Détruire sans peur les déchets nucléaires !

Le principe de destruction des déchets nucléaires est assez simple, même si la mise au point des procédés sera coûteuse et difficile: tout noyau atomique peut être transmuté par un passage dans un four à neutrons adéquat; on le sait depuis des décennies ! 

La radioactivité de bas niveau est inoffensive (tant qu’on n’absorbe pas de matières radioactives, de radon, d’iode ou de poussières); il est dommage de se priver du nucléaire, en croyant à des dangers largement chimériques, propagés par de pervers spécialistes de la communication. En Suisse, à qui profite l’interdiction à long terme de remplacer ou de construire des usines nucléaires? Pas au climat, pas à l’écologie, pas aux consommateurs ou à l’économie et pas à leur sécurité d’approvisionnement …

On peut aussi transmuter des noyaux lourds, inutilisables jusqu’ici (dits fertiles, par exemple U238), pour en faire du précieux combustible nucléaire (noyaux fissiles, par exemple Pu239). Depuis plus de 20 ans, on sait en principe comment utiliser ainsi des dizaines de fois mieux le combustible nucléaire, que dans des réacteurs de 2ème génération (comme ceux qui sont actuellement en service en Europe) ou même de 3ème génération. Les études depuis le milieu du 20ème siècle et les simulations par ordinateurs de ces nouveaux types de réacteurs nucléaires ont été faites aussi pour un nouveau combustible, le Thorium, plus abondant que l’Uranium, avec publications dès 1996; les logiciels utilisés à l’époque ont été portés sur toutes sortes d’ordinateurs et de PC (des milliers de fois plus rapides en 2016 qu’en 1996) et leurs bases de données existent toujours: il est donc loisible de simuler un réacteur nucléaire de type nouveau dans des délais courts (quelques mois, une fois l’outil maîtrisé). De ces simulations de réacteurs (par exemple) à onde de combustion nucléaire, on peut déduire que le combustible usagé peut à la fois très bien être réutilisé et débarrassé des anciens déchets nucléaires.  Ecologiquement parlant, c’est une très bonne nouvelle. En Suisse, avec le combustible nucléaire usagé déjà disponible, on dispose de quoi remplacer toutes les autres grandes sources d’énergie pour au moins un siècle, au niveau de consommation de 2016: la substitution sera techniquement longue et difficile, mais ce sera mieux que de continuer à subir les dépendances de l’étranger, l’incertitude sur le futur et les dépenses pharaoniques actuelles.

Tout ceci fait qu’il n’y a aucun souci à se faire, ni pour la durabilité, ni pour le financement complet du nucléaire, ni pour les déchets. On pourra ainsi se donner le temps de résoudre complètement et sans inconvénients climatiques tous les problèmes d’énergie de très long terme. Documentation:

§ Lien Thorium, oui! mais pas seulement  ; ne pas manquer de lire les articles cités par M. De Reyff. 

§ 2007.01-27 financier déchets.xls décrit le nombre de centaines de milliers de Fr/kg d’électricité qu’on peut en attendre. Sachant qu’on pourra aussi employer l’Uranium naturel ou l’Uranium appauvri comme combustible nucléaire, la pénurie de ce combustible n’est pas pour demain …

§ 2007.02-03 épargne CO2.xls

Procédés de destruction définitive des déchets nucléaires – tempête d’idées

L’idée est d’établir ici les principes, pouvant inspirer ceux qui mettront au point les meilleures des usines spécifiquement dédiées prioritairement à la destruction, en Suisse ou ailleurs, des déchets nucléaires de toutes sortes. Par rapport aux idées explorées vers 2007, il s’agit ici de tenter la deuxième étape de conception d’usines de destruction définitive des déchets nucléaires.

§ Le réacteur nucléaire à onde de combustion au Thorium de Teller et al., du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) est décrit dans les actes de la conférence ICENES96 (International Conference series on Emerging Nuclear Energy Systems, Moscow 1996); cette publication va être utilisée ici comme mine d’idées et source d’informations. Comme la source internet d’origine (http://www-phys.llnl.gov/ adv_energy_src/ICENES96.html) a disparu, le texte est mis à disposition ici :

1996 ICENES texte A4H.pdf

NB: l’appendice C fournit de très précieuses indications sur les métaux spéciaux aptes à supporter un déluge de neutrons.  Les figures de données scientifiques 1, 2 et 5 sont incluses ci-après.

1996 ICENES fig1

1996 ICENES fig2

1996 ICENES fig5

Critique: mettre en un seul réservoir scellé la provision de combustible nucléaire pour 30 ans vient du souci d’empêcher tout accès aux matériaux transformés et donc toute tentative de prolifération. Il faut à mon avis concevoir autrement le réacteur, se contenter d’une provision de combustible minimale, fissionnée à mesure, afin de limiter les quantités de matières radioactives sur le site.  

§ Il existe dans la nature des réacteurs à onde de combustion nucléaire au centre du Globe, dans la partie métallique du noyau, découverts par une équipe universitaire d’Ukraine (dirigée par le Prof. Rusov V.D., publication en 2004, titre « Geoantineutrino Spectrum and Slow Nuclear Burning on the Boundary of the Liquid and Solid Phases of the Earth’s core » ), source   http://arxiv.org/pdf/hep-ph/0402039.pdf   .

2004.02-02 Rusov et al 0402039.pdf

Selon ce qu’on sait de la structure du centre du Globe, des matériaux fertiles et fissiles baignent (à la surface de la graine, à environ 1’200 Km du centre, pression environ 3.5 millions de bars) vraisemblablement très dilués dans du ferronickel liquide de densité 10 à cause de la pression, où les neutrons rapides nécessaires au fonctionnement de tels réacteurs doivent vraisemblablement survivre très longuement. C’est le rôle de réflecteur à neutrons que joue d’ordinaire le manteau en acier des réacteurs nucléaires, qui fait penser qu’il sera intéressant d’étudier le ferronickel à la fois comme économiseur de neutrons rapides et comme caloporteur local. A noter que le ferronickel (avec 5% à 15% de Ni) n’est de très loin pas aussi dangereux chimiquement que le sodium.

§ De l’industrie des hauts-fourneaux et de la métallurgie par fours électriques, on sait construire des conteneurs de ferronickel liquide. Il est donc envisageable de construire des réacteurs imitant la nature, dans un conteneur adéquat pour monter vers les 1’538 °C; on devra pouvoir en éjecter régulièrement les déchets devenus stables (tous les atomes radioactifs indésirables ayant été détruits; mais les déchets bloquant les réactions de fission, il faut en écarter du coeur du réacteur une trop grande quantité); on devra naturellement pouvoir ajouter régulièrement du combustible en quantités minimales; dans l’idéal, ce combustible sera constitué de matières nucléaires ne demandant pas de retraitements.

§ Avec un champ magnétique, il est possible de contrôler le ferronickel liquide (conducteur électrique, de viscosité comparable à celle de l’eau) et donc le comportement du réacteur, pour suspendre ou pour accélérer les réactions nucléaires, réguler son débit de chaleur.

§ Autour d’un tel conteneur, on doit pouvoir exploiter de la thermoélectricité à haute température, tout en prélevant le torrent de chaleur pour en faire de l’électricité par turbines à gaz. La très haute température va permettre d’obtenir un rendement de Carnot d’au moins 60%. La chaleur résiduelle pourra être exploitée pour du chauffage à distance, entre autres, au lieu d’être jetée dans des tours de refroidissement, si l’installation est située pas trop loin des usagers.

§ Dans les catégories du Forum international Generation IV, dont la Suisse est membre  (de lien documentaire en français

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Forum_international_Génération_IV  , en anglais   https://www.gen-4.org ), on se situe à la fois dans « Réacteur nucléaire rapide à sels fondus RSF » et « Réacteur nucléaire à haute température refroidi au gaz RNR ».    

On aura compris que tout ceci va devoir être simulé par ordinateur en détail, plutôt qu’expérimenté prématurément. Maîtriser un design de réacteurs nucléaires à liquide comme le ferronickel, contenant du combustible nucléaire à fissionner en quantités minimales, semble à portée des ingénieurs et de leurs puissants logiciels pour obtenir un prototype dans des délais de quelques années. Le domaine concerné se situe à la limite entre recherches scientifiques ou techniques et développements industriels: depuis 1996, que de temps perdu en Suisse !

Etat d’esprit en Suisse

Deux légendes,  sans fondements scientifique ou technique sérieux, y ont entravé la poursuite de l’exploitation du nucléaire:

1. La peur de la radioactivité et les excès de la radioprotection – un usage abusif à l’étranger de l’évacuation forcée suite à accident. Une fraude scientifique avérée, mais à la vie dure, a créé dès le milieu du 20ème siècle la panique chez ceux qui ne sont pas familiers avec la biologie, même chez des scientifiques … Voir le lien documentaire « On the origins of the linear no-threshold (LNT) dogma by means of untruths, artful dodges and blind faith » Edward J. Calabrese, de 2015. Les accusations infondées, comme celles concernant les leucémies, ont été ressassées, alors que, par exemple en France, les preuves de non-corrélation avec l’usage du nucléaire civil ont été apportées …

2. Les durables mensonges de tous bords, sceptiques ou opposants, sur la soi-disant absence de solutions en Suisse au problème des déchets nucléaires. Voir par exemple Le Grand Prix du Poisson Vert à Moritz Leuenberger   de 2007. On y trouve par exemple le bobard sur la toxicité du Plutonium – alors que des accidents réels avec du Pu239 (le plus radioactif rencontré, copeaux ou poussières: c’est une matière très dangereuse) en petites quantités et traités de suite n’ont tué personne …

Le peuple des votants suisses étant d’ordinaire raisonnable, il reste à lui assurer une information complète, débarrassée des biais et mensonges ayant cours pour le moment.

Plan énergétique stratégique raisonnable.

1. Construire en Suisse tous les nouveaux bâtiments de manière à ne consommer que des énergies indigènes, avec priorité pour une architecture garantissant la production totale de chaleur par le solaire thermique local. De manière générale, préférer des productions d’énergie locales, de manière à assurer l’indépendance du pays toute l’année, sans plus devoir compter sur des importations ou des exportations de surplus, autres que d’équilibrages: c’est pourquoi pendant très longtemps on ne pourra pas se passer du nucléaire.

2. Faire développer aussi vite que possible des réacteurs de destruction des déchets nucléaires et établir dans quelle mesure ils seront utilisables pour remplacer les 3’200 MW du parc nucléaire suisse dans un délai techniquement acceptable.

3. Remplacer l’ensemble des anciennes centrales nucléaires suisses, AVANT qu’on doive les arrêter pour cause de pannes rédhibitoires. Prévoir dans la loi une exploitation en souterrains profonds de la partie nucléaire de toute usine, remplacée ou nouvelle.

4. Augmenter la taille de ce parc nucléaire, au fur et à mesure de l’augmentation de la consommation d’électricité, due à la substitution des énergies fossiles ou importées. Répartir géographiquement les centrales et définir leur puissance de telle sorte, qu’il ne soit pas indispensable de transporter ces énergies à longue distance (le moins possible de nouvelles constructions de lignes, en utilisant leurs marges de puissances existantes).

Conclusion

Sauf en ce qui concerne l’efficacité énergétique et les efforts d’économies, il faut stopper immédiatement en Suisse l’actuelle stratégie énergétique de la Confédération: elle mène à la même impasse qu’en Allemagne, avec en perspective les mêmes gaspillages et la même aggravation des perturbations du climat. Les énergies renouvelables ne sont pas utilisables pour les objectifs annoncés en électricité: ce sont des investissements perdus d’avance. Mieux vaut investir sur le nucléaire – écologique et sûr – en prenant un horizon à 10 ans.

Bibliographie

§ Introduction au génie nucléaire, Pr. Hon. EPFL Jacques Ligoud,  PPUR, 1997, 2ème éd., 350 pages, ISBN 2-88074-312-5

§ Solitary burn-up waves in a multiplying medium, Pr. Hon. EPFZ Walter Seifritz, Kerntechnik 65 (2000) 5-6, pages 261 à 264, Carl Hanser Verlag, München

André Bovay-Rohr, Colombier, le 26 septembre 2016 

Commentaire 

Option parfaitement plausible et remarquablement utile: résolus, les problèmes de pollution par le pétrole, de perturbation du climat par les éoliennes, de fracking, de gaz, …  et des ressources en énergie permettant de couvrir tous les besoins pour des siècles. Quoi d’étonnant à ce que les lobbys de l’énergie imposent un silence absolu à ce sujet !  Il faut briser ce mur du silence. C’est une question d’intérêt public primordiale. 

Sophie, lic. ès sc. pol., Berne, le 27 septembre 2016

Commentaire

Comme vous l’expliquez, il y a différentes techniques envisagées permettant le recyclage en continu des transuraniens, et plus particulièrement pour l’utilisation de l’U238. Pour ce point, les technologies envisagées permettraient de multiplier par 50 au minimum l’utilisation du combustible, ce qui donnerait tout de même 2000 ans d’autonomie électrique à la Suisse, laissant largement le temps à nos successeurs de trouver d’autres alternatives sans précipitation.

Actuellement, sans conteste les russes ont pris la tête de file avec leurs réacteurs BN-600 et BN-800, refroidis au sodium. D’autant que leur intention à terme est de fermer le cycle combustible, grâce notamment à leur usine de Zelenhogorsk, qui petit à petit produira le combustible et recyclera les assemblages usés.

Pour revenir au problème du sodium dont vous avez fait mention, il faut tout de même préciser que sur le BN-600, on a dénombré 27 fuites de sodium, qui ont toutes pu être réparées et aucun n’a attenté à la sécurité du réacteur. La dernière, en 1997… et il fonctionne toujours depuis. Puis viendra la refroidissement au plomb, le projet Brest-300, dont le concept a visiblement été finalisé et qui devrait être construit dans les années 2020.

Même s’il ne s’agit pas là des concepts les plus avant-gardistes, force est d’admettre que ce pays fait son chemin gentiment sur cette voie, et qu’ils sont en passe d’atteindre le prototype industriel alors qu’au niveau international, on débat encore sur le papier pour choisir la voie à suivre. 

Xavier Mollet, La Chaux-de-Fonds, le 29 septembre 2016

[L’éditeur a demandé à M. Mollet d’étayer ses chiffres et de fournir ses sources: ]

– Le facteur 50, je l’ai en fait divisé par deux en me basant sur une publication du CEA (mais pas seulement), concernant le projet ASTRID, qui n’est autre qu’un démonstrateur RNR de 600MWe à caloporteur sodium. Bien que ce ne soit pas directement un projet russe, l’intention de fermeture du cycle combustible est identique. En supposant que les technologies développées ne permettent pas un recyclage total, j’ai préféré garder une grosse marge. (p.15):

 http://www.cea.fr/multimedia/Documents/publications/rapports/rapport-gestion-durable-matieres-nucleaires/Tome%201.pdf

– Les 2000 ans d’autonomie, en supposant un âge moyen de fonctionnement de nos centrales de 40 ans (légèrement supérieur à la réalité cette fois-ci, si l’on prend en compte 3.2GW de production moyenne) et donc autant d’U238 inutilisé), 40×50 = 2000 justement. Ci-joint une publication du Forum Nucléaire suisse, qui parle de 4000 ans d’autonomie (décidément, j’aime bien les divisions par 2 !) (p.4):  

 http://www.nuklearforum.ch/sites/default/files/folder-pdf/130429%20Wiederaufarbeitung_web_f.pdf

– Concernant l’objectif, il est question de réduction du volume de stockage et de la durée de radiotoxicité. La réduction des stocks militaires a également été évaluée, bien que les évolutions de ces derniers jours montrent que les russes ne sont pas prêts à diminuer leur stock de plutonium sans réciprocité des USA.  

 https://fr.sputniknews.com/international/201610031028031200-plutonium-desarmement-recyclage-usage-conditions/

http://www.efn-uk.org/l-street/closed-cycles/index_files/BN-800-history.pdf

Quelques présentations sur ce réacteur:  

https://www.iaea.org/NuclearPower/Downloadable/Meetings/2013/2013-03-04-03-07-CF-NPTD/T1.2/T1.2.shepelev.pdf  ///

http://www-pub.iaea.org/mtcd/meetings/PDFplus/2009/cn176/cn176_Presentations/parallel_session_1.1/01-05.Khomyakov.pdf

– La transposition à la Suisse, vous en avez vous-même parlé dans votre article, du fait que vous suggérez de développer des réacteurs brûleurs d’actinides mineurs. Justement, il en est question concernant la technologie des réacteurs au sodium. Cela nécessiterait de soit

1. Développer une compétence nationale de retraitement du combustible

2. Ne pas renouveler le moratoire sur l’exportation des déchets et sous-traiter cette partie. L’autonomie énergétique serait alors garantie à un niveau jamais atteint.

Cerise sur le gâteau, on ne pourra pas dire que nos politiciens n’étaient pas au courant: http://www.bfe.admin.ch/forschungewg/02544/02810/index.html?lang=fr&dossier_id=05707   

Xavier Mollet, La Chaux-de-Fonds, le 4 octobre 2016

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Géothermie profonde en Suisse: déconvenue programmée

Une intéressante information sur des recherches en géologie expérimentale  au Grimsel, par des professeurs de l’Université de Neuchâtel, s’est transformée ces jours en propagande pour la stratégie énergétique (2050!) de la Confédération, par la RTS et par le quotidien Le Temps. C’est évidemment l’usage de cette ruineuse technologie de géothermie profonde, qui est à déplorer: elle ne fera pas l’affaire; en résumé:

– En Suisse, le flux de chaleur venu des profondeurs est beaucoup trop modeste, pour en permettre une exploitation en « énergie renouvelable » à l’échelle souhaitée.

– En s’obstinant à vouloir forer quand même, on s’expose à déclencher des séismes, aussi bien lors de  la fracturation (l’expérience a été faite en vraie grandeur, par exemple à Bâle, budget environ 80 millions de Fr.), que lors du refroidissement provoqué des décennies plus tard par un prélèvement de chaleur au-delà du flux naturel.

– Peut-être aussi, s’agit-il d’exploration pétrolière et gazière en catimini.

Dans tous les cas, nos décideurs et le public sont roulés dans la farine: s’il s’agit de nous faire gaspiller nos capitaux, c’est gagné !

Documentation

§ Courriel: Objet: Energie géothermique profonde – informations tronquées à la RTS

Date: 8 septembre 2016 14:26:57 UTC+2

À: stephen.miller@unine.ch, benoit.valley@unine.ch

Cc: tj@rts.ch, Bernard.Rappaz@rts.ch, « Prof.JACQUOT Pierre » <pierre.jacquot@epfl.ch>, « Prof. REINHART Franz-Karl » <fkreinhart@usti.net>, « Prof. Rebetez Martine » <martine.rebetez@unine.ch>, Dupont Dr Jean-François <jf.dupont@bluewin.ch>, De Reyff Dr Christophe <c.dereyff@bluewin.ch>, « Présidente Energiesuisse.net » <irene@aegerter.net>, Fédération romande pour l’énergie <info@frenergie.ch>

Le présent message n’est pas confidentiel, sera publié

Monsieur le Professeur,

Monsieur le Professeur assistant,

La présente fait suite à la présentation à la RTS_UN, au 19:30 du 7.9.2016, de lien

   http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/une-nouvelle-etape-est-en-cours-pour-developper-la-geothermie?id=8000400

Bien que toute recherche en géologie soit de toutes manières utile:

§ Si l’on tient compte du flux de chaleur au Grimsel, de l’ordre de 100 mW/m2 (SVP valeur expérimentale ? ) , il ressort que l’on pourra chauffer une station thermale, mais qu’on peut oublier une grande centrale électrique ! Ayant publié sur le blog scientifique indépendant « Toutes les énergies » plusieurs articles montrant clairement cette restriction, je m’étonne de l’objectif annoncé par la RTS: entreprise téméraire.

§ Quant à remplacer 7% de la production électrique suisse, on peut l’estimer en sachant que la totalité du nucléaire se monte à 40% du total de la production suisse et de puissance 3’200 MW plus de 8’000 heures/an; soit des ambitions géothermiques de 560 MW, ce qui est plutôt farfelu – avec un sol transmettant aussi peu de chaleur. Comme physicien, je trouve donc abusif que le terme d’«énergie renouvelable» soit utilisé en public, alors que les puissances exigées pour une centrale électrique géothermique seront en moyenne de plus de 22 MW toute l’année, avec pour suite un épuisement rapide de la chaleur fossile locale. SVP votre avis ?

A votre disposition. Salutations respectueuses.

André Bovay-Rohr, Physicien

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PS

La RTS ne peut pas ignorer l’existence du blog susmentionné et de son contenu; voir l’article « L’été 2016 sur le front de l’énergie: des informations très inquiétantes » et les citations à propos de multiples censures bien documentées … Sa tradition est en pareil cas de ne pas publier la moitié gênante des informations: défense aux chercheurs de l’Uni de Neuchâtel de trouver des résultats négatifs !

*   *   *

§ Courriel: Objet: Des entreprises téméraires, cachées dans l’article: « Une géothermie sans secousses »

Date: 9 septembre 2016 15:55:54 UTC+2

À: nathalie.jollien@ringier.ch, lecteurs@letemps.ch

Cc: sciences@letemps.ch, tj@rts.ch, uwieland@ethz.ch, florian.amann@erdw.ethz.ch, « Pr. Miller » <stephen.miller@unine.ch>, « Pr. Valley » <benoit.valley@unine.ch>, « Prof.JACQUOT Pierre » <pierre.jacquot@epfl.ch>, « Prof. REINHART Franz-Karl » <fkreinhart@usti.net>, « Prof. Rebetez Martine » <martine.rebetez@unine.ch>, Dupont Dr Jean-François <jf.dupont@bluewin.ch>, De Reyff Dr Christophe <c.dereyff@bluewin.ch>, « Pr.Erkman Suren » <suren.erkman@unil.ch>, « Présidente Energiesuisse.net » <irene@aegerter.net>, Fédération romande pour l’énergie <info@frenergie.ch>

Le présent message n’est pas confidentiel, sera publié dans le blog « Toutes les énergies » 

Madame la Rédactrice,

La présente fait suite à votre article dans le quotidien Le Temps du 9 septembre 2016 page 12. Il me fait penser que vous n’êtes pas au courant des vices cachés de la stratégie énergétique 2050 de la Confédération (et non 2015).

Les chiffres indiqués par le géologue sont discutables et masquent une entreprise non durable et téméraire: pour produire plus de 20 MW électriques, il faudra pouvoir capter vers les 80 MW thermiques vers 180 °C, fournis en continu toute l’année … par un terrain où le flux vertical de chaleur se situe en Suisse entre 60 mW/m2 et 160 mW/m2. Le flux naturel de chaleur exploitée largement dépassé, la contraction thermique des roches va se charger de générer des séismes des décennies après les débuts: c’est bien une entreprise téméraire, qui va amener d’autres justices que celle de Bâle à s’en occuper.

Vouloir sortir du nucléaire, sans en proposer un remplacement plausible, est aussi chimérique que dommageable; de plus, cette décision erronée est motivée (entre autres) par la peur de la radioactivité, qui repose sur une fraude scientifique ancienne; voir la documentation avec le mot-clé «  Hermann Joseph Muller »; il y a là en germe le thème d’un très bel article … D’autres motifs moins avouables, comme des recherches pétrolières et gazières en catimini, seraient peut-être aussi à examiner par la Presse et les médias.

A votre disposition. Salutations les meilleures.

André Bovay-Rohr, Physicien, …

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PS

Copie du courriel, à propos d’une très récente émission de la RTS sur le même sujet: …

*   *   *

A cette date, pas de réponse, sous aucune forme, émission, article ou courriel …

§ Articles anciens: Utiliser le mot-clé « géothermie profonde » dans le champ de recherches, l’article le plus ancien étant   Fausses pistes. → au point 4.

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 13 septembre 2016

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La vengeance d’Eole

Le prélèvement d’énergie éolienne a pour effet de ralentir le vent, sans changer sa température, sa pression ou son volume ( mais sa vitesse est réduite jusqu’à un tiers, pour les très bonnes éoliennes); or ce changement a pour effet, connu de la météo, d’intercepter les vents froids en priorité. A première vue, une énergie mécanique (ou électrique) propre, très abondante et renouvelable; mais considérée du point de vue climat, elle a des effets de réchauffement indirect et de changements de rythmes: c’est donc une source de perturbations à terme catastrophiques, c’est scientifiquement parlant l’arrêt de mort de l’industrie éolienne – la vengeance d’Eole pour l’avoir pillé …

En ce qui concerne la Suisse, les préparatifs de la transition énergétique sont du ressort de la Confédération, qui de ce fait est en plein processus législatif; le département responsable est le DETEC, l’office chargé de cette affaire est l’OFEN; Un rapport a été établi par la firme Prognos sur mandat et publié sur le site internet de l’OFEN (en allemand seulement, titre « Die Energieperspektiven für die Schweiz bis 2050 » signature Dr. Almut Kirchner, le 12 septembre 2012, réf. Prognos 31-7255-00-7486).

La Confédération a suivi le mouvement international, à l’exemple des pays voisins, sans se poser la question de la nocivité éventuelle de l’entreprise de transition énergétique: la découverte du Max Planck Institut de biochimie de Jena a été publiée en avril 2010 (fichier .pdf) – et les spécialistes du domaine, fonctionnaires de l’OFEN ou privés de PROGNOS, n’en auraient rien su ? En tout cas, ils n’en ont rien dit publiquement ! Un désolant scandale.

Conclusions

Plus que jamais, des investissements en énergie éolienne, ces jours à environ 10 millions de francs par machine, sont aberrants:

– Par suite de leur nocivité pour le climat, on devra les arrêter sur toute la Terre  … Il est par exemple fort possible qu’on leur doive les canicules exceptionnelles.

– Comme source d’énergie, en Suisse elles ne font pas l’affaire …

– En parcourant le présent blog, on découvrira que le Pr. Jacquot et le Pr. Reinhart ont cité cette découverte fâcheuse le 16 juin 2016, suite à ma citation à Noël 2015. Silences de la Presse, des médias et des autorités: « Cause toujours, tu m’intéresses ! »

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 29 août 2016

Découverte vaudoise sur l’énergie éolienne – communiqué

À: lausanne@sda-ats.ch, suisse@sda-ats.ch, palais.federal@sda-ats.ch, economie@sda-ats.ch 

Cc: sciences@sda-ats.ch, « Prof. Pierre Jacquot », « Prof. REINHART Franz-Karl » 

Monsieur le Rédacteur, 

« Les champs d’éoliennes se révèlent avoir un important effet de réchauffement climatique, grosso modo un doublement de l’effet de serre du CO2.  

§ Logiquement, cette information signifie la mort de l’industrie éolienne et l’obligation tôt ou tard d’arrêter les éoliennes en service. 

§ Les vérifications de ces informations (publiées en 2010 par le Max Planck Institut de Jena) par des scientifiques vaudois dès décembre 2015, ont abouti cet été. Il a naturellement été tenu compte des publications de Suisse-Eole, qui n’a cependant pas fait mention de ce phénomène. 

§ La Confédération a manifestement omis d’en tenir compte dans ses préparatifs de la transition énergétique – omission qui va avoir des effets techniques et financiers catastrophiques sur sa stratégie énergétique 2050. 

§ Sur le plan international, à fin 2015 il y avait 314’000 éoliennes installées, pour un total d’investissements de 109 milliards de $. On constate que la découverte des scientifiques de 2010 n’a pas le moins du monde influencé l’appétit des promoteurs: cette affaire en rappelle d’autres, par exemple celle de l’amiante. »

Documentation scientifique à disposition. Meilleures salutations. 

André Bovay-Rohr, physicien , Colombier-sur-Morges (VD), 1.9.2016

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L’été 2016 sur le front de l’énergie: des informations très inquiétantes

Il m’a semblé nécessaire de ne pas laisser passer les informations synthétisées depuis des années ici, à propos de la stratégie énergétique suisse; cet été elles ont pris un tour particulièrement inquiétant, par la distance astronomique existant entre les faits et les dires – et les silences des autorités responsables ! Or le gouvernement du pays doit en être informé publiquement, l’expérience ayant montré que les informations discrètes restaient sans effets.

*   *   *

De : Famille Bovay-Rohr  Date : 2 août 2016 10:28:50 HAEC

À : Confédération Président <info@bk.admin.ch>

Cc : daniel.brelaz@parl.ch, Etat de Vaud DTE <jacqueline.dequattro@vd.ch>, forum@rts.ch, journal.matin@rts.ch, « Prof. REINHART Franz-Karl » <fkreinhart@usti.net>, Prof. Pierre Jacquot <pierre.jacquot@epfl.ch>, Clubenergie2051 <jf.dupont@bluewin.ch>, « Présidente Energiesuisse.net » <irene@aegerter.net>, Les Travers du Vent Présidente <fabiennechapuis@hotmail.com>, « Dr.Markus Häring » <haring@geoproject.ch>, cristina.gaggini@economiesuisse.ch, etude@chiffelle.ch, Fédération romande pour l’énergie <info@frenergie.ch>

Objet : Stratégie énergétique de la Confédération (SE2050): des informations très inquiétantes 

Le présent message n’est pas confidentiel – sera publié dans le blog « Toutes les énergies » 

Destinataire:  Conseil fédéral 

 Att. M. le Président de la Confédération Schneider-Ammann  Johann N. 

 p.a. Chancellerie fédérale , Palais fédéral ouest ,  3003 Berne 

Monsieur le Président,

La présente concerne des défaillances, apparues en public, du Département fédéral DETEC. De plus, la décision précipitée de 2011 de tentative de sortie du nucléaire n’est pas applicable et nécessite d’être rapidement rapportée, sous peine de désastre à terme: une très forte dépendance aux importations.

§ Après avoir écouté attentivement une conversation du 27 juillet à la radio entre M. le Pr. honoraire de l’EPFL Reinhart (quand il a enfin pu placer un mot !) et M. le Conseiller national Brélaz, je tiens à vous signaler une profonde erreur dans les propos de ce dernier: en substance, selon lui «les barrages suisses seront utilisés avec les énergies renouvelables dans le futur de l’électricité pour le remplacement du nucléaire». Or cette solution se révèle par calcul inapplicable en Suisse (du fait des facteurs de charges extrêmement courts des parcs photovoltaïques); la SE2050 est  de ce fait compromise, sérieusement dans le pétrin ! L’Office fédéral concerné a refusé dans un passé récent de recevoir les remarques du Pr. Reinhart: un « Vielschreiber » !

§ D’autre part, les éoliennes se révèlent une des causes du réchauffement climatique, sans que la Confédération ait le moins du monde réagi à cet obstacle rédhibitoire.

Les physiciens Pr. Jacquot et Pr. Reinhart se sont aperçus d’erreurs massives dans le calcul du potentiel théorique éolien, sans que le DETEC réagisse.

Dans le Canton de Vaud, les projets continuent comme si de rien n’était.

§ Les informations à propos d’énergie à la RTSR, TV et radio, sont régulièrement tronquées, sans que les autorités de surveillance répriment cette forme de censure.

§ Le département DETEC en charge laissant passer de très graves erreurs de préparation de la SE2050 sans y remédier, je me permets donc de m’adresser au Conseil fédéral, pour que soit redressée la barre …

Sources et documentation à votre disposition.

Salutations respectueuses. …

==================  Bibliographie

§ On peut écouter l’émission Forum du 27.7.2016 par le lien:  http://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/la-transition-energetique-de-la-suisse-dans-une-impasse?id=7889145

§ Les démarches, suites de l’émission «L’Invité de la rédaction» du 8.7.2016, sont documentées dans l’article de lien:

La Presse de Suisse romande sur l’énergie: censures … 

================== Copies: 

– M. Daniel Brélaz, Conseiller national

– Mme Jacqueline de Quattro, Conseillère d’Etat VD

– Emission FORUM   Radio Télévision Suisse

  Avenue du Temple 40,  Case postale 78

  CH – 1010 Lausanne  Tél. +41 (0)58 236 15 15

– Emission L’INVITÉ DE LA RÉDACTION, même adresse

– Organisations ou personnes concernées

*   *   *

André Bovay-Rohr, Colombier-sur-Morges (VD), le 2 août 2016

Commentaire

Lors de l’implantation de parcs d’éoliennes, il arrive qu’il y ait des conflits d’intérêts: la Commune sur le territoire de laquelle est projetée une de ces implantations va recevoir annuellement des redevances, de même que les propriétaires vont recevoir une location et des dédommagements; les montants sont tels, qu’ils ont l’effet d’une corruption. On trouve ainsi des situations, où l’exécutif, le législatif et la population d’une Commune vaudoise approuvent comme un seul homme la venue d’éoliennes, alors que les Communes voisines sont contre !

Voir en Allemagne jusqu’où peut aller le dérapage, ce qui nous attend si nous laissons faire chez nous  (ils en sont à 26’000 éoliennes !) sans publier TOUT sur les élites locales:

http://www.daserste.de/information/reportage-dokumentation/dokus/videosextern/der-kampf-um-die-windraeder-112.html

la corruption y atteint des sommets, au point que maintenant on y construit des parcs d’éoliennes inutiles, respectant de moins en moins la tranquilité des voisins et de la faune … mais lucratifs pour les édiles locaux. Or tout ce système ne tient que par des subventions et par l’obligation du réseau électrique d’absorber la production (ce qui est techniquement aberrant à grande échelle).

Rappelons que toutes ces discussions n’ont aucun sens: les éoliennes sont nocives pour le climat, leur utilisation en masses provoque l’effet contraire à celui recherché …

Bibliographie

   L’expérience électrique de l’Allemagne

  Pas de neige à Noël: éoliennes coupables

André Bovay-Rohr, Colombier-sur-Morges (VD), le 16 août 2016

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Les misères de l’électricité suisse vont contaminer la téléphonie IP !

De : Famille Bovay-Rohr  Date : 15 juillet 2016 00:01:15 HAEC

À : hotz.jasmin@egloffpartner.ch, benoit.genecand@parl.ch, joachim.eder@parl.ch

Cc : Clubenergie2051 <jf.dupont@bluewin.ch>, Energiesuisse.net Vice-Président <pellaud@energiesuisse.net>, Les Travers du Vent Présidente <fabiennechapuis@hotmail.com>, Energiesuisse.net Présidente <irene@aegerter.net>

Destinataires

– M. le CE Joachim Eder

– MM. les CN Hans Egloff et CN Benoit Genecand

Monsieur le Conseiller aux Etats, Monsieur le Conseiller national,

En étudiant le remplacement de mon installation de téléphonie  ce matin avec mon électricien, je me suis rendu compte que la nouvelle installation proposée va avoir besoin du réseau électrique pour alimenter un modem: c’est une forte diminution de la sécurité de fonctionnement.

Techniquement, les misères que le réseau électrique va subir (instabilité, donc à terme des coupures et des variations plus nombreuses), vont se répercuter sur la téléphonie fixe. 

Toute la documentation sur les vices de la stratégie énergétique de la Confédération est à votre disposition dans le blog « Toutes les énergies » et dans ceux des expert(e)s qui reçoivent ce message en copie.

Salutations respectueuses. André Bovay-Rohr  …

==================

PS

§ Ce jour, l’article de l’Hebdo:   Ces milliers d’alarmes qu’il faut changer, aux frais de leurs propriétaires confirme mon avertissement à Swisscom.

§ Voir aussi   On tire la prise et les consommateurs dégustent   de Bon à savoir du 27.5.2016 

§ Ci-après, pour documentation: il est très difficile d’accéder aux décideurs de Swisscom !

==================

Début du message réexpédié :

De : Famille Bovay-Rohr Date : 14 juillet 2016 11:52:38 HAEC

À : Louis.Schmid@swisscom.com

Cc : info@bakom.admin.ch

Objet : SVP contact avec la Direction

Destinataire: Direction Swisscom

Copie: OFCOM Direction

Monsieur le Directeur,

SVP contact, à propos sûreté de fonctionnement des offres de M. Mignot:

la dépendance de la téléphonie au réseau électrique est UNE ERREUR !

Salutations respectueuses.  André Bovay-Rohr  …

==================

PS

– Les réponses au tél. 0800 800 800 ne sont pas acceptables: refus de mettre en contact avec les décisionnaires de la Direction concernés !

– Pour une affaire de ce genre, le formulaire de contact est inapproprié.

*   *   *

 André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 15 juillet 2016

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La Presse de Suisse romande sur l’énergie: censures …

L’information publique complète sur l’énergie a beaucoup de peine à se frayer un chemin dans la Presse et les médias en Suisse romande: par exemple, le fait que les éoliennes en masses vont augmenter le réchauffement climatique n’a visiblement pas été présenté au public dans la Presse et les médias. Ce fait n’a semble-t-il pas pénétré non plus jusqu’aux bureaux de l’Office fédéral de l’énergie OFEN, du Département DETEC de Mme Doris Leuthard, ni jusqu’aux bureaux concernés des Cantons: les silences de la Presse et des médias ne vont évidemment pas y contribuer !

*   *   *

Le 8 juillet 2016, coup de tonnerre de début des vacances d’été: une émission de radio, où a été interrogé le Conseiller national vert Daniel Brélaz; lien pour écouter ses propos insultants: L’invité de la Rédaction du 8 juillet 2016 D’où la rédaction d’une lettre (par l’un de ceux qui dans le passé a averti le Conseil fédéral des dérapages de sa Stratégie énergétique): 2016.07-11 Lettre du Pr. Reinhart au CN Brélaz.pdf On trouve l’article cité de M. Claude Monnier sur le site du Clubenergie2051.ch  «L’écologie, une intuition qui a mal tourné».

Sur l’initiative de votre serviteur éditeur, il s’en est suivi une expérience de levée timide de la censure, par Radio-Lausanne (pardon – RTS la 1ère); les courriels de préparation 2016.07-27 RTS et parlement.pdf , furent suivis une demi-heure avant l’émission d’un téléphone d’annulation pour MM. Dupont et Bovay ! Résultat à écouter:   Forum du mercredi 27.7.2016 , où la reprogrammation précipitée a désavantagé le seul scientifique venu apporter des faits, en face d’un interlocuteur indiscipliné qui se croyait dans un débat politique: pauvres auditeurs ! Foin de la loi fédérale LRTV !

*   *   *

De manière générale, un Rédacteur en Chef ne répond pas à un lecteur, serait-il Physicien … Echantillon récent de ce phénomène de censures : 2016.07-09 courriels Journaliste.pdf    Depuis, dans ce Journal et ses pareils, censures persistantes sur le sujet de l’énergie.

Dans le message du Journaliste, on perçoit clairement la confusion entre opinions d’un lecteur et faits scientifiques; c’est évidemment désastreux pour amener la Presse à fournir une information complète sur une affaire complexe et qui amènerait le Journaliste à soulever un doute sur une Autorité: on a donc mis le Physicien dans la catégorie des vieux péquins grincheux et on ne l’écoute pas, lui et ses collègues. Ce processus est de toute évidence préjudiciable à la bonne conduite des affaires publiques: dure sera la chute, technique et financière, de toute la Société ! 

André Bovay-Rohr, Colombier (VD) le 9 juillet 2016, rév.21, 26 et 30.7.2016

Commentaire

– Si vous vous adressez à un courrier des lecteurs, n’allez surtout pas donner ostensiblement copie à quiconque d’autre (autre journal, agence de presse, associations, amis ou connaissances): vous ne serez pas publié … Quant à ce que le Journal reprenne l’information, il ne faut pas y compter: vos propos ont toutes les chances de déplaire au Rédacteur en Chef – qui a jusqu’ici laissé faire ou plus probablement imposé la censure …

– On ne voit pas du tout pourquoi la complexité d’un sujet empêcherait de l’aborder illico, s’il y a de sérieux doutes scientifiques sur le bien-fondé d’énormes engagements financiers publics envisagés et d’un massacre du paysage; comme le déchaînement des passions est en général très recherché par la Presse (cela fait vendre !), il est plus qu’étonnant de trouver un Journaliste qui se refuse à se frotter à une thématique sous ce prétexte :=))

Les cas de censures sont en général liés aux intérêts économiques de la Presse ou des médias – ou aux relations avec les Autorités – ou aux croyances du Journal. Par exemple, les journalistes à Berne ont besoin d’être accrédités au Palais fédéral: faut-il voir, dans le silence sur la pagaille en matière de stratégie énergétique, un lien avec ce permis, ou s’agit-il d’autre chose ?

 André Bovay-Rohr, Colombier (VD) le 10 juillet 2016

Vains recours aux autorités de surveillance des médias romands.

Dans les émissions de la Radio Télévision suisse romande (RTSR), on constate depuis très longtemps une systématique, qui consiste à biaiser subtilement, par omissions bien choisies, l’information scientifique ou technique. Les autorités de surveillance ont démontré ne pas être en mesure de prévenir ou réprimer ces censures …

La RTSR fait partie de la RTS, partie de la SSR, avec mandat légal de service public. 

Premier constat: par exemple, pour le physicien même débutant, il n’est pas difficile de s’apercevoir que beaucoup de nouvelles ou d’entretiens à la RTS concernant  l’énergie sont tronqués. Cette façon de présenter les choses bafoue la législation, la loi LRTV (voir les extraits en annexe). De plus, il n’existe pas pour la TV l’équivalent d’un courrier des lecteurs ou d’un droit de réponse à propos de données scientifiques ou techniques fausses.

Constat plus détaillé: depuis des années, à la RTSR, tout se passe comme si les sciences et les techniques ne faisaient pas partie de la culture ou des réalités politiques, économiques et sociales … qui seraient dignes d’une «information complète, diversifiée et fidèle». Dès le moment où il est question d’énergie, d’industrie nucléaire ou de radioactivité, les faits montrant les impossibilités, les impasses ou les rares solutions plausibles sont passés sous silence (il y a des tabous, comme l’exploitation des combustibles nucléaires usagés ou la généralisation des bâtiments autonomes en chaleur): apparemment une stratégie de propagande.

Le mouvement naturel consiste à protester auprès du Rédacteur en chef (avec la patience nécessaire face à une administration, mais avec très peu de documents très courts); puis en l’absence de réponse et de mesures efficaces, à porter l’affaire trois fois chez la Médiation de la RTS.  De par la règlementation de cette instance, on ne doit rien publier des échanges, verbaux ou écrits: mes lecteurs devront deviner quels arguments le service juridique de la RTSR a utilisés en ces occasions les 7 dernières années. Accueil sympathique et courtois par la Médiatrice ou le Médiateur, avec deux séances à Lausanne (2010 et 2014); mais au bout des démarches, résultats nuls !

En 2016 je m’adresse alors pour la première fois à l’Autorité indépendante d’examen des plaintes (AIEP, à Berne), en pensant qu’elle sera moins impuissante à imposer le respect de la législation. La version officielle du texte de la loi fédérale sur la radio et la télévision (LRTV) est exclusivement électronique, mais la correspondance avec l’AIEP doit en principe se faire par poste … Une des exigences de l’AIEP: que la personne ayant découvert des vices dans l’information de la RTS fasse confirmer son avis d’expert par au moins 20 personnes – cela revient à vouloir confirmer le diagnostic d’un médecin par 20 collègues ou péquins – l’AIEP ne prend pas d’initiatives pour vérifier par elle-même, que le lanceur d’alerte soit ou non en mesure de faire cette collecte.

On pourrait penser qu’il y a un intérêt public à ce que l’information scientifique et technique, sur un groupe de thèmes dont dépend le sort de la Nation, soit de bonne qualité et complète; voir le texte de décision de l’AIEP: un raisonnement juridique très alambiqué est invoqué pour vider le thème de la plainte de ses caractéristiques d’intérêt public …

Mon hypothèse: que le dérapage fédéral ou cantonal à propos de stratégie énergétique soit ou non involontaire, la constance de la désinformation sur ce sujet laisse penser que d’une façon ou d’une autre, il y a conspiration durable pour empêcher la dure réalité physique de faire surface … Les dérapages de la RTSR ont continué et continuent sans complexes; on attend toujours les émissions qui « remettront l’église au milieu du village ».

Le résultat concret est de permettre la continuation du gaspillage de nos capitaux, dans des investissements aux objectifs chimériques. Dans le cas de l’énergie en Suisse, la responsabilité incombe bien à la Confédération, qui a mis en place une stratégie énergétique viciée, mais les défauts de l’information ont pour effet de faire perdurer ces vices. En fin de compte, par ces procédés on sape notre futur approvisionnement énergétique, donc on sape directement l’indépendance future du pays.

Bibliographie

Loi sur la Radio et la Télévision LRTV (RS 784.40, du 24 mars 2006) , accès officiel

   https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20001794/index.html

– 2016.01-29 à 06-15 RTS Courriels.pdf

– 2016.03-24 Médiation décision.pdf

– 2016.04-05 AIEP Courriels.pdf

– 2016.05-20 AIEP lettres recommandées.pdf

– 2016.05-17 AIEP décision.pdf

  Une adhésion forcée à l’UE ?  

Annexe, citations de la LRTV: 

« Art. 4 Exigences minimales quant au contenu des programmes

2 Les émissions rédactionnelles ayant un contenu informatif doivent présenter les événements de manière fidèle et permettre au public de se faire sa propre opinion. Les vues personnelles et les commentaires doivent être identifiables comme tels.

  Art. 24 Mandat

1 La SSR remplit le mandat constitutionnel dans le domaine de la radio et de la télévision (mandat).

4 La SSR contribue:

a. à la libre formation de l’opinion en présentant une information complète, diversifiée et fidèle, en particulier sur les réalités politiques, économiques et sociales;

b. au développement de la culture et au renforcement des valeurs culturelles du pays ainsi qu’à la promotion de la création culturelle suisse, en tenant particulièrement compte de la production littéraire, musicale et cinématographique suisse, notamment en diffusant des émissions de producteurs suisses et des émissions produites par elle;

c. à la formation du public, notamment grâce à la diffusion régulière d’émissions éducatives; … »

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 21 juillet 2016

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L’Etat de Vaud s’enferre avec ses projets d’éoliennes

De : Famille Bovay-Rohr   Date : 4 juillet 2016 15:28:06 HAEC

À : du DTE Cheffe <jacqueline.dequattro@vd.ch>, cornelis.neet@vd.ch, conseil@vallorbe.ch, municipalite@vallorbe.ch

Cc : philippe.messeiller@lematin.ch, Jean-Marc Blanc <jean-marc.blanc@jmbc.ch>, Dr Christophe De Reyff <c.dereyff@bluewin.ch>, « Prof.JACQUOT Pierre » <pierre.jacquot@epfl.ch>, « Prof. REINHART Franz-Karl » <fkreinhart@usti.net>, Clubenergie2051 <jf.dupont@bluewin.ch>, lecteurs@letemps.ch, courrierdeslecteurs@24heures.ch, « Rappaz, Bernard (RTS) » <Bernard.Rappaz@rts.ch>, alain.rebetez@rts.ch

Objet : L’opposition aux éoliennes est hélas scientifiquement fondée

Le présent message n’est pas confidentiel, …

Destinataires:

– Mme Jacqueline De Quattro, Conseillère d’Etat, pour l’Etat de Vaud

– M Cornelis Neet, responsable de la DGE

– M. Stéphane Costantini, Syndic de Vallorbe, pour la Municipalité

– Conseil communal de Vallorbe

Copies:

-Rédacteur en Chef adjoint responsable Le Matin

– Paysage-Libre Vaud

– Experts

– Journalistes et courriers des lecteurs

Madame la Conseillère d’Etat,   Monsieur le Syndic,

Par la présente, j’ai le regret de réagir à la conférence de Presse documentée dans l’article

   http://www.lematin.ch/suisse/vaud-grand-potentiel-eolien-suisse/story/19926720   

La persistance des projets énergétiques vaudois  actuels est plus qu’étonnante et préoccupante, les données scientifiques décourageantes ou alarmantes en cause ayant été communiquées à la Confédération et  à l’Etat de Vaud en primeur depuis longtemps – puis publiées.

1. La Stratégie énergétique de la Confédération a été mal préparée et court à un échec cuisant. Le remplacement d’aucune usine nucléaire n’est physiquement possible par des énergies renouvelables. Le potentiel éolien a été mal évalué et on a « oublié » de mentionner que le prélèvement de cette énergie à échelle industrielle participe et participera durablement au réchauffement climatique: c’est juste l’inverse des objectifs poursuivis !

2. Les travaux des scientifiques ayant publié dans le blog scientifique indépendant « Toutes les énergies » l’ont été par dévouement à la Communauté. Il ne s’agit en aucune manière d’opposition de principe, mais d’avertissements sans frais aux Autorités de l’énergie contre des stratégies qu’il faut bien qualifier d’ « entreprises téméraires ». Cela devrait éviter à l’Etat de Vaud, aux Communes et à nos investisseurs un formidable gaspillage financier.

3. L’influence sur le climat des parcs éoliens a généré des préjudices, qui tôt ou tard donneront lieu à des litiges et à des demandes d’indemnités; il est irresponsable pour la Confédération, les Cantons et les Communes de se lancer dans cette calamité aussi.

A votre disposition. Salutations respectueuses. …

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 4 juillet 2016

 Bibliographie (ne figurait pas dans le courriel)

Remplacer Mühleberg nucléaire ? Exclu !

Potentiel théorique éolien

Pas de neige à Noël: éoliennes coupables ?

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 4 juillet 2016

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La radioactivité de bas niveau est inoffensive

C’est une affaire d’une extraordinaire importance: on doit à la croyance au danger urbi et orbi de la radioactivité, la naissance et l’extension du mouvement anti-nucléaire. Comme la première grande application du nucléaire a été militaire, le secret dans ce domaine a amené une grande opacité: les mensonges ont pullulé, et pas que dans la Presse et les médias; voir Après les silences de l’Université, la désinformation. Or, en ce qui concerne le sujet de l’énergie, il se trouve que les usines nucléaires seront pour la Suisse (qu’on ne peut guère soupçonner de visées militaires) en pratique la seule bouée de sauvetage, lors d’une baisse importante des importations de carburants, de combustibles ou d’électricité. Il est urgent de liquider des croyances infondées, assez déraisonnables pour nous priver au plus mauvais moment de la seule bouée de sauvetage physiquement disponible …

Pour chiffrer les besoins, relire l’article Pénuries de 70% . La croyance qu’il suffit de décider dans cette matière, au niveau des Autorités, a aussi la vie dure – citation de Mme Mayencourt, le 3 juin 2016, dans le quotidien 24Heures: «L’abandon du nucléaire étant déjà acquis, il reviendra donc aux citoyens suisses de trancher la dernière question en suspens, celle de la date de fermeture de nos braves vieilles centrales.» Décisions d’abandon du nucléaire prises à la légère et dans la panique, qu’il va falloir rapporter, ce que des Autorités détestent par-dessus tout … mais la réalité physique n’aura pas pitié d’Elles, les projets et calculs de la Stratégie énergétique de la Confédération ne résistant pas aux premiers calculs d’un indépendant, physicien ou électricien. La censure au long cours exercée par la Presse sur la nature réelle du danger présenté par l’usage civil du nucléaire ne va pas aider à retourner l’opinion publique vers une attitude moins malsaine; démonstration, par les échanges de courriel ayant suivi l’article de 24Heures du 3 juin (qui furent fournis en copie à un grand nombre d’experts – mais suivant la politique de censure au long cours en vigueur, ne furent pas publiés):

L’éditeur, Colombier (VD), le 29 juin 2016

*   *   *

De : Famille Bovay-Rohr   Date : 6 juin 2016 16:48:00 HAEC

À : courrierdeslecteurs@24heures.ch

Objet : Croyances à propos d’énergie en Suisse

Lettre de lecteur (à ce jour, à ma connaissance n’est pas parue dans 24Heures)

Madame la Rédactrice, Cheffe de la rubrique Suisse,

La présente fait suite à votre article dans « Opinions, La Rédaction »  « Le nucléaire n’a pas d’autre alternative que la transparence« , 24Heures du 3 juin 2016. Soyons vraiment transparents, alors! La radioactivité de bas niveau, comme celle qu’on trouve autour de Fukushima en 2016, est largement inoffensive: une fraude scientifique datant des années 1940, par le prix Nobel Hermann Joseph Muller, avait propagé la terreur à ce sujet. Pourquoi 24Heures n’a-t-il jamais rien dit de la découverte en 2011 de cette fraude ? Or donc vous réclamez, comme l’organisation d’origine anglo-saxone dont c’est la spécialité, des informations techniques sur la centrale nucléaire Beznau I : on les trouve sur internet ! 

Quant aux « défauts d’acier » qui ont provoqué ces controverses – trop scientifiques pour faire débat – on peut simplement dire (avec le recul) que la chaudière de Beznau est beaucoup plus sûre que des millions de marmites à vapeur de ménage !

D’autre part, vous semblez croire aux idées vertes, malgré le désastre qu’elles ont provoqué sur la production d’électricité en Europe, surtout en Allemagne: c’est contraints et forcés que ses producteurs ont dû basculer sur un usage massif de la lignite et du charbon, sales et bon marché. Pour des raisons semblables, une sortie du nucléaire en Suisse aura inéluctablement pour effet d’obliger à importer de quoi le remplacer (les énergies renouvelables n’y faisant pas plus le poids qu’en Europe). La transparence devrait donc aussi être instaurée sur les tares des énergies vertes …

Que dites-vous de cette dépendance à l’UE programmée, ainsi que de la ruine programmée de nos barrages ? L’abandon du nucléaire fait partie d’une politique énergétique décidée à la légère: c’est, selon le Pr. Silvio Borner, l’erreur du siècle …

A votre disposition. Meilleures salutations.

André Bovay-Rohr

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Sources de documentation sûres:

– site axpo.com

– blog « Toutes les énergies »

*   *   *

De : Yadigaroglu George <yadi@ethz.ch>

À :  Famille Bovay-Rohr , courrierdeslecteurs@24heures.ch

Cc :  Prof.Silvio Borner <silvio.borner@unibas.ch>, judith.mayencourt@24heures.ch

Objet : RE: Croyances à propos d’énergie en Suisse

Le 7 juin 2016 à 00:23, Yadigaroglu George a écrit :

Je regrette de devoir vous dire que la « doctrine » officielle concernant les faibles doses ne parait pas être une « fraude » de HJ Muller, (que je ne connaissais pas mais je viens d’apprendre qu’il a fait des études sur les effets des radiations sur le vivant). La doctrine est plutôt le résultat d’un consensus (ICRP – Int Committee on Radiological Protection, et autres instances de radioprotection) basé sur des études classiques des effets des radiations (victimes de Hiroshima et Nagasaki, et autres cas de personnes irradiées). Ce sont des cas de « fortes » « faibles doses » qui produisent des effets statistiquement et leurs résultats sont extrapolés vers zéro pour obtenir la probabilité des effets de faibles doses; CE procédé (la validité de l’hypothèse linéaire ’cause-effets’) est contesté et discutable; il est accepté en radioprotection comme une base prudente. Je ne vois pas ce qui aurait pu être découvert en 2011.

Amitiés à tous

Prof. honoraire George Yadigaroglu, ETH Zurich, c/o Computational Science

CLT  D-13, CH-8092, Zurich, Switzerland

Tel:  +41 44 632 7159    yadi@ethz.ch         www.ascomp.ch

Washington, DC and Zurich Short Courses http://dc2phase.org/

 http://www.lke.mavt.ethz.ch/shortcourse/ 

*   *   *

De : Famille Bovay-Rohr   Date : 9 juin 2016 12:12:36 HAEC

À : Yadigaroglu George <yadi@ethz.ch>, courrierdeslecteurs@24heures.ch

Cc : judith.mayencourt@24heures.ch, Vice-Président VPAA philippe.gillet@epfl.ch, « Prof.Silvio Borner » <silvio.borner@unibas.ch>

Objet : La radioactivité de bas niveau est inoffensive

Lettre de lecteur (à ce jour, à ma connaissance n’est pas parue dans 24Heures)

Monsieur le Professeur,

Madame la Rédactrice, Cheffe de la rubrique Suisse,

Le modèle officiel actuel de calcul de probabilités des effets de la radioactivité est FAUX: c’est la découverte de 1946 (!), publiée en septembre 2011, de l’historien et toxicologue américain Edward Calabrese, dans les échanges de correspondance fin 1946 du prix Nobel américain Muller avec le Pr. Stern; le modèle sans seuil en question était une « base prudente », aussi longtemps qu’on n’avait pas démontré la validité du modèle de calcul tenant compte de seuils – qui fut le modèle vérifié dans le laboratoire du Pr. Stern, par le chercheur Ernst Caspari en 1946 .

Le prix Nobel Hermann Joseph Muller était au courant et a continué à propager le modèle faux (!) universellement adopté depuis: c’est en quoi consiste la fraude scientifique (suppression de données et de documents).

Il faut se défaire du modèle faux – pour le moment, la quasi-absence de publications et de débats sur cette affaire ancienne l’a empêché …

Non seulement la radioactivité de bas niveau n’est objectivement pas dangereuse, mais les abus de pouvoir des experts à ce propos ont par exemple entraîné une évacuation de 160’000 personnes à Fukushima (et en entraîneraient vraisemblablement une en Suisse aussi en cas d’accident semblable); c’est dire si les publications et les débats sur un sujet scientifique aussi fourvoyé sont très importants.

Comme j’ai suivi en son temps une formation en protection civile ABC, j’ai une bonne idée de la manière de résister à des bombardements atomiques, ainsi qu’à un  accident éventuel d’une centrale nucléaire en Suisse; en pareil cas , en tenant compte des nouvelles données à propos de radioactivité donc, une évacuation générale serait inutile, à éviter, dans un pays aussi bien équipé en bâtiments en dur et en abris anti-atomiques.

A votre disposition. Salutations respectueuses.

André Bovay-Rohr

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Documentation

M’est parvenue des USA, une publication du Pr. Paracelse:

   http://junkscience.com/2011/09/shocker-nobel-prize-winner-lied-about-radiation-danger-data-suppression-abetted-rise-of-linear-no-threshold-model/   

que j’ai cité le 25 juin 2012 dans

   Radioactivité, une fraude scientifique en a exagéré les risques   

qui valide la table du spécialiste français Ing. Bertrand Barré, publiée janvier 2014, qu’on trouve dans:   http://energie.lexpansion.com/energie-nucleaire/radioactivite-l-effet-pervers-de-normes-trop-strictes_a-32-7966.html

que j’ai cité le 2 avril 2014, entre autres dans

   L’opposition au nucléaire est devenue infondée  

*   *   *

L’éditeur, Colombier (VD), le 29 juin 2016

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Potentiel théorique éolien

On trouve ci-dessous en liens les manuscrits publiés le 16 juin 2016 par deux physiciens, MM. Pierre Jacquot, Belmont et Franz-Karl Reinhart, Lausanne, Professeurs honoraires de l’EPFL, à propos de la valeur maximale du potentiel d’énergie éolienne de Suisse.

Annonce à la Presse:   2016.06-16 Potentiel Eolien-LettreAccompagnement_fr

Rapport scientifique et chronologie:  2016.06-16 Potentiel Eolien-Blog_fr

Rapport scientifique traduit: 2016.06-16 Windenergiepotential-Media_de

Les auteurs ont fourni copie de ces documents par courriel à Suisse-Eole et à Meteotest, en même temps qu’à la Presse.

*  *  *

L’histoire est effarante: la Confédération s’est fondée, pour sa stratégie énergétique SE2050, selon les deux physiciens, sur un potentiel éolien plus de 10’000 fois trop élevé …  

Les résultats obtenus par les auteurs (363 TWh par an) sont cohérents avec ceux publiés le 12 mai dans l’article  Pas de neige à Noël: éoliennes coupables ?  au paragraphe « Eole en Suisse ».

Comme les potentiels calculés diffèrent, cela mérite explication; le potentiel éolien publié dans l’article (43 TWh±20%) a pour objectif de situer la quantité accessible du potentiel éolien et non le potentiel présent au-dessus: une hauteur exploitable par les éoliennes industrielles géantes de 200 m (au lieu de 300 m) et un vent de 10 m/s environ 1’600 heures (±20%) par an (au lieu de 8760 heures par an); il a été ainsi tenu compte de la technologie éprouvée dans le terrain – à disposition en Suisse. Mais le résultat de 43 TWh est tout de même très généreux: il suppose qu’on va trouver sur tout le territoire, pour des éoliennes industrielles géantes, des conditions analogues à celles, très favorables, du Mont-Crosin. Cela signifie que le potentiel éolien publié par Suisse-Eole de 4’800’000 TWh par an est selon moi de plus de 100’000 fois trop élevé … Or cette valeur a été utilisée comme argument par Suisse-Eole, pour minimiser l’impact écologique du prélèvement industriel de cette énergie renouvelable dans la Nature.

La conclusion des deux travaux est cependant la même: on est face au mieux à une légèreté, au pire à une fraude scientifique, dans la préparation de la stratégie énergétique de la Confédération …

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 22 juin 2016, rév. le 24.6.2016

Commentaire

Dans le blog de Mme Amstein, Directrice de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (8.6.2016) à propos de transition énergétique, dans les commentaires de M. De Reyff,  un rapport du 29 septembre 2012 « Meteonorm » est cité; on le trouvera sous le titre   « Energiestrategie 2050: Umweltanalyse und Bewertung von Technologien zur Stromerzeugung »   sur le site   http://www.bafu.admin.ch/energie/15461/index.html?lang=fr.  C’est bien le même rapport que celui analysé par MM. Pr. Jacquot et Pr. Reinhart.

Dans ce rapport, on ne comprend pas comment l’auteur Meteotest peut proposer un potentiel éolien théorique pour la Suisse de 4’800’000 TWh/an (ordre de grandeur farfelu); on ne comprend pas mieux qu’un potentiel éolien soit techniquement réalisable de 51,8 TWh/an (avec des éoliennes de 200 m) ou de 58.5 TWh/an (avec des éoliennes de 300m). En effet, les procédés de calcul ne sont pas fournis: dans cette situation, on ne peut pas faire confiance non plus aux chiffres fournis en tableaux de résultats.

De plus, il n’est dans ce rapport nulle part question d’un effet de réchauffement climatique, qui serait dû aux prélèvements d’énergie éolienne … pour des spécialistes des éoliennes, c’est vraiment léger !

*   *   *

PS: Je ne recommande pas le blog de Mme Amstein:

– Dans l’article susmentionné, on ne s’intéresse qu’au bas prix de l’électricité et à la sécurité d’approvisionnement; or cette sécurité d’approvisionnement est à terme compromise (la transition énergétique étant promise à un cuisant échec, physiquement parlant; elle va augmenter massivement notre dépendance à l’étranger).

– Dire que « cette forme d’énergie convainc peu à peu » signifie que l’auteure n’a pas lu le présent blog, n’a pas connaissance des vices cachés de la stratégie énergétique de la Confédération. 

– Prétendre que les prix de dumping du courant électrique européen sont dûs à l’ouverture du marché revient à ignorer pourquoi il y a surproduction structurelle – conséquence des investissements colossaux financés par subventions, entre autres en éoliennes. En substance, l’auteure nous engage sur la même impasse que l’Allemagne. 

– Les commentaires ont été fermés, ce qui est une dérobade à la discussion des problèmes. 

André Bovay-Rohr, Colombier (VD), le 28 juin 2016

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Après les silences de l’Université, la désinformation

On observe depuis des années un silence assourdissant du monde académique, que ce soient des Universités ou des EPF ou encore des grandes organisations comme les Académies (pour ce qui concerne la stratégie énergétique de la Confédération ou la stratégie énergétique des cantons suisses) . Ce n’est donc pas seulement l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et son département le DETEC, qui ont laissé passer des erreurs monumentales de conception, des erreurs techniques, des erreurs de calculs et provoqué ainsi une gigantesque pagaille financière.

Rompant ce silence de manière très négative, une publication toute fraîche de l’Université de Genève entame une évolution vers une désolante désinformation: on ne peut pas bêcher une technologie, avec laquelle notre Société n’a pas plus que quelques décennies de recul, avec une publication universitaire, contenant nonobstant autant d’offenses à la vérité ; cela méritait une démarche citoyenne, pour tenter de remettre les pendules à l’heure !

D’autres que moi ont été scandalisés par cette publication; un expert ingénieur en physique nucléaire, Dr. EPFL Jean-François Dupont, en fait l’analyse approfondie dans:

   Dossier nucléaire de Campus / UNIGE : un fiasco peut en cacher un autre.

Mais cette magistrale analyse n’a pas évoqué ce qui a provoqué une trouille profondément enracinée dans les esprits des opposants à l’énergie nucléaire à l’UNI-GE (entre autres), au point d’en faire un dogme: on doit s’en débarrasser coûte que coûte, car c’est affreusement dangereux! Il ne faut donc pas omettre dans l’inventaire des légèretés du dossier de Campus No 125 les suites en 2016 de la fraude scientifique de 1946 concernant la radioactivité (inoffensive à basse intensité et dont il n’est dit mot). C’est bien un de ces silences que je reproche à l’Université !

Correspondance

De : Famille Bovay-Rohr Date : 16 juin 2016 12:09:59 HAEC

À : Elisabeth.Muster@unige.ch, Antoine.Geissbuhler@hcuge.ch, didier.picard@unige.ch

Cc : Wildi Walter <Walter.Wildi@unige.ch>, communication@unige.ch

Objet : Radioactivité: en biologie ou médecine, que dit l’Université ?

Le présent message n’est pas confidentiel

Destinataires: 

– Recteur de l’Université de Genève

– Département d’imagerie et des sciences de l’information médicale, Direction

HUG, 4 rue Gabrielle-Perret-Gentil, CH-1211 Genève 14

– Faculté des Sciences de l’Université de Genève, Section de biologie, Présidence,

Sciences III, Quai Ernest-Ansermet 30, CH-1211 Genève 4

Monsieur le Recteur, Monsieur le Président, Monsieur le Directeur,

La présente fait suite à la publication de la revue Campus No 125 de juin 2016, à la page 20, à propos de technologie nucléaire:    Le nucléaire, chronique d’un fiasco technologique 

 Or en filigrane, on trouve la notion de grand danger de la radioactivité, serinée sans nuances au grand public pour des raisons idéologiques ou politiques; le modèle de calcul de probabilités des effets en biologie ou médecine doit donc à mon avis être revisité, car il est douteux. C’est pourquoi je m’adresse aux experts de  l’Université de Genève, familiers journellement de la radioactivité, pour liquider ce vieux problème.

1) Le dit modèle de calcul de probabilités a fait l’objet d’une fraude scientifique en biologie ou médecine, documentée dans la publication aux USA du Pr. Calabrese de septembre 2011 (!):    http://www.eurekalert.org/pub_releases/2011-09/uoma-urp092011.php      qui n’a semble-t-il pas fait jeter aux orties en 2016 le modèle sans seuils actuellement en vigueur … 

2) Comme l’auteur de Campus et le Pr. honoraire W. Wildi n’ont pas remarqué l’impossibilité physique de remplacer avec des sources suisses l’énergie électrique dispensée environ 8’000 heures par an par les centrales nucléaires, l’innocuité de la radioactivité ambiante, de l’ordre de 100 à 200 mSv/an, est à faire connaître publiquement. La poursuite forcée tôt ou tard du nucléaire est une affaire d’importance nationale: il faut dégonfler les passions autour de ce sujet.

 Salutations respectueuses.  …

Bibliographie (ne figurait pas dans le courriel)

– La technologie est en plein développement, chez des gens qui n’ont pas (par ignorance ou pour favoriser une énergie concurrente) d’a priori face à la radioactivité … Le cadre a été réfléchi et formalisé en 2006, voir   Forum international génération IV qui a impliqué des centaines de chercheurs. En France: Systèmes nucléaires de 4ème génération

– Les Suisses pourraient de leur côté développer ou faire développer des réacteurs destinés à exploiter leurs combustibles nucléaires usagés; comme technologie candidate, on trouve les réacteurs à onde de combustion nucléaire, capables d’exploiter 50% de l’énergie potentiellement présente (au lieu de 5% actuellement): ce serait mieux que d’enterrer ces substances précieuses et de trembler pour leur durable intense radioactivité … Voir Gaspiller ou exploiter les déchets nucléaires ?

– Quant à l’impossibilité physique, évoquée dans le courriel, voir Remplacer Mühleberg nucléaire? Exclu!

L’éditeur, Colombier (VD), le 17 juin 2016, rév. 24.6.2016

Suite de la correspondance

Le 21 juin 2016 à 08:51, Walter Wildi a écrit :

De : Walter Wildi <Walter.Wildi@unige.ch> Date : 21 juin 2016 08:51:51 HAEC

À : Famille Bovay-Rohr , Elisabeth Muster <Elisabeth.Muster@unige.ch>, « Antoine.Geissbuhler@hcuge.ch » <Antoine.Geissbuhler@hcuge.ch>,                           « Didier Picard »  <Didier.Picard@unige.ch>

Cc : communication <communication@unige.ch>

Objet : RE: Radioactivité: en biologie ou médecine, que dit l’Université ?

Cher Monsieur Bovay,

J’ai bien lu votre message et peux vous répondre comme suit:

– Peut-on, comme le fait l’ICRP, extrapoler des fortes radioactivités/courtes durées des bombes sur Hiroshima et Nagasaki sur les faibles radioactivités/longue durée de notre vie quotidienne?

– Pour rompre ou endommager une chaîne ADN, faut-il une radiation instantanée d’une certaine intensité « seuil »? Oubien: Y a-t-il  cumulation des effets dans ce tissu organique jusqu’à rupture? Quelle sont les conditions de l’auto-réparation?

– Comment interpréter les données épidémiologiques relevées aux alentours des centrales nucléaires? Lien avec le rayonnement direct ou les retombées? Ou: conséquence de la migration des populations, dont les ouvriers des centrales depuis des régions à plus forte radioactivité ambiante?

Concernant la nécessité des centrales nucléaires, nous avons choisi dans notre famille une solution simple: les panneaux photovoltaiques installés sur le toit de notre modeste villa au Grand-Saconnex produisent plus d’électricité que notre consommation. Et comme j’ai enseigné pendant des années les avantages et les limites des barrages hydroélectriques (y compris le pompage-turbinage), je me sens tout à fait à l’aise avec la thèse que les vieilles centrales nucléaires vétustes (je les connais bien) n’ont plus leur place dans notre paysage!

Meilleures salutations

Walter Wildi

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De : Famille Bovay-Rohr    Date : 21 juin 2016 14:34:44 HAEC

À : Walter Wildi <Walter.Wildi@unige.ch>

Cc : Elisabeth Muster <Elisabeth.Muster@unige.ch>, « Antoine.Geissbuhler@hcuge.ch » <Antoine.Geissbuhler@hcuge.ch>, Didier Picard <Didier.Picard@unige.ch>, communication <communication@unige.ch>

Objet : Illusoires énergies renouvelables

Le présent message n’est pas confidentiel 

Monsieur le Professeur,

Le blog dont il est question plus loin s’appelle « Toutes les énergies », sur le site www.entrelemanetjura.ch ; quand un message n’est pas confidentiel, il y sera tôt ou tard publié. Vos commentaires sont les bienvenus.

En ce qui concerne vos questions:

1. L’ICRP a  ignoré (volontairement?) les travaux de 1946 (!) du Pr. Curt Stern et de ses assistants. Comme pour un petit coup de soleil, on ne peut pas extrapoler les effets d’une brûlure du 3ème degré … L’exagération actuelle ne sera évidemment pas un prétexte pour tomber dans quelque légèreté, mais on devrait avoir le courage scientifique de bousculer des dogmes douteux, même de l’ICRP.

2. Il y a plusieurs types de radiations, mais il n’y a pas cumul des effets biologiques avec le temps dans le cas des basses intensités: il y a normalement réparations d’un ADN; c’est l’existence de seuils qui permet de le dire. Si la source de radiations est proche, les seuils peuvent être franchis rapidement … En cas d’accident nucléaire, la pluie se chargera de nettoyer l’air et le sol à terme; la présence de radionucléides à respirer ou dans la nourriture est naturellement à prohiber: un accident est donc toujours très fâcheux … va obliger à des contrôles fastidieux. Voir la table de M. Bertrand Barré (lien fourni dans le blog). 

3. Les données épidémiologiques sont très délicates à interpréter, car il n’y a pas de centrales nucléaires en ville … On ne sait pas ce qui est le pire: les radiations ou plus probablement le diesel et les pesticides. 

4. L’alimentation électrique à l’échelle nationale ou continentale n’a pas grand-chose à voir avec celle d’une maison privée; je connais à Heimiswil une maison dotée depuis plus de 12 ans d’un toit couvert de panneaux PV: cette famille a rendu du courant aux BKW, mais heureusement pour elle, le réseau (alimenté entre autres par la centrale nucléaire de Mühleberg, avec 1’000’000 de personnes autour) a rendu la fourniture bien régulière !     A Genève et en Pays de Vaud, on a la mauvaise habitude de produire moins de 25% du courant sur place – éoliennes (nocives pour le climat) et panneaux PV (toxiques) seront sur ce plan-là des « poids plumes ». Voir les articles du blog concernant Mühleberg ou Hongrin-Léman. Il n’y a aucun doute que l’indépendance électrique de la Suisse va diminuer de manière critique lors du non-remplacement de ses centrales nucléaires. Je ressens un grand malaise à cette perspective; comme mes concitoyens, je n’aime pas l’idée d’être forcé à adhérer à l’UE suite à une incompétence de cette sorte; c’est documenté en détail dans le blog depuis des années et jusqu’ici, personne ne m’a contredit avec science.  

Salutations respectueuses.

André Bovay-Rohr, …

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PS               Ma formation a été celle d’un prof. de sciences de l’école secondaire vaudoise, mon métier informaticien système; à la retraite depuis 22 ans, je me suis cultivé en physique surtout. Sur le toit de ma maison, on trouve 20 m2 de panneaux thermiques depuis 2005, installation qui, comme mes calculs l’avaient prédit, est rentable sans subventions.

L’éditeur, Colombier (VD), le 24 juin 2016

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