Electricité suisse et vaudoise: un avenir de pénuries et de rationnements

Lettre de lecteur, publiée dans 24 Heures du Vendredi 20 avril 2018, sous le titre modifié de « Energie éolienne, Un avenir de pénuries et de rationnements ». Le texte ci-dessous comprend des renvois vers des articles existants du blog;  l’éditeur.

De petites unités de production ne feront pas l’affaire pour alimenter pendant les 8’760 heures de l’année nos ménages, nos communes et nos industries en électricité de qualité, en quantités suffisantes. Un parc photovoltaïque produit du courant pendant environ 960 heures/an à puissance correcte et une éolienne quand souffle un vent suffisant, à savoir environ 1’660 heures/an et ils ne sont pas complémentaires. Le reste du temps, il faut pouvoir compter sur un réseau stable et beaucoup plus puissant. Les simulations livrées par l’EPFL (avec son Energyscope) montrent qu’une consommation raisonnable va imposer de remplacer l’entier des centrales nucléaires par des importations, à supposer que nos barrages continuent à livrer leur courant fidèlement et parviennent à stabiliser un réseau ainsi malmené. Que les pays voisins ne puissent pas livrer ce courant, on dira alors aux petits Suisses: débrouillez-vous ! 

Donc l’avenir le plus probable que l’OFEN de M. Benoît Revaz nous prépare: baisse de qualité, pénuries et rationnement d’électricité – c’était déjà à portée de calculette d’ingénieur il y a bien des années

André Bovay-Rohr, Colombier-sur-Morges, 17 avril 2018

Bibliographie

§ Article de MM. Ansermoz (Rédacteur en Chef) et Le Bec, du lundi 16 avril 2018 (page 3), de titre « L’avenir est aux petites unités de production », entretien avec le Directeur de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). 

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