La Suisse devra se débrouiller TOUTE SEULE …

Il y a heureusement de très rares retraités suisses de formation scientifique, qui ont le courage de dénoncer les dérapages énergétiques de la Confédération et de nos cantons romands ! C’est un service rendu à la communauté, que les pouvoirs publics aussi bien que les médias ont jusqu’ici méprisé: ce N’EST PAS un avis parmi beaucoup d’autres – à faire la sourde oreille, très dure sera la chute …

Les rédacteurs en chef de nos journaux ne réalisent pas la chance qu’ils ont, qu’un spécialiste libre et indépendant – qui pourrait jouir tranquillement de ses vieux jours –  prenne la peine contester les pires sottises qu’on peut lire dans leurs colonnes.

En ce qui concerne Le Temps, je lui reproche de publier par exemple le 27.6.2013 un propagandiste comme Dieter Majer, sans aucune critique dans le même numéro (un Gobeur s’ajoutant à une myriade de Verts tout aussi Gobeurs, qui ont entraîné leur pays dans une effarante pétaudière technique et financière: l’amplification de l’exploitation du charbon et de la lignite) … Voir ce qu’en ont dit les auteurs scientifiques Dupont et De Reyff dans les Observateurs . Voir aussi la réaction officielle signée Oskar Grözinger, dans le Temps, rubrique OPINIONS Mardi 20 août 2013     Pourquoi les centrales nucléaires suisses sont les plus sûres

La carte du désastre de l’exploitation à grande échelle en Rhénanie-Westphalie de la lignite: TANT PIS POUR LE CO2, alors que des dizaines de villages vont être détruits 🙁

Lignite exploité en BRD - planification

Source:   http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Rheinisches_Braunkohlerevier_DE.png

Ci-dessous la lettre de lecteur de M. De Reyff (sur quatre soumises, une seule a été publiée depuis juillet 2013 !) parue dans Le Temps le 7.10.2013, avec un titre au sens modifié (!) par la Rédaction 🙁

Il en ressort que l’Allemagne N’EST VRAIMENT PAS un modèle énergétique

La Suisse va être bien seule, quand elle devra débrancher ses précieuses mais vieilles centrales nucléaires: personne en Europe n’aura de surplus à lui vendre en hiver et personne ne voudra plus de sa trop chère électricité hydraulique … Il y a en cette affaire d’énergie beaucoup de chemins (qui la plupart mènent dans le fossé), mais il n’y a qu’ une unique voie royale, qu’on peut résumer par : « il ne faut surtout pas sortir du nucléaire, il faut en détruire les déchets».

L’éditeur

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Pensier (FR), le 1.10.2013

L’Allemagne exemplaire, vraiment ?

Votre Analyse (LT 27 septembre) de la Stratégie énergétique du Conseil fédéral cite l’Allemagne quasiment comme un exemple à suivre et conclut même que ce pays respecte les critères du Traité de Kyoto. Voyons ce qu’il en est vraiment de cette Allemagne, qui se veut donneuse de leçons avec ses parcs solaires et éoliens ! Sa consommation de charbon n’est pas modeste, elle est passée de 72 à 79 millions de tonnes équivalent-pétrole (Mtep) entre 2009 et 2012, soit un accroissement de 10%. Cela est dû à la mise en route de nouvelles centrales électriques à charbon (lignite et anthracite), produisant à ce jour 45% de l’électricité allemande, une part prépondérante donc, et cela pour cause de fermetures progressives de centrales nucléaires. En comparaison, l’éolien contribue pour 8% et le solaire pour 5%, mais de façon aléatoire, selon les heures et les jours. Il faut, par contre, des centrales qui marchent en continu, jour et nuit, pour assurer la production en ruban, avec une puissance nécessaire de plusieurs dizaines de gigawatts tout au long de l’année pour couvrir la demande de base en électricité du pays ; ce que ne peuvent assurer ni l’éolien ni le solaire. Corrélées à cette augmentation du recours au charbon, les émissions allemandes de CO2 ont également crû, passant de 800 à 815 millions de tonnes de CO2 (MtCO2) de 2009 à 2012 (soit 10 tCO2 par habitant), alors que le but de tous les pays est de faire diminuer leurs émissions de CO2. Est-ce ainsi vraiment vouloir respecter Kyoto ? Les chiffres pour la Suisse sont de 0,14 Mtep de charbon et de 41,8 MtCO2 (soit 5,2 tCO2 par habitant). Il n’y a pas davantage de commentaires à faire ! Non, l’Allemagne n’est pas du tout exemplaire en la matière.

Christophe de Reyff

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Une fin durable de la Suisse

Dans son histoire géologique, et dès les débuts de l’existence de notre espèce homo sapiens sapiens, le territoire suisse a été 90% du temps inhabitable: couvert de glaciers environ 100’000 ans, avec des interglaciaires d’un peu plus de 10’000 ans.

Extension des 3 dernières glaciations

Extension des 3 dernières glaciations

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Glaciation_de_Würm

Le premier signe d’occupation en Suisse date de -17’500 av. JC; le Léman a été libre de glaces vers -15’000. Or l’évolution inverse, la glaciation même temporaire, qui rendrait la Suisse inhabitable pour 10 ans au moins, peut se produire en tout temps: il suffirait qu’un super-volcan (comme par exemple le Yellowstone) produise au moins 1’000 Km3 DRE (Km3 d’équivalent de roches), en une éruption de deux semaines; il suffirait aussi qu’une comète ou une météorite de plus de 1 Km de diamètre heurte la Terre, pour obtenir des effets semblables. La simulation de la situation …

2013.10-07 Toba NasaSource: http://www.giss.nasa.gov/research/briefs/shindell_12/

… montre les effets, sur le climat global, de l’éruption du Toba, en Indonésie, vers -73’000, qui a émis dans les 3’800 Km3 DRE et a provoqué une chute générale de températures de -20°C; dans ces conditions, une lueur crépusculaire à midi, il n’y aurait actuellement en Europe plus du tout d’agriculture pendant au moins 10 ans; c’est dans ces conditions que notre espèce a frôlé l’extinction, les derniers survivants ont vécu misérablement pendant des siècles dans la cuvette du Congo, entre autres.

Les Européens – les Suisses les premiers concernés, car ils vivent à côté des glaciers – pour survivre devraient déménager plus au sud, traverser la Méditerranée, parvenir jusqu’à la zone intertropicale; au lieu d’une émigration désespérée

Repoussés de partout

Repoussés de partout

Source:   http://nawaat.org/portail/tag/immigration-clandestine/

On pourrait imaginer quelques préparatifs intelligents, pour éviter un sort aussi épouvantable …

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Irresponsabilité énergétique

Les cantons ces temps se basent naïvement sur la stratégie énergétique proposée par la Confédération; c’est désastreux, parce que cette stratégie, calculs refaits, est pourrie au point qu’elle n’a pas la plus petite chance de réussir … Où je m’étonne, c’est qu’il y ait des politiciens et des journalistes, pour imaginer que la Suisse, malgré ces avertissements scientifiques, puisse échapper à une douloureuse cassée de figure (qu’il n’y aura pas besoin d’attendre 40 ans !).

C’est prématuré, parce qu’elle n’a pas encore été adoptée: d’accord avec le journaliste Peter Morf (de Finanz und Wirtschaft), j’espère bien que le Parlement va y mettre le hola.

Documentation scientifique: Pénuries de 70% !  Coincés sur les transports …  Le domaine de la radio-protection vacille  Une vision irréaliste

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Soulager l’allergie aux acariens, avec de l’énergie

L’allergie aux acariens, la sensibilité aux excréments et aux débris de ces animaux microscopiques, est une affection qui  ne fait pas partie de notre patrimoine génétique: elle s’acquiert. L’énergie peut servir à combattre ces parasites. 

D’expérience, il semble que des doses massives d’un allergène – ou une forme chimique adéquate – parvenu dans la circulation, par exemple par les muqueuses, par les bronches ou par les poumons, fourvoie le système immunitaire. Il serait donc intéressant de savoir quand et comment cette calamité peut vous frapper; or les biologistes et les médecins décrivent très bien le mal, mais les circonstances à éviter pour le contracter restent floues: une jeune mère de famille de ma connaissance, cheffe-infirmière de métier, en 1943 ne savait pas que le grand nettoyage d’un grenier très poussiéreux, même à 1’000 mètres d’altitude, allait déclencher chez son bébé (qu’elle ne voulait pas laisser seul) une allergie sévère aux « poussières de maison ». Tous les traitements de désensibilisation n’ont eu qu’un effet momentané: le fléau jusqu’à nouvel ordre persiste à vie …

Nous allons entrer dans la période de l’année, dans notre contrée à 46°33′ N et à climat tempéré, que les acariens domestiques affectionnent le plus (chaleur + forte humidité naturelles). Autrefois, dès début août et jusqu’à la période de chauffage, j’étais au plus mal: rhume perpétuel, asthme, angines et bronchites; un festival de maux et de surinfections; il fallait aussi éviter comme la peste les maisons à odeur de moisi: les acariens s’y plaisent aussi beaucoup.

Cette affection a des effets désastreux sur les performances physiques; on ne sait pas si elle est ou non à l’origine d’autres maux, comme la fibrillation auriculaire, mais elle semble en rapport, par moments et par périodes avec votre capacité à mémoriser; ce qui pour les études et pour un métier intellectuel comme informaticien peut se révéler catastrophique; placer des vacances à la mer ou à la montagne à ces moments critiques, quand c’est possible, est une des solutions … ; mais il y a beaucoup plus simple, meilleur marché et totalement inoffensif.

Le procédé. Tous les textiles se trouvant directement sur la peau – ou susceptibles de devenir humides, ou connus comme affectionnés par les acariens – doivent passer une fois par jour au séchage et à la cuisson de quelques heures à 55°C au moins; camisoles, chemises, pull-overs (laine ou coton), caleçons et chaussettes sont ainsi assainis une fois par jour, toute l’année. Sur l’oreiller, un linge de bain 40 cm x 1 m. est là pour absorber l’humidité et passe aussi à la cuisson selon besoins.

Recette pratique. Utiliser seul, sans demander d’aide à quiconque, un radiateur sèche-linge; disposer les pièces à sécher et à cuire sur les rayons supérieurs, recouvertes d’une triple couche isolante – laine, peau de mouton, laine. Utiliser la partie inférieure du radiateur pour préparer en permanence deux linges pour l’oreiller; il reste encore de la place pour un linge des mains; ces linges forment l’isolant thermique de cette zone du radiateur. D’autres objets placés aux environs (par exemple des sandales de maison) vont aussi sécher: la chaleur perdue par le dispositif les échauffe par les infrarouges et génère un courant d’air ascendant sec.

2013.07-20 radiateurA gauche: Sèche-linge Arbonia Bagnotherm prêt à l’emploi, 60 cm de large et 1.25 m de haut, stabilisé à 55°C; le caloporteur est une huile: cela lui donnera longue vie !

A droite: en production: toutes les parties brûlantes ont disparu sous des isolants thermiques (ou les linges à sécher).

Le radiateur à échelons, acquis en 1998, utilise la circulation « aller » de l’eau chaude sanitaire en permanence; on trouve donc tout en bas un tube supplémentaire, pour court-circuiter le radiateur s’il faut l’arrêter (en production, pour alimenter l’échangeur de chaleur de gros diamètre, le robinet du milieu est fermé, celui de droite est ouvert).

Aspect énergétique: en mi-saison et en hiver, les faibles pertes thermiques de ce radiateur de cuisson sont directement à soustraire des besoins en chauffage; en été, la fourniture de chaleur par les panneaux solaires thermiques est surabondante (la chaleur doit être obligatoirement gaspillée la nuit); nous sommes donc, spécifiquement pour cette application et dans une maison chauffée par le soleil, à coûts de chaleur nuls.

Optimisation d’un gouffre à énergie bien connu: la pompe hydraulique à moteur électrique 🙂

Un thermostat judicieusement placé vers l’arrivée de cette conduite commande le moteur électrique de la pompe du circuit d’eau chaude de toute la maison et garantit donc toute l’année les 55°C; c’est le seul courant électrique, demandé en petite partie par cette application, le thermostat faisant que cette pompe n’a besoin de fonctionner environ qu’à 50% (et même si sa puissance était inadéquate – par exemple trop puissante – cet asservissement fait qu’elle n’utilisera pas plus que l’énergie électrique indispensable).

Explication: les acariens (plus leurs oeufs et vraisemblablement encore d’autres pathogènes) ne supportent pas des heures durant, à la fois la sécheresse ET environ 55°C; les placer sur ce radiateur les tuera jusqu’au dernier; la rotation des textiles ainsi cuits et recuits allant apparemment beaucoup plus vite que leur taux de reproduction, ceux qui séjournent sur votre personne migrent en partie dans ces vêtements et donc disparaissent peu à peu. Si la moitié d’entre eux est par hypothèse détruite à chaque cuisson – sans qu’ils aient pu se reproduire – au bout de 10 cuissons il n’en reste plus que 1 sur 1024 …

Il n’y a pas besoin d’une cuisson à 110°C pendant 10 minutes de vos textiles – que vos lainages ne supporteraient de toutes façons pas. Le procédé, extrêmement économique,  est donc préventif au long cours, et curatif lorsque la décontamination commence.

Résultats: Avec un recul de plus de 20 ans – si mon allergie à la poussière de maison n’a évidemment pas été éliminée – les épisodes de rhume allergique ont presque disparu, l’asthme a régressé, l’amélioration de mon état de santé est évident. Le travail de la ménagère en a été fortement allégé, le patient pouvant très bien gérer lui-même les soins particuliers à la lingerie réclamés par son affection.

André Bovay-Rohr, Colombier(VD), 21 juillet 2013

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Géothermie profonde en Pays de Vaud

Le flux thermique venu du Globe est en Suisse romande d’environ 75 KW thermiques par Km² de territoire; c’est toujours pour le physicien la stupéfaction, d’entendre parler de centrale électrique dans ce contexte: si l’on exploite plus de quelques dizaines de KW thermiques, on puise dans des réserves de chaleur fossile – ce qui n’est pas durable …

Il y a aussi la probabilité de déclencher des micro-séismes dûs non seulement  à la fracturation ou aux variations de pression des débuts, mais encore avec le temps à la contraction du volume exploité, par refroidissement.

Forer à 5’000 m ou plus mène dans des couches géologiques, où l’on trouve non seulement de l’eau à plus de 180°C, mais aussi toutes sortes de gaz, de sels minéraux, de bitumes ou de boues; corrosifs, malodorants et dangereux pour certains … Se documenter sur Lacq, France, forage difficile en 1951 et Sidoarjo, Indonésie, forage catastrophique en 2006.

Au vu de ce qui précède, vouloir remplacer même seulement une minuscule fraction des centrales nucléaires (sacrifice inutile !) et du chauffage au mazout par des centrales géothermiques relève en Pays de Vaud  du fantasme idéologique. La cassée de figure technique et financière annoncée par les physiciens est probable – à moins qu’on fasse de ces forages, en passant, toute autre chose que ce qu’on annonce, telle qu’une exploitation de pétrole ou de gaz de schiste …

Le projet évoqué dans la lettre de lecteur ci-dessous est documenté sur le site energeô la Côte ; à son sujet j’ai retenu trois chiffres: un devis de 104 millions de Fr., l’ambition de forer jusqu’à 5’000 m de profondeur et la donnée moyenne d’un degré géothermique spécifiquement romand de 35°C/Km. Ce site détaille quelques avantages de la géothermie profonde – qui sont indéniables en zone volcanique, comme dans le Lardarello, Italie, première exploitation en 1904 – mais il ne dit pas grand-chose de ses inconvénients fondamentaux.

En ce qui concerne la Confédération, lire  Résultats provisoires de la consultation fédérale suisse  ; depuis, les avis de scientifiques indépendants ont été avec beaucoup de hauteur simplement ignorés … d’où un gaspillage phénoménal des deniers publics 🙁 sans parler d’un avenir potentiellement très noir; lire par exemple    Danse au bord du gouffre  parmi moult articles de la catégorie « Suisse », comme Pagaille fédérale sur l’énergie .

L’éditeur, rév. du 18.7.2013.

Lettre de lecteur (parue le 21 juin 2013 page 12 du Journal de Morges)

La présente fait suite à l’article « Nouvel élan pour la géothermie » paru le 7 juin 2013 page 12 du Journal de Morges.

Parmi les rares physiciens, ayant refait les calculs menant à déterminer la stratégie énergétique de la Confédération, j’ai dû constater avec effarement qu’elle n’a pas la plus petite chance de réussir: cela a été dit officiellement à qui de droit, tout comme la Fédération romande de l’énergie d’ailleurs, en janvier dernier. Documentation à rechercher sur:   www.entrelemanetjura.ch

Cette stratégie se poursuit, y compris au fin fond de nos campagnes, comme si de rien n’était, avec des parcs éoliens ou photovoltaïques, par exemples. Cette stratégie a été reprise par le Canton de Vaud; elle nous mène à gaspiller notre argent, dans une technique de géothermie profonde, qui n’est pas durable dans les puissances envisagées.

Pour les 4 sites proposés par la SEFA et par Romande énergie, il faudra investir dans les 30 millions de Fr. pour l’exploration et en cas de succès (un cas sur 3) au moins 50 millions supplémentaires pour chaque usine; c’est donc de l’argent venu de nos factures d’électricité, les risques autres que financiers seront couverts par le contribuable suisse; car il s’agit d’entreprises à risques, dont les techniques sont très proches de l’exploration pour des gaz de schistes ou du pétrole; dans une zone aussi habitée que notre région, pareille audace me surprend !

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), 7 juin 2013

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Quand change l’axe de rotation du Globe

La Terre est un gyroscope soumis principalement aux champs de gravitation du Soleil et de la Lune. Son axe de rotation est incliné d’environ 23.5 ° par rapport à son plan de l’orbite. C’est cette inclinaison persistante, à qui nous devons les saisons, une précession et tous les quelque 100 siècles, un changement d’axe du manteau du Globe (qui reste à quantifier précisément à partir de données récentes). L’étrangeté du comportement de notre Globe a été découverte bien avant les travaux de l’auteur dès 1976, qui a eu le bonheur de pouvoir se fonder sur les données de dizaines de spécialistes. Le point de départ de l’étude a été la découverte en Sibérie orientale de la congélation, persistant sur des dizaines de milliers d’années, de plantes et d’animaux fossilisés très brusquement: le nom de l’étude était « Mammouths et petites fleurs » ©.

*  *  *

Qu’est-ce que la précession des équinoxes ? La forme réelle du Globe est proche d’un ellipsoïde à symétrie de rotation, où le diamètre à l’équateur est d’environ 12’756 Km et celui aux pôles de 43 Km de moins; un aplatissement de 1 / 298. C’est l’attraction de la Lune sur le bourrelet équatorial (pour 2/3) et celle du Soleil (pour 1/3), qui forment les moteurs de précession exerçant une torsion sur l’axe du Globe; la torsion est nulle quand ils sont dans le plan de l’équateur terrestre, autrement, le couple de torsion s’exerce toujours dans le même sens; pour le Soleil par exemple:
1990 Globe torsion hor
Source des figures: l’auteur, 1990

Pour la Lune, son action comme moteur de précession est maximale tous les 14 jours. Selon les travaux du Pr. Jacques Laskar, c’est à la Lune que le Globe doit d’échapper à une évolution chaotique de la direction dans l’espace de son axe de rotation.
La Terre présente une précession d’environ 25’800 ans en moyenne (par rapport aux galaxies lointaines). Par rapport au Soleil, cette précession est variable, dure entre 19’000 et 23’000 ans, selon la théorie des cycles astronomiques de Milankovitch [3], bien vérifiée en géologie par les données du terrain.

La structure interne du Globe est connue des géophysiciens, par exemples [1], [2], … , [5]. Son centre est occupé par une boule de ferro-nickel liquide de 6’960 Km de diamètre (± 6), qui contient elle-même en son centre une « graine » de ferro-nickel pâteux à solide, de 2’434 Km de diamètre (± 20). Ce centre liquide+graine représente grosso modo un tiers de la masse de la planète. Le ferro-nickel liquide a une viscosité très proche de celle de l’eau; c’est dans ce liquide, électriquement conducteur, que naît la chaleur dégagée massivement entre autres par des réacteurs à onde de combustion nucléaire naturels [4], à la surface de la graine, découverts par l’équipe du Pr. Rusov (utilisant des données d’un télescope à neutrinos); le manteau, qui recouvre le centre liquide du Globe, est un solide pâteux d’environ 2’886 Km d’épaisseur et tourne légèrement plus vite que le centre: le champ magnétique résulte des divers mouvements animant le ferro-nickel liquide – une dynamo naturelle.
A propos de la forme des ellipsoïdes internes: l’aplatissement diminue à 1 / 400 à la surface du noyau liquide et à 1 / 500 à la surface de la graine [1].

On pourrait donc penser avoir affaire à un gyroscope hybride ©, mi-solide, mi-liquide.

En physique élémentaire, on ne voit généralement rien qui ressemble à une expérience avec un gyroscope hybride; or ce n’est pas difficile à construire; l’auteur a tourné une toupie en bois, comprenant le long de son axe un petit réservoir de liquide interchangeable, une boule de ping-pong pleine d’eau et une autre pleine d’huile; la toupie à l’image date de l’année 1988 :
1989 toupie hybride

Source des photos: l’auteur, 2013

Quand on utilise la toupie sans le réservoir, elle présente une précession, comme tout gyroscope solide; quand on y ajoute le réservoir d’eau ou d’huile, la toupie devenue gyroscope hybride © se dresse très vite et ne précessionne plus du tout, présente une légère nutation … si on la perturbe, elle revient très vite à cette position stable.

En astronomie, nombreux sont les planètes ou les satellites étant aussi ou ayant été des gyroscopes hybrides, connus comme tels, et n’ayant pratiquement aucune inclinaison sur le plan de leur orbite: leur axe y est pratiquement perpendiculaire; c’est par exemple le cas de Jupiter.
Pourquoi la Terre, avec un centre gigantesque, trouvé liquide par sismologie, a-t-elle une inclinaison persistante sur le plan de son orbite – pourquoi avons-nous des saisons ? Etrange … ce n’est donc PAS un gyroscope hybride; le monde scientifique a fait d’immenses progrès dans la compréhension du comportement du système solaire et des planètes comme la Terre; mais il reste à exploiter le fait qu’une dynamo aussi complexe que le centre du Globe ne se comporte pas comme un liquide; ce centre se comporte presque toujours comme un solide, de toute évidence à cause de l’intense champ magnétique, mais avec des épisodes violemment perturbés. Avec le noyau solide et le manteau solide que sépare la source d’un champ magnétique parfois variable, on a affaire à une structure en sphères concentriques de moteur électrique. Les changements d’axe du Globe seront provoqués par des échanges de moments de rotation entre le manteau et le noyau métallique, ce qui fait que l’axe de rotation du Globe va rester largement inchangé (aux frottements et à la dissipation en chaleur près).

1988 Globe moteur électrique

On peut aussi penser avoir affaire à un gyroscope articulé ©, plusieurs quasi-sphères solides, liées par très peu de liquide, de la pâte et des champs électro-magnétiques localement intenses.

Des expériences simples ont été faites en 1988 avec une toupie en trois parties en cire: deux hémisphères liées à l’extérieur et un noyau interne libre, avec légers frottements: 

1990.08-03 Toupie articuléeL’auteur tenant la toupie articulée ©, photo ARC, 3 août 1990

Les tests faits avec la toupie articulée, construite par l’auteur, montrent que, contrairement aux gyroscopes hybrides, les gyroscopes articulés conservent leur précession, entrecoupée d’épisodes de débrayages-rembrayages brusques, chaque fois après un demi-tour de précession au plus; l’expérimentation est rendue difficile, par le fait que des gyroscopes sphériques sont très instables et doivent donc tourner très vite.

Les schémas de Blanchard confirment pour le Globe cette sorte de comportement [8].

Avec une dynamo comme celle du Globe, on entre dans le domaine de la magnéto-hydrodynamique (MHD), domaine traité à fond en physique des plasmas (autres fluides électriquement conducteurs); le comportement de ces fluides est très instable (par exemple le Soleil tout entier change de polarité magnétique tous les 11 ans environ …); la dynamo du Globe n’échappe en partie à cette instabilité que parce qu’elle est encapsulée dans son manteau solide et contient une graine solide.

Il arrive que le champ magnétique externe terrestre s’affaiblisse et même disparaisse [5]; on trouve encore plus curieux: les enregistrements d’évolution en quelques jours, découverts dès 1977 par les Pr. Michel Prévôt et Robert Coe, dans les champs de laves figées de la Steens Mountain [7] (dans l’Oregon; selon sa situation géographique et lors de ces éruptions, cette montagne se situait sur le point chaud du Yellowstone, à plus de 1’000 Km de l’emplacement actuel de celui-ci sous la plaque tectonique, selon la carte [6] page 10). Il y a double curiosité, l’ampleur de la variation angulaire du champ magnétique terrestre enregistrée dans les coulées de laves et la très haute vitesse de cette variation: 3° à 10° par jour (!), selon la publication en français:

1990 prevot et coe

La figure 2 montre une telle « impulsion » du champ: un groupe de 9 coulées dont les directions d’aimantation rémanente sont semblables, la dernière d’entre elles étant la B52 (en dessous), précède un saut de 90° vers la direction enregistrée par la coulée B50 (au dessus). Celle-ci est elle-même suivie d’un groupe de 6 coulées qui confirment cette direction de manière quasi-indistincte. Surtout, cette figure montre les directions enregistrées par les échantillons successifs prélevés à l’intérieur de la coulée B51, celle précisément, d’une épaisseur d’environ 2m, qui se situe, dans l’ordre stratigraphique, entre la B52 et la B50.

Source de la figure [7 a], source du texte en français: [7 c]

Les faits ont été confirmés par des recherches ultérieures [7 b] en 1995

En admettant qu’on ait affaire au vecteur champ magnétique terrestre global (produit par la dynamo stabilisée), on y reconnait le tracé perturbé du raccordement mécanique par frottements de deux gyroscopes concentriques et tournant selon deux axes différents.

Exemple de tracé caractéristique, obtenu par une expérience mécanique simple en 1988 (une toupie de forme ellipsoïdale frottant sur un panneau horizontal avec colorant; le poids et l’inertie de la toupie fournissent l’énergie pour compenser un frottement important à l’axe;  topologiquement parlant la toupie et le plan horizontal sont des sphères); la ligne noire représente la succession des contacts entre le plan horizontal et l’axe de rotation instantané de la toupie; l’objet a été présenté au Pr. Michel Prévôt en octobre 1990.

1988 Toupie de couture  1. Début                                         2. Mi-parcours                  3. Position finale stable.

Source des photos: l’auteur, 2013; l’épouse de l’auteur a sacrifié en 1988 un oeuf de couture à la science.

Pourquoi le manteau terrestre n’a-t-il pas rempli sa fonction de filtre électro-magnétique passe-bas (coupure des hautes fréquences absente) ? On doit supposer que le point chaud du Yellowstone, en pleine vigueur à ses débuts, a créé une sorte de fenêtre dans les 2’886 Km du manteau, de canal par où le signal observé a passé. C’est ordinairement la conductivité électrique du manteau, qui masque aux géologues la turbulence et l’instabilité réelles de la dynamo du Globe; avec des réacteurs nucléaires très puissants et peu stables, situés au-dessus de la surface de la graine [4], et alimentant en chaleur énergiquement localement le fond de l’océan géant (de 2’263 Km de profondeur de ferro-nickel liquide), la météo doit y être très tumultueuse … Tant que la provision de noyaux lourds (Uranium, Thorium, Plutonium, etc., transmutés par bombardement de neutrons rapides en matériel fissile, puis fissionnés par des neutrons lents) n’y sera pas épuisée, l’échauffement local va se poursuivre, générant les points chauds du volcanisme: peu probable que la graine puisse croître dans ces conditions. Il est très intéressant de savoir qu’il existe probablement, sur ou au voisinage de points chauds, des endroits où l’activité électro-magnétique à haute fréquence du noyau du Globe pourrait être mesurée; en Europe: l’Islande, Naples et les archipels des Canaries et des Açores; aux USA, le Yellowstone.

C’est vraisemblablement aussi cet effet d’écran électro-magnétique, qui fait que les sautes du champ magnétique solaire ne lancent pas la dynamo du Globe à s’exciter rapidement …

Si le tracé du champ magnétique global montre le raccordement en quelques semaines de la dynamo et du manteau terrestre (que ce soit comme moteur électrique ou en fin de phénomène par frottements), on peut aussi en conclure que le tiers de la masse du Globe a fait changer mécaniquement l’axe de rotation du manteau de quelques degrés en quelques semaines, selon un tracé qui va ressembler à une spirale d’Euler.

La conséquence climatique finale de ce changement (où les 15° ont été choisis comme ordre de grandeur pour la commodité du dessin):

1986 chgt pôle géogr

Les conséquences géométriques de ce changement seront la mise hors service provisoire des systèmes GPS et Galileo (plus de 3 milliards d’€, dont 60 millions d’€ pour 2008 à 2013 pour la Suisse) et l’obligation de refaire toutes les cartes …

Le 16.7.2003, M. Benedicto, Directeur responsable de Galileo à l’ESA, a été dûment informé de cette possible panne future – tout comme les responsables en Suisse de ce projet par M. Affolter: pas de réponse, un silence radio total. Le journaliste Philippe Barraud, Le Temps à Genève, a reçu copie: même silence radio, aucune question, pas la moindre curiosité; à ma connaissance, aucun début d’article sur le sujet …

Un érudit, M. Jacques Blanchard, a remarqué dès 1938 que les glaciations présentent un déphasage selon la longitude; localement on remarque une succession de climats chauds, de loess (climats froids secs) et de solifluxions (climats froids humides), par exemple en France enregistrés dans les terrasses de la Somme (travaux et cours de l’Abbé Henri Breuil). Ces informations sont utilisables pour déterminer les fréquences et les angles réels des changements d’axe du Globe. Résultat de mes travaux de 1986 sur les données de J. Blanchard:

1988 pôle du froid N

D’après Blanchard, lors du prochain mouvement de l’axe du manteau du Globe, la France aura froid, comme toute l’Europe occidentale, au point d’en devenir inhabitables … Les données de Prévôt, Coe et al sont de nature à accréditer la survenue du phénomène mécanique principal de chaque changement en quelques semaines.

André Bovay-Rohr
Physicien et informaticien retraité
CH-1114 Colombier (VD), le 21 juin 2013

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Bibliographie:

1. Dehant Véronique et Rosenblatt Pascal, Université catholique de Louvain; Cours PHY2160 Géophysique interne

2.  Précession

3.  Globe terrestre   Sa précession   Cycles atronomiques de Milankovitch

4.  Une des sources d’énergie nucléaire du Globe.

5.  Inversion du champ magnétique de la Terre

6. Robert B. Smith et Lee J. Siegel,  Windows into the Earth, Oxford university press, 2000

7. a) Robert S.Coe et Michel Prévôt, Evidence suggesting extremely rapid field variation during a geomagnetic reversal, Earth and Planetary Science letters, 92 (1989) pages 292-298, Elsevier Science Publishers B.V.

7b) R.S. Coe, M.Prévôt et P. Camps, New evidence for extraordinarily rapid change of the geomagnetic field during a geomagnetic reversal, Nature vol 374, 20 april 1995

7 c) CNRS INFO N0 203 1.7.1990 page 8

8. Jacques Blanchard, L’hypothèse du déplacement des pôles et la chronologie du quaternaire, Monnoyer (imprimerie), Le Mans, 1942

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Fausses pistes.

Toutes les pistes de recherches et de développements, en matière d’énergie et de ses séquelles, ne sont pas bonnes, hélas. D’autres manquent cruellement. C’est le coeur lourd que de nombreuses discussions privées me conduisent à mettre les points sur les i 🙁

1. Les incertitudes, à propos de l’influence de l’humanité sur le climat global, ne sont en aucune manière une sorte de permis de polluer durablement (par du CO2, par exemple).

L’affaire est très compliquée, voir par exemple le forçage thermique naturel par le Soleil (le forçage à plus long terme, environ -0.01°C par siècle, dû à l’évolution de l’orbite de la Terre, n’y figure pas):

Soleil

Source de la figure:   http://la.climatologie.free.fr/soleil/soleil3.htm#effets

En astrophysique, on peut donc dire du Soleil qu’il se comporte en céphéide …

L’influence humaine s’ajoute au rayonnement solaire, manipule notre source d’énergie primaire de beaucoup plus que 0.4°C. En optique physique, on sait qu’un gaz à effet de serre (comme la vapeur d’eau H2O, le CO2 ou le gaz des marais CH4) agit instantanément et que de minuscules traces dans l’atmosphère peuvent avoir un impact démesuré: la très instable machine climatique se met en marche à retardement, à cause des propriétés optiques et thermiques régulatrices de l’eau (vapeur, liquide, brouillard, neige et glace); mais après, c’est une machine monstrueuse, impossible à arrêter !

La mesure de la température globale est fort difficile – et donc il faut considérer d’autres indices à grande échelle: le taux de CO2 (400 parties par million ppm) mesuré loin de la civilisation, la taille et l’épaisseur des glaces circumpolaires, le niveau de l’océan, les statistiques de typhons et tornades, l’altitude limite des forêts, par exemples. Les indices actuels sont désastreux – à mon avis la situation va devenir progressivement intenable – les climato-sceptiques ont tort.

2. Le pétrole (bitumineux), le charbon et le gaz (de schiste) financièrement parlant « pèsent » des milliards de $, sont pour l’environnement des catastrophes locales; globalement leur usage est responsable d’une aggravation continuelle de la pollution au CO2 et au CH4 (heureusement dégradable en CO2). La civilisation en dépend totalement et consacre des ressources gigantesques pour en trouver toujours plus. Une histoire qui ne peut que mal finir … s’ils ne sont pas remplacés rapidement: quelle catastrophe sera-t-elle assez méchante pour qu’on s’y décide sérieusement ? Or les sources d’énergie primaires renouvelables ne font jusqu’à nouvel ordre pas le poids pour les concurrencer …

Il restera surtout l’énergie nucléaire, une fois surmontée la peur infondée qu’elle inspire; pour remplacer durablement les sources d’énergie actuelles et polluantes, il faut leur opposer des sources commodes, plus puissantes et meilleur marché: du nucléaire de 4ème et 5ème génération, produisant en abondance, pendant des siècles, de quoi assurer une transition réaliste vers une Société moins énergivore (voir une des bonnes solutions de nouvelles constructions), moins prédatrice et perturbatrice du milieu naturel.

3. Les accumulateurs d’énergie sont le talon d’Achille des énergies renouvelables. L’électricité une fois produite doit être consommée sur l’instant; l’accumulation, sous une forme ou une autre occasionne des pertes d’au moins 20% et coûte des fortunes.Voir en Suisse romande les projets Hongrin-Léman renforcé et Nant de Drance agrandi .

L’hydrogène (qu’on tente de rendre techniquement utilisable par le grand public) est marqué défendu (il fait partie de la liste exhaustive de l’ONU des CFC tueurs de la couche d’ozone stratosphérique); l’acide formique (dégradable) est toxique; lithium et cadmium sont durablement très toxiques …

4. La géothermie profonde en Suisse est une source d’énergie possible, mais provisoire et non durable, si l’on dépasse l’exploitation du minuscule flux thermique connu d’environ 75 mW/m2. C’est une énergie abondante, mais fossile …

Source fouillée :   Programme_GeoNE_Rapport_Final_CREGE2012.pdf

5. Les éoliennes ont sur le climat continental un effet global qui ne semble pas avoir été investigué à ce jour: en modifiant la circulation atmosphérique locale, les grands parcs éoliens pourraient très bien induire des modifications des vents et de l’humidité, en particulier perturber les pluies à des centaines ou à des milliers de Km sur le continent. 

parc-eolien-off-shore

L’humidité de l’air est modifiée par un parc éolien

 

Les éoliennes, du point de vue mécanique des fluides, sont à considérer comme des collines couvertes de peupliers: prélèvements d’énergie négligeables ou « battements d’ailes de papillon » inopportuns ?

Sont-elles entrées dans les modèles des météorologues ?

6. On ne peut pas rêver remplacer l’énergie nucléaire en Suisse par du photovoltaïque, des éoliennes et des économies d’énergie relevant du rationnement de temps de guerre. Les quantités et les dérivées selon le temps (puissances disponibles, calendriers) n’y sont pas. Notons simplement que les Verts de tous bords ont fait en Suisse – à leur corps défendant – le jeu des vendeurs de gaz et d’électricité au charbon et au gaz … 🙁

La stratégie énergétique de la Confédération n’a aucune chance de fonctionner vraiment, tout particulièrement si les sources d’énergie primaires polluantes allaient inopinément tarir: QUI va enfin casser officiellement le morceau ? On ne va pas recommencer le début de ce blog … 🙂

§  Espérons que la liste des possibles fausses pistes s’arrête là provisoirement …

André Bovay-Rohr, Colombier-sur-Morges, le 30 mai 2013, rév. forme 2015 et 2018

 

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Un semblant de démocratie

La structure de nos sociétés d’électricité, et la manière dont elles sont gérées, nous ont fait perdre le contrôle sur ce qu’elles font. C’est d’autant plus embarrassant que nous bénéficions de prestations impeccables, du courant électrique de la meilleure des qualités possibles. C’est pour le futur qu’on doit se faire des soucis !

Hier avait lieu l’assemblée générale de la Romande énergie holding SA (REH), qui autrefois s’appelait Compagnie vaudoise d’électricité (CVE), avant d’avoir absorbé moult petites sociétés et formé moult associations (on s’y perd un peu …). Qu’on en juge par l’organigramme de REH:
2013.04-01 REH organigramme

Source:   Rapport de Gestion 2012 de REH

Pour ne prendre que la plus importante de ces associées, Alpiq SA, son chiffre d’affaires 2012 est de 12’710 millions de Fr., à comparer avec celui de Romande énergie SA de 579 millions de Fr. Or l’assemblée générale de REH n’a porté que sur les comptes de Romande énergie SA et donc le Conseil d’administration de REH n’a jamais reçu la moindre instruction de son assemblée, pour aller ensuite dans les Conseils d’administration ou les assemblées générales de ses filiales (ou aussi sociétés associées, dans le jargon), des dizaines de fois plus importantes. Les spécialistes pourront y reconnaître le procédé des sociétés-écrans.
Hier nous avons gravement voté sur des montants 22 fois moins importants que ceux d’Alpiq, pour qui l’assemblée générale des actionnaires a eu lieu un mois auparavant. De plus, le groupe REH a essuyé des pertes de patrimoine considérables à cause d’Alpiq, ce qui n’a pas empêché chaque société de distribuer des dividendes ou des réserves de capital à ses actionnaires ravis: n’importe quoi …

L’art. 95 al 3 de la Constitution fédérale (alias texte Minder), dont la teneur a été acceptée par le peuple le 3 mars 2013, n’a pas produit ses effets; il reste l’habitude de prétendre à tort qu’un texte n’est à respecter qu’après bénédiction par le Conseil fédéral et par le Parlement. Or le Tribunal fédéral vient d’invalider le juridisme du procédé le 22.5.2013 ! Défier le peuple est une très mauvaise idée: il y a en vue des initiatives comme 1:12 … Il faudra enfin se demander si les nominations au Conseil d’administration de REH (la moitié des membres désignés par l’Etat de Vaud) resteront compatibles avec ce texte fédéral Minder nouveau.

Sur le plan technique, ce n’est pas mieux: REH s’est lancé à fond dans les énergies renouvelables, tout comme EOS, en dégageant entre elles toutes des crédits de plusieurs centaines de millions de Fr. Ce serait très bien, si la stratégie énergétique de la Confédération ou du Canton avait la plus petite chance de fonctionner: hélas les premiers calculs Pas assez d’énergie, trop tard, un complot?  montrent que c’est physiquement impossible, sans parler de remplacer pétrole, charbon et gaz dans le futur.   🙁 . Cela laisse les actionnaires de marbre: la décharge, la gestion, les comptes, le tout est approuvé avec des majorités éblouissantes: un autisme inquiétant.

L’Etat de Vaud et les Communes ayant la majorité des actions chez REH, il apparaît que c’est notre Etat qui a perdu les rennes – tout en recevant des dividendes, donc tout en percevant des taxes grassouillettes !

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Eoliennes ou photovoltaïque: le gouffre financier

Considéré seul, un parc d’éoliennes semble financièrement faisable. En réalité, derrière chaque parc, il doit exister une petite usine thermique ou hydraulique, prête à prendre le relais dans les minutes suivant les humeurs d’Eole; la puissance nominale des éoliennes est obtenue par un vent de 10 m/s (36 Km/h); à 5 m/s, la puissance obtenue se réduit alors à environ 12 % de la puissance nominale.
Il en va de même pour les parcs photovoltaïques (parcs PV), soumis aux aléas de la lumière du jour et également de la météo: il faut des usines-relais, pour obtenir un réseau électrique raisonnablement stable.

Les accumulateurs hydrauliques sont des barrages à deux lacs rares et très chers, et personne n’a obligé les promoteurs de ces parcs d’énergies renouvelables à financer de telles usines-relais hydrauliques; un gouffre financier pour ceux qui se risquent à les construire …

Les usines électro-nucléaires (qui entrent dans la catégorie d’usines thermiques) ont une très grande puissance, qui les a amenées à fonctionner à leur optimum en continu – un maximum de fiabilité et de continuité; on ne peut pas facilement les utiliser pour boucher les trous de production d’électro-moucherons capricieux. Par contre, les usines électriques au gaz, au pétrole ou au charbon de tailles plus modestes s’y prêtent bien: c’est ce qu’on observe dans les pays bien dotés en parcs écolos. Et c’est ce qui explique l’abondance relative d’électricité sur les marchés concernés – à savoir toute l’Europe !

Donc quand on vous parle de « sortie du nucléaire » à l’aide de parcs d’éoliennes ou de parcs PV, on « oublie » trop souvent de préciser qu’il faudra brûler en complément du charbon, de la lignite, du pétrole ou du gaz; une augmentation massive d’émissions de CO2; il y a donc arnaques écologiques, doublées de gouffres financiers.

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Photovoltaïque: un gouffre énergétique

Quand il a publié en 2012 le meilleur inventaire que je connaisse, de tous les frais directs ou indirects nécessaires à l’implantation de parcs photovoltaïques (PV), l’ingénieur EPFZ Ferruccio Ferroni a fait le constat amer que la technologie PV actuelle mène au désastre.

Méthode de calcul, unités: les frais de personnel sont inclus (par conversion des € en KWH/m2 pour toutes les opérations de fabrication, d’installation, de dépannage et de liquidation) dans l’énergie grise.
Par suite de la situation géographique, les installations PV ont un rendement autre en Suisse qu’en Allemagne (latitude inférieure, météo différente, frais de personnel différents).

Je rapporte ici les données et conclusions présentées par M. Ferroni:

§ Comparaison entre production totale et énergie grise en Suisse:
Production en 25 ans: 1’975 KWH/m2
Energie grise:              3’062 KWH/m2
Source: présentation mai 2013 rev 0

– Comparaison entre production totale et énergie grise en Allemagne:
Production en 25 ans: 1’522 KWH/m2
Energie grise:              2’463 KWH/m2
Source:    http://www.eike-klima-energie.eu/climategate-anzeige/sind-pv-stromanlagen-in-deutschland-energievernichter/
En Allemagne, les subventions dépassent globalement les 110 millards € …

Conclusions:

§ Le courant PV n’est du point de vue énergétique actuellement pas durable – même si la vie des capteurs allait s’étendre jusqu’à 30 ans.
§ L’usage de parcs PV viole donc l’art.73 de la Constitution fédérale:
La Confédération et les cantons œuvrent à l’établissement d’un équilibre durable entre la nature, en particulier sa capacité de renouvellement, et son utilisation par l’être humain.

Recherches et développements sont donc à poursuivre, pour peu qu’on veuille continuer dans cette voie problématique. Les subventions sont évidemment à supprimer, pour amener à la vérité des coûts … Avec le PV, le problème de l’énergie, loin d’être résolu, en est aggravé. 

Edition revue 15.5.2014 (lien vers l’article plus commode).

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