Effets secondaires des éoliennes géantes

Non seulement l’ensemble des énergies renouvelables disponibles en Suisse ne fait pas l’affaire pour assurer une transition énergétique pour se débarrasser du nucléaire …  mais encore on doit constater une nocivité de l’exploitation de l’énergie de nos vents, ce qui a passé largement inaperçu et que nous allons détailler plus loin. 

Documentation, de lien: «Remplacer du nucléaire par des énergies renouvelables est physiquement exclu: démonstration scientifique suisse» publié le 27 janvier 2018.

Les climatologues et autres spécialistes, par exemple de météorologie, ont pour beaucoup attribué à des effets de serre la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique global. Or des calculs précis sur l’effet direct du CO2 ont montré que sa progression de concentration dès 1850 a eu comme conséquences:

§ Un effet d’isolant, dans la troposphère, par absorption de radiations infrarouges (IR).

§ Un effet de réchauffement par IR (venant du sol ou de l’océan) de l’ordre de +0.1°C;

cela provient de la très faible concentration du CO2 (entre autres gaz); la couche réchauffée de ce fait ne re-émet pratiquement pas d’IR – elle obéit aux lois de la physique classique: ce n’est donc en pratique pas un effet de serre !

Documentation, de lien: «Une bouillotte à 288 K induit-elle un effet de serre mesurable ?» publié le 2 septembre 2020. 

   Générateurs de vents d’origine thermique

Nous allons ici nous intéresser à des effets thermiques plus importants, locaux ou régionaux. Dans la nature, on trouve des endroits où il souffle le matin un vent descendant la vallée et l’après-midi un vent la remontant: c’est ce qu’on observe par exemple en Valais, dans la vallée du Rhône et dans les vallées latérales. Son générateur: les flancs de montagnes au soleil, chauds la journée, froids la nuit; le lac Léman, à 50 km de là, alimenté par le Rhône, est sur le plan thermique plus inerte.

On trouve en Californie, dans la région de Los Angeles, une situation analogue, avec l’océan Pacifique en source froide géante très inerte, et le continent au soleil comme source chaude fortement variable.

On trouve donc dans ces situations des moteurs thermiques naturels, dont le produit mécanique est du vent.

   Effets secondaires de l’exploitation des vents 

L’exploitation de l’éolien a lieu dans la lame d’air en tout lieu la plus dense de la troposphère, celle qui se trouve dans les premières centaines de mètres au-dessus du sol; à tout moment, on observe l’évasion de chaleur vers l’atmosphère supérieure sous forme de cumulus, mais un vent qui passe peut l’empêcher.

Ici nous allons examiner comment on peut soupçonner l’exploitation éolienne de transformer les comportements thermiques dans les paysages: les effets secondaires de l’exploitation de moteurs thermiques naturels (dont les produits sont des vents) et de nouvelles répartitions de chaleur inattendues, dont une des conséquences va être par exemple en Suisse la fonte des glaciers.

   Partie thermique des effets régionaux de l’éolien 

Les vents d’origine thermique sont parfois directement exploités par des fermes d’éoliennes géantes, loin et indépendamment de leurs sources thermiques: l’éolienne ne transformera localement pas la température du vent, car on est loin du moteur thermique générateur de vents.   

Les données d’exploitation aérodynamique des éoliennes sont fondées sur la théorie décrite par:    https://fr.wikipedia.org/wiki/Limite_de_Betz

Exemple de situation physique (moteur thermique de vent régional). 

Situation de thermodynamique avec sources thermiques séparées
   Température de l’air venant de l’océan             17°C (290 °K)
   Température mesurée à l’intérieur des terres   30°C (303°K)

C’est ainsi que se met en place une structure de moteur thermique, produisant du vent. Rendement thermodynamique théorique d’un moteur thermique (selon la documentation sur le cycle de Carnot):

     1 – 290 / 303   =~   1 – 0.987    =~   4.29 %

… alias rendement du meilleur moteur possible, selon ces conditions  thermiques                  ( source froide à 17°C, source chaude à 30°C).

Avec la Nature, nous tirons ainsi parti de moteurs thermiques que nous n’avons pas construits, mais qui obéissent aux lois de la thermodynamique … Pour chaque kWh d’énergie mécanique obtenu par les éoliennes (en freinant le vent) dans les conditions de l’exemple, le moteur naturel aura dû exploiter plus de 23 kWh de chaleur à sa disposition dans un vaste paysage au soleil. C’est la chaleur rejetée (pas utilisée) par le moteur qui sera éventuellement source de misères.

Pour que le vent freiné par des éoliennes se maintienne, il faudra que la zone du paysage ‘’source chaude’’ voie sa température augmenter (le vent en aval des éoliennes a ralenti et l’air prélève ainsi plus d’énergie solaire par m3 d’air – les modifications de température y sont donc un effet secondaire du freinage du vent, donc de l’exploitation éolienne).

A long terme, l’un des effets des fermes d’éoliennes géantes va se manifester par une température moyenne localement plus élevée qu’avant (généralement sur les zones du paysage servant de source chaude), jusqu’à ce qu’un nouvel équilibre s’établisse: un déplacement des zones (froide ou chaude) est donc possible.

A cause des lois de la mécanique des fluides, les distances entre sources froides et sources chaudes responsables des vents sont parfois à des centaines de km les unes des autres.

Partie mécanique des effets régionaux de l’éolien

Les éoliennes géantes se tournent de manière à exploiter le vent du lieu, quelle que soit sa direction de provenance, le vent en aval (derrière l’hélice) étant freiné par rapport au vent en amont (devant l’hélice). Au bout de l’année, la masse de centaines de km3 d’air ayant traversé chaque éolienne géante atteint des centaines de millions de tonnes; documentation pour la Suisse: voir l’article, de lien «Pas de neige à Noël: éoliennes coupables ?» publié le 24 décembre 2015 sur le site entrelemanetjura.ch.

S’il s’agit de vents contenant une composante Nord-Sud (N-S) ou Sud-Nord (S-N), on a alors affaire à une masse très importante freinée, à vitesse réduite, dont l’accélération de Coriolis est donc diminuée: ces vents vont donc changer de trajectoire et donc de direction, en aval des fermes d’éoliennes.

Documentation: https://fr.wikipedia.org/wiki/Force_de_Coriolis

C’est un sujet bien connu en météorologie et en climatologie; ces effets étant toujours cumulatifs, sur toute l’année, il appartient à leurs experts d’introduire dans leurs calculs ces effets systématiques.

Mon premier soupçon: les vents, devenus paresseux et orientés différemment par rapport au relief, de temps en temps forment des dômes plus stables qu’autrefois; le freinage systématique et ses déviations de Coriolis des vents diminuées n’en sont-elles pas responsables ?

Autre soupçon: l’augmentation et la fréquence bizarres des quantités de poussières fines et de masses d’air brûlant du Sahara ne seraient-elles pas dues en partie à ces effets de déviations systématiques des vents N-S et S-N, dans toute l’Europe, autour de la Suisse ?

Partie précipitations des effets régionaux de l’éolien

Exemple de la Californie, région de Los Angeles; documentation sur wikipedia

   Ferme éolienne de San Gorgonio Pass   

 

Extrait de la figure dans Wikipedia

Les freinages systématiques des vents provoqués par les quantités de fermes d’éoliennes géantes, combinés aux réchauffements régionaux provoqué par les effets thermiques de cette exploitation continuelle, sont vraisemblablement aussi responsables de diminutions des précipitations: il y a de toute évidence perturbations des opportunités de mélanges de masses d’air propices à précipiter.

Il serait important que les spécialistes de météorologie veuillent bien confirmer par des calculs et des simulations, les forts soupçons que soulève la concomitance des 3 séries d’effets secondaires constatés un peu partout sur la Terre:

– 1. réchauffement régional

– 2. sécheresses chroniques

– 3. incendies de grande ampleur.

Documentation: Incendies de 2025 à Los Angeles  Il s’agit de centaines de morts et de milliards de US$ de dégâts (maisons brûlées).

… en présence de fermes nombreuses d’éoliennes géantes dans la région; en effet, pour ne pas être contraints à fournir le courant aux usagers à trop grande distance, les éoliennes géantes ne sont pas situées à l’autre bout du pays !

Constat de situation en Suisse 

Pour délivrer des permis de construire des fermes d’éoliennes géantes sur territoire suisse, il n’est actuellement absolument pas tenu compte des 3 séries d’effets secondaires dénoncés ici. Sur internet, on trouve:

« … Les éboulements sont fréquents dans les montagnes suisses, souvent déclenchés par le changement climatique qui fragilise le pergélisol et les glaciers. Parmi les événements récents, l’effondrement du glacier du Birch a détruit le village de Blatten en Valais …»

Ce qui montre bien que nous sommes concernés par le sujet des réchauffements très supérieurs aux moyennes globales connues. Dans la situation d’ignorance actuelle, il est évident que les victimes des augmentations de températures locales ne peuvent pas soupçonner des éoliennes géantes, à des dizaines ou à des centaines de km de là, d’être responsables des modifications de leur climat local, par freinage de leurs vents.

Les victimes ne seront ainsi pas dédommagées par les exploitants des vents, naissant  en Suisse ou à l’étranger, augmentant pourtant substantiellement les températures qu’elles subissent à cause de ces exploitations.

*  *   *

Pour que la Suisse ait une chance de se tirer d’affaire dans cette situation délicate, il faut se référer à la Documentation de lien: «Du photovoltaïque sur le toit» publié le 6 novembre 2020.

André Bovay-Rohr, 1114 Colombier (VD), le 23 juillet 2026

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