La radioactivité de bas niveau est inoffensive

C’est une affaire d’une extraordinaire importance: on doit à la croyance au danger urbi et orbi de la radioactivité, la naissance et l’extension du mouvement anti-nucléaire. Comme la première grande application du nucléaire a été militaire, le secret dans ce domaine a amené une grande opacité: les mensonges ont pullulé, et pas que dans la Presse et les médias; voir Après les silences de l’Université, la désinformation. Or, en ce qui concerne le sujet de l’énergie, il se trouve que les usines nucléaires seront pour la Suisse (qu’on ne peut guère soupçonner de visées militaires) en pratique la seule bouée de sauvetage, lors d’une baisse importante des importations de carburants, de combustibles ou d’électricité. Il est urgent de liquider des croyances infondées, assez déraisonnables pour nous priver au plus mauvais moment de la seule bouée de sauvetage physiquement disponible …

Pour chiffrer les besoins, relire l’article Pénuries de 70% . La croyance qu’il suffit de décider dans cette matière, au niveau des Autorités, a aussi la vie dure – citation de Mme Mayencourt, le 3 juin 2016, dans le quotidien 24Heures: «L’abandon du nucléaire étant déjà acquis, il reviendra donc aux citoyens suisses de trancher la dernière question en suspens, celle de la date de fermeture de nos braves vieilles centrales.» Décisions d’abandon du nucléaire prises à la légère et dans la panique, qu’il va falloir rapporter, ce que des Autorités détestent par-dessus tout … mais la réalité physique n’aura pas pitié d’Elles, les projets et calculs de la Stratégie énergétique de la Confédération ne résistant pas aux premiers calculs d’un indépendant, physicien ou électricien. La censure au long cours exercée par la Presse sur la nature réelle du danger présenté par l’usage civil du nucléaire ne va pas aider à retourner l’opinion publique vers une attitude moins malsaine; démonstration, par les échanges de courriel ayant suivi l’article de 24Heures du 3 juin (qui furent fournis en copie à un grand nombre d’experts – mais suivant la politique de censure au long cours en vigueur, ne furent pas publiés):

L’éditeur, Colombier (VD), le 29 juin 2016

*   *   *

De : Famille Bovay-Rohr   Date : 6 juin 2016 16:48:00 HAEC

À : courrierdeslecteurs@24heures.ch

Objet : Croyances à propos d’énergie en Suisse

Lettre de lecteur (à ce jour, à ma connaissance n’est pas parue dans 24Heures)

Madame la Rédactrice, Cheffe de la rubrique Suisse,

La présente fait suite à votre article dans « Opinions, La Rédaction »  « Le nucléaire n’a pas d’autre alternative que la transparence« , 24Heures du 3 juin 2016. Soyons vraiment transparents, alors! La radioactivité de bas niveau, comme celle qu’on trouve autour de Fukushima en 2016, est largement inoffensive: une fraude scientifique datant des années 1940, par le prix Nobel Hermann Joseph Muller, avait propagé la terreur à ce sujet. Pourquoi 24Heures n’a-t-il jamais rien dit de la découverte en 2011 de cette fraude ? Or donc vous réclamez, comme l’organisation d’origine anglo-saxone dont c’est la spécialité, des informations techniques sur la centrale nucléaire Beznau I : on les trouve sur internet ! 

Quant aux « défauts d’acier » qui ont provoqué ces controverses – trop scientifiques pour faire débat – on peut simplement dire (avec le recul) que la chaudière de Beznau est beaucoup plus sûre que des millions de marmites à vapeur de ménage !

D’autre part, vous semblez croire aux idées vertes, malgré le désastre qu’elles ont provoqué sur la production d’électricité en Europe, surtout en Allemagne: c’est contraints et forcés que ses producteurs ont dû basculer sur un usage massif de la lignite et du charbon, sales et bon marché. Pour des raisons semblables, une sortie du nucléaire en Suisse aura inéluctablement pour effet d’obliger à importer de quoi le remplacer (les énergies renouvelables n’y faisant pas plus le poids qu’en Europe). La transparence devrait donc aussi être instaurée sur les tares des énergies vertes …

Que dites-vous de cette dépendance à l’UE programmée, ainsi que de la ruine programmée de nos barrages ? L’abandon du nucléaire fait partie d’une politique énergétique décidée à la légère: c’est, selon le Pr. Silvio Borner, l’erreur du siècle …

A votre disposition. Meilleures salutations.

André Bovay-Rohr

==================

Sources de documentation sûres:

– site axpo.com

– blog « Toutes les énergies »

*   *   *

De : Yadigaroglu George <yadi@ethz.ch>

À :  Famille Bovay-Rohr , courrierdeslecteurs@24heures.ch

Cc :  Prof.Silvio Borner <silvio.borner@unibas.ch>, judith.mayencourt@24heures.ch

Objet : RE: Croyances à propos d’énergie en Suisse

Le 7 juin 2016 à 00:23, Yadigaroglu George a écrit :

Je regrette de devoir vous dire que la « doctrine » officielle concernant les faibles doses ne parait pas être une « fraude » de HJ Muller, (que je ne connaissais pas mais je viens d’apprendre qu’il a fait des études sur les effets des radiations sur le vivant). La doctrine est plutôt le résultat d’un consensus (ICRP – Int Committee on Radiological Protection, et autres instances de radioprotection) basé sur des études classiques des effets des radiations (victimes de Hiroshima et Nagasaki, et autres cas de personnes irradiées). Ce sont des cas de « fortes » « faibles doses » qui produisent des effets statistiquement et leurs résultats sont extrapolés vers zéro pour obtenir la probabilité des effets de faibles doses; CE procédé (la validité de l’hypothèse linéaire ’cause-effets’) est contesté et discutable; il est accepté en radioprotection comme une base prudente. Je ne vois pas ce qui aurait pu être découvert en 2011.

Amitiés à tous

Prof. honoraire George Yadigaroglu, ETH Zurich, c/o Computational Science

CLT  D-13, CH-8092, Zurich, Switzerland

Tel:  +41 44 632 7159    yadi@ethz.ch         www.ascomp.ch

Washington, DC and Zurich Short Courses http://dc2phase.org/

 http://www.lke.mavt.ethz.ch/shortcourse/ 

*   *   *

De : Famille Bovay-Rohr   Date : 9 juin 2016 12:12:36 HAEC

À : Yadigaroglu George <yadi@ethz.ch>, courrierdeslecteurs@24heures.ch

Cc : judith.mayencourt@24heures.ch, Vice-Président VPAA philippe.gillet@epfl.ch, « Prof.Silvio Borner » <silvio.borner@unibas.ch>

Objet : La radioactivité de bas niveau est inoffensive

Lettre de lecteur (à ce jour, à ma connaissance n’est pas parue dans 24Heures)

Monsieur le Professeur,

Madame la Rédactrice, Cheffe de la rubrique Suisse,

Le modèle officiel actuel de calcul de probabilités des effets de la radioactivité est FAUX: c’est la découverte de 1946 (!), publiée en septembre 2011, de l’historien et toxicologue américain Edward Calabrese, dans les échanges de correspondance fin 1946 du prix Nobel américain Muller avec le Pr. Stern; le modèle sans seuil en question était une « base prudente », aussi longtemps qu’on n’avait pas démontré la validité du modèle de calcul tenant compte de seuils – qui fut le modèle vérifié dans le laboratoire du Pr. Stern, par le chercheur Ernst Caspari en 1946 .

Le prix Nobel Hermann Joseph Muller était au courant et a continué à propager le modèle faux (!) universellement adopté depuis: c’est en quoi consiste la fraude scientifique (suppression de données et de documents).

Il faut se défaire du modèle faux – pour le moment, la quasi-absence de publications et de débats sur cette affaire ancienne l’a empêché …

Non seulement la radioactivité de bas niveau n’est objectivement pas dangereuse, mais les abus de pouvoir des experts à ce propos ont par exemple entraîné une évacuation de 160’000 personnes à Fukushima (et en entraîneraient vraisemblablement une en Suisse aussi en cas d’accident semblable); c’est dire si les publications et les débats sur un sujet scientifique aussi fourvoyé sont très importants.

Comme j’ai suivi en son temps une formation en protection civile ABC, j’ai une bonne idée de la manière de résister à des bombardements atomiques, ainsi qu’à un  accident éventuel d’une centrale nucléaire en Suisse; en pareil cas , en tenant compte des nouvelles données à propos de radioactivité donc, une évacuation générale serait inutile, à éviter, dans un pays aussi bien équipé en bâtiments en dur et en abris anti-atomiques.

A votre disposition. Salutations respectueuses.

André Bovay-Rohr

==================

Documentation

M’est parvenue des USA, une publication du Pr. Paracelse:

   http://junkscience.com/2011/09/shocker-nobel-prize-winner-lied-about-radiation-danger-data-suppression-abetted-rise-of-linear-no-threshold-model/   

que j’ai cité le 25 juin 2012 dans

   Radioactivité, une fraude scientifique en a exagéré les risques   

qui valide la table du spécialiste français Ing. Bertrand Barré, publiée janvier 2014, qu’on trouve dans:   http://energie.lexpansion.com/energie-nucleaire/radioactivite-l-effet-pervers-de-normes-trop-strictes_a-32-7966.html

que j’ai cité le 2 avril 2014, entre autres dans

   L’opposition au nucléaire est devenue infondée  

*   *   *

L’éditeur, Colombier (VD), le 29 juin 2016

Ce contenu a été publié dans Nucléaire civil, politique, Science, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

2 réponses à La radioactivité de bas niveau est inoffensive

  1. Ping : Energie: une stratégie fédérale scientifiquement obsolète | Toutes les énergies

  2. Ping : Nucléaire / Mille sottises !  | Toutes les énergies

Les commentaires sont fermés.