électricité qu’elles produisent.

 Les vents du Jura ne sont pas favorables à l’éolien; le territoire est trop petit pour respecter des distances acceptables par rapport aux habitations, compte tenu des importantes nuisances générées par ces machines, hautes de 150 m, tels des immeubles de 50 étages; l’électricité produite est très faible et très difficile à gérer compte tenu de son intermitence; peu importe aux promoteurs, ils sont là pour faire de l’argent avant tout grâce au RPC avec lequel un dangereux effet d’aubaine a été créé.

Nous joignons à la présente le flyer de notre association qui contient des informations fiables sur ce qui se passe actuellement en Europe sur le plan de l’énergie éolienne; nous vous remercions de prendre quelques instants pour aller sur les sites dont nous donnons les adresses pour que vous puissiez constater par vous-même; il serait bien aussi que vous demandiez à vos services de se rendre sur ces sites.

Nous nous étonnons que la Suisse ne prenne pas connaissance des expériences des pays qui ont installé de l’éolien depuis longtemps et dont le bilan n’est pas favorable; voyez l’Allemagne et ses plus de 25 000 éoliennes qui ne produisent même pas 5% de la consommation électrique du pays.

Nous soutenons absolument l’aide fédérale aux énergies renouvelables, mais nous ne pouvons accepter que le lobby des constructeurs éoliens, devenu extrêmement puissant, s’emparent de la totalité des subventions du RPC au détriment d’autres énergies renouvelables, lesquelles seraient beaucoup moins agressives pour la nature et nos paysages que nous devons conserver; nous pensons aussi que l’argent public doit être consacré à des actions importantes d’économies des énergies; produire toujours plus d’électricité incite les consommateurs à toujours plus gaspiller.

La Suisse a été une pionnière en matière de respect de l’environnement, notamment pour la récupération des déchets; elle a une réputation mondiale de pays potecteur de la nature; elle ne doit pas perdre cette réputation en laissant ruiner et dévaster totalement les crêtes du Jura, nos derniers endroits encore vierges dont nous avons tous besoin, pour une production d’électricité ridiculement faible, mais un enrichissement certain des promoteurs.

Nous pensons que la Suisse doit continuer à montrer l’exemple au reste du monde en mettant en place des solutions orginales et en favorisant, non seulement les économies d’énergie, mais les moyens individuels de production d’énergie, beaucoup moins agressifs et qui ont l’avantage de responsabiliser les personnes quant à leur consommation.

De multiples solutions existent comme par exemple de supprimer le tarif dégressif du prix  de l’électricité en fixant un tarif unique; ce tarif incite à la surconsommation puisque plus on consomme, moins on paie; ne trouvez-vous pas cela aberrant ?

Les populations et même les élus ne sont pas informés, tant ce lobby puissant avance masqué et a les moyens de détourner l’écologie à son profit par des campagnes de publicité mensongère; si nous laissons faire cela, lorsque les citoyens se rendront compte de ce qu’ils ont été trompés et de que l’on a dévasté les montagnes avant tout pour les enrichir, ils seront à juste titre révoltés et indignés.

Nous sommes persuadés que vous ne voulez pas entrer dans l’histoire politique suisse comme le ministre qui aura permis le saccage des montagnes suisses par l’implantation d’éoliennes industrielles ne produisant que très peu d’électricité mais beaucoup d’argent (public) pour les promoteurs.

Nous relevons encore que ces sociétés profitent des nombreuses lacunes de la législation; les recommandations édictées récemment par la Confédération sont un progrès, mais elles ne sont pas suffisantes; nous pensons que des conditions d’implantations obligatoires doivent être fixées, respectant  le lieu de vie des personnes et que la Confédération doit aussi fixer une exigence de productivité et de production annuelle pour pouvoir avoir droit au RPC.

Nous sommes persuadés que vous saurez nous entendre et prendre en considération nos arguments.

Vous en remerciant par avance et restant dans l’attente de la suite que vous voudrez bien donner à la présente, nous vous prions de croire, Monsieur le Conseiller Fédéral, en l’assurance de nos sentiments distingués.

 PS : ci-joint également le dernier numéro de Valeurs Actuelles qui, suite à ce qui s’est passé lors du vote du Grenelle 2 sur l’environnement en France, dénonce les agissements inadmissibles du lobby de l’éolien.

[Réponse, après un rappel le 7 juin, par le Directeur de l’OFEN, M. Steinmann:]

2010 06 17 OFEN réponse Leuenberger

Fabienne Chapuis Hini, Montagnes de Buttes, le 24 novembre 2015

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Nage dans l’uranium …

Lettre de lecteur 

Certes, la fuite de 74 kg d’uranium en juillet 2008 au Tricastin est un incident déplorable. Mais il va permettre de procéder à des remises à niveau des systèmes de transvasage. Toutefois, cette quantité d’uranium n’a en soi rien de dangereux, car elle se dilue dans les eaux d’écoulement et les nappes phréatiques qui sont, à un degré ou à un autre, déjà uranifères, comme le sont les sols environnants de façon naturelle (en moyenne 3 grammes par tonne). Contrairement à ce que l’on croit, la radioactivité de l’uranium est très faible : techniquement parlant, 25.28 millibecquerel par microgramme, autrement dit de façon plus simple, 1 désintégration par seconde pour 40 microgrammes. L’être humain est « naturellement » passablement radioactif : 8’000 becquerels (en raison surtout du carbone-14 et du potassium-40), soit autant que 0.3 g d’uranium ! Alors que la teneur effective de l’organisme en uranium n’est que de quelque 100 à 150 microgrammes.

Une comparaison : le Rhône charrie de l’uranium dû au lessivage de roches uranifères du massif du Mt-Blanc. À son embouchure dans le Léman, on mesure des concentrations allant jusqu’à 15 microgrammes/L, soit plus de cent fois la moyenne des rivières mondiales. Connaissant son débit moyen, on calcule qu’il ne faut qu’une demi-journée au Rhône pour charrier 74 kg d’uranium dans le Léman. Ce dernier en recèle des centaines de tonnes dissoutes dans ses eaux pourtant propices à la baignade. On y nage dans l’uranium, aux deux sens du terme !

Rappelons que, il y a quelques décennies, plusieurs eaux minérales renommées – du fait de leur origine profonde et d’un cheminement millénaire dans du granite – vantaient sur leurs étiquettes des teneurs en uranium allant jusqu’à 8 microgrammes/L ! Cela sans parler des « descendants » de l’uranium que sont le radium, le radon, etc., toujours associés en traces, mais dont la contribution à la radioactivité d’une eau minérale est aussi élevée que celle de l’uranium. Les étiquettes ont certes bien changé depuis, mais pas le contenu… L’OMS recommande une teneur maximale de 15 microgrammes/L dans l’eau potable alors que l’Agence américaine pour la protection de l’environnement en accepte 30. Une fontaine dans le canton de Fribourg, alimentée par de l’eau de source, laisse même couler de l’uranium, à raison de près de 25 microgrammes/L.

Christophe de Reyff

Pensier, le 15 septembre 2008

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Historique de forums détruits par leur responsable

Intervention dans le Forum de la rédaction le 30 août 2007 à 11:33

A propos de la très sévère CENSURE exercée par la TSR à propos d’énergie pouvant être extraite de l’exploitation des déchets de l’industrie électro-nucléaire, depuis des années:

§ La TSR est une TV d’Etat, qui dépend indirectement du département fédéral DETEC de M. Leuenberger: faut-il voir dans cette dépendance la source du problème ?

§ Ou y a-t-il un lien entre cette CENSURE et la publicité (des vendeurs de pétrole et de voitures, par exemple) ? Voir http://infrarouge.tsr.ch/thread-162168-felicitations-television.html

Remarque de l’éditeur: lien détruit par le responsable du forum lors de transfert des archives, 8.2.2018.

Intervention dans le Forum de la rédaction le 29 janvier 2007 à 12:32

Détruire les déchets nucléaires + énergie – CO2, (trois grosses épines): une excellente solution en vue.

Politique

§ Parmi les technologies scientifiquement connues, on découvre une candidate sérieuse, pour nous tirer les 3 épines du pied dans les 10 ans:

les transmutateurs de déchets nucléaires de 4ème génération; ce sont des « marmites » à casser les atomes dangereux et trop durables.

§ L’Office fédéral de l’énergie a accepté, dès le 23.1.2007, la proposition d’examiner un plan de route tenant compte de cette nouveauté.

§ Les électeurs n’aiment pas les épines, adorent les bonnes nouvelles!

§ L’acceptation par la population des usines à transmutateurs de déchets nucléaires viendra des perspectives:

  • d’échapper aux pénuries d’énergie et à la récession qui suivrait.
  • de se débarrasser en sécurité des déchets nucléaires.
  • de cesser de polluer l’atmosphère massivement au CO2.

§ Pour lancer le développement industriel des transmutateurs, une décision de la Confédération est indispensable: le plus tôt sera le mieux. Développer des transmutateurs de 4ème génération sera en effet une tâche industrielle de l’Etat, pour de compréhensibles motifs stratégiques et de sécurité nucléaire.

§ De jeunes ingénieurs suisses compétents seront à charger de cette responsabilité industrielle.

§ De ces développements sortira peut-être une nouvelle industrie d’exportation suisse.

Technique.

 §  La transmutation du carburant usé des centrales nucléaires suisses (1’694 tonnes de métaux, accumulés jusqu’en 2015 en Suisse), se fera en deux étapes:

1. La destruction de la moitié des déchets par les transmutateurs les plus simples, fournira comme sous-produit de la chaleur en masse, à très haute température, SANS CO2.

2. La destruction finale des déchets, par les transmutateurs les plus évolués, fournira encore à peu près la même quantité d’énergie.

§ La transmutation de 1ère étape rapporterait de l’ordre de 1’900 Milliards de francs en électricité … (au tarif moyen de Fr.0.21/KWH). Ce seraient environ Fr.250’000.- d’énergie électrique pour chaque habitant de Suisse: de quoi voir venir avec sérénité la fin du pétrole et du gaz fossiles.

§ Le développement des transmutateurs de déchets nucléaires (de 1ère étape) durera au moins 10 ans.

Nouvelle privée du jour.

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Isotopes fertiles, dans les résidus nucléaires: de l’or en barre…

Lettre de lecteur

Deux lettres de lecteurs (Le Temps 12 et 14 décembre 2007) soulèvent la bonne question de l’utilisation du thorium (trois fois plus abondant que l’uranium) et de celle des « précieux résidus nucléaires » comme matière valorisable, sous forme de combustibles dans les futurs réacteurs. Dans les deux cas, on se propose d’utiliser des isotopes du thorium et de l’uranium dit « fertiles » (Th232 et U238) – pour les distinguer des isotopes « fissiles » de l’uranium et du plutonium (U235, Pu239), tels qu’actuellement utilisés dans nos réacteurs – qui nécessitent des réacteurs dits à neutrons rapides. Les éléments de combustible irradiés actuels, tels qu’ils sortent d’un réacteur contemporain après quelques années de service, voient leur bilan de matière passer d’environ 4-5% U235 et 95-96% U238, dans l’état initial, à finalement 3-4% de produits de fission, 1% U235, 1% Pu239, et 94-95% U238, en plus de 0,1% d’autres éléments, dits actinides transuraniens (neptunium, curium, américium, etc.). L’utilisation de 96% de ces résidus (soit U235, Pu239 et majoritairement U238) demande de procéder au « retraitement », c-à-d. à une séparation par voie chimique de ces isotopes, d’une part, et des produits de fission, d’autre part. Seuls ces derniers (3-4%) seront à considérer et à gérer comme de vrais déchets, soit à stocker en profondeur dans des couches géologiques, mais surtout, à l’avenir, à « transmuter », c-à-d. à transformer en d’autres isotopes, soit stables, soit moins longtemps radioactifs. Le stockage ultimement nécessaire ne sera plus à concevoir pour des milliers d’années, mais pour quelque trois siècles au grand maximum. Les éléments de combustibles irradiés sont donc à proprement parler « de l’or en barre » du point de vue énergétique puisqu’on pourra en tirer encore près de 30 fois plus d’énergie que lors de leur première utilisation.

Christophe de Reyff

Pensier (FR), le 19 décembre 2007

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